Logo

La destination plein air qui a changé ma vie : Hawaï

Hawaï. Ben oui, Hawaï.

6 avril 2022
Publicité

Oui, les plages. Oui, le côté paradisiaque. Oui et oui, le soleil et les poké bols. Vous dire qu’Hawaï est la destination plein air qui a changé ma vie, les chances sont que ça ne vous surprenne pas tant que ça. Je ne m’attends pas à gagner le grand prix de l’originalité pour ce choix audacieux. Mais…

Ce qui a changé ma vie, ce n’est pas réellement la destination en tant que telle. C’est tout ce qui l’entoure : mon premier voyage seul, en sac à dos, organisé deux jours avant, et mené de long en large à l’improviste. Cet article ne vantera donc pas la destination qu’est Hawaï (même si elle est très bien), mais plus ce que cette aventure m’a apporté. Ou, pour citer l’aimant à frigo de la prof de yoga à qui je sous-loue mon appart présentement : « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage. »

Voici donc les différentes leçons que ce voyage m’a apprises, qui étaient toutes pour moi des cours d’introduction.

Géographie et (surtout) économie familiale

Traçons un portrait complet : automne 2017, dernière session d’université avant la fin, et la semaine de lecture arrive à grands pas. Tout le monde pense à retourner chez lui ou elle, voir ses ami.e.s, ses parents… Moi, par contre, je n’ai qu’une seule envie : partir. Aucune idée où. Aucune idée comment, et surtout : aucune envie de me casser la tête. Juste envie de voir du nouveau, et ne penser à rien.

Publicité

Je choisis ma destination en fonction des rabais pour « personnes seules de dernière minute », et entre un vol pour Calgary et un pour Honolulu, je fais rapidement mon choix. Je m’organise donc un voyage un peu tout croche, avec une absence totale de recherches et de plan : mon genre de trip. Je réserve la première nuit à l’auberge de jeunesse, et ma seule intention est de demander aux gens là-bas ce que je devrais faire. Au yable Google!

Maintenant, très court aparté pour répondre à la question : est-ce une bonne idée? La réponse courte est : non. La réponse moins courte serait : non, mais…

Publicité

Pas savoir ce qui nous attend, ça peut faire partie de l’aventure, et avoir un horaire assez libre, ça permet d’être flexible si on rencontre des gens, ou si on découvre une activité qu’on aimerait faire. Cela dit, j’ai quand même l’impression d’avoir raté certains incontournables. Mais bon, les excuses pour retourner à Hawaï, c’est pas ça qui manque.

Recherche et développement d’horaire

Quand on voyage seul.e, c’est parfois pour avoir la paix. Dans mon cas, c’était pour voir du nouveau monde. Rencontrer des gens, me transposer dans un état d’esprit où je veux discuter, apprendre, découvrir. Chaque journée était guidée par une conversation de la veille. Que ce soit pour un changement d’île, une activité ou un restaurant, je me déplaçais par bouche-à-oreille. Même si je pense avoir manqué les incontournables, je suis persuadé que j’ai vu énormément de secrets bien cachés, simplement parce que j’ai demandé aux bonnes personnes.

Publicité

Là où l’on commence à rentrer dans l’aspect « nouvelle vie », c’est que tout ça, c’était nouveau pour moi. L’organisation, oui, puisque je n’avais jamais organisé un voyage seul, mais surtout l’extraversion. Même si je me considère comme extraverti avec mes ami.e.s, être seul avec des étrangers, ça a toujours été pour moi une grande source de stress. Vous savez, quand vous êtes assis quelque part et que quelqu’un vient vous parler mais que ça ne vous tente pas vraiment? Eh bien j’avais peur d’être cette personne dérangeante là. Peur d’importuner, d’être une nuisance. Mais c’est ce voyage qui a tout changé.

Introduction aux relations géopolitiques interpersonnelles

Ce que je vais dire ne s’applique pas à tout le monde, mais le jour où j’ai réalisé ça, j’ai su que j’allais continuer de faire des voyages seul pendant longtemps.

Quand on part de l’idée que les gens sont ouverts à la discussion, on réalise qu’on a souvent raison. Là, je parle pour les personnes qui, comme moi, sont anxieuses à l’idée de parler à des gens tout bonnement assis au bar. Je ne dis pas que ça marche pour aborder quelqu’un qui nous plaît ni pour séduire. Ce que je veux dire, c’est qu’après avoir tenté ma chance à plusieurs reprises, j’ai remarqué que les gens étaient souvent très heureux que quelqu’un leur parle, ouvre une conversation, discute avec eux d’où ils viennent, de ce qu’ils font, même si le seul but de la conversation est de jaser.

Publicité
Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Hawaii (@gohawaii)

Cinq ans plus tard, je continue de voyager seul fréquemment pour rencontrer de nouvelles personnes, et mon organisation fonctionne avec un doux mélange de spontanéité et des deux ou trois premiers « top 20 des trucs à faire » qui sortent sur Google. Et même si j’adore voyager accompagné, j’aime encore entamer des conversations avec des gens là où je passe, pour en apprendre plus sur les endroits à visiter, les activités à ne pas rater, ou simplement pour trouver un bon café.

Merci, Hawaï!

Publicité
Commentaires
Vous voulez commenter?
Identifiez-vous! (c’est gratuit)
ou
Aucun commentaire pour le moment.
Soyez le premier à commenter!

À consulter aussi

Publicité
Publicité