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La culture en serre, votre nouvelle alliée écolo
URBANIA et GEN V s’unissent pour vous montrer que les serres québécoises sont vos alliées pour réduire votre empreinte carbone, vous proposant en prime des suggestions pour alléger votre facture d’épicerie.
Vous voilà à l’épicerie du coin, jeune ou moins jeune, indécis.e, emmitouflé.e dans votre écharpe hivernale. Votre main hésite au-dessus des tomates, étant donné la provenance étrangère affichée à côté du prix. Vous réfléchissez et hésitez, une fois de plus, entre ce paquet et celui d’à côté – que vous ramassez finalement pour le déposer dans votre panier. Aujourd’hui, vous choisissez des aliments produits localement et en serre, plutôt qu’à des dizaines de milliers de kilomètres et peut-être selon des normes sanitaires et des conditions de travail différentes.
Vous êtes loin d’être seul.e à vouloir faire ce type de choix. La culture en serre est en effet meilleure pour l’environnement que ce qui a été cultivé loin de chez nous!
« La culture en serre permet de bonifier encore plus l’offre de légumes conventionnels et de légumes biologiques québécois en épicerie, tout en participant activement à l’autonomie alimentaire du Québec », dit Valérie Terrault, directrice Ventes et marketing chez Cultures Gen V.
L’enjeu est posé : avoir des serres dans un pays comme le nôtre, c’est une question d’autonomie alimentaire et de transition énergétique.
Une politique qui pousse
Depuis la pandémie, tout a changé pour les producteurs en serre. Alors que le coronavirus nous mettait tous et toutes à l’arrêt ou en télétravail, les gouvernements du monde entier se sont aperçus que produire des aliments pour nourrir les habitants de leur pays, eh bien, c’était dans leur intérêt.
C’est une question d’indépendance, mais aussi d’écologie : faire pousser des légumes à côté de chez soi, c’est tout de même plus avantageux que de les importer du Mexique ou de la Californie.
Le hic, c’est qu’au Québec – pour ceux et celles qui demeurent sous une roche et qui auraient oublié de mettre le nez dehors –, l’hiver peut durer looooongtemps. Pour pallier le problème, le gouvernement actuel a mis en place, dès 2020, une politique dont l’objectif est de permettre aux serres de doubler leur production sur une période de cinq ans. Il n’est pas seulement question d’augmenter la production locale, mais également la consommation de fruits et légumes des Québécois.es.
D’ailleurs, l’Association québécoise de la distribution de fruits et légumes (AQDFL) offre son soutien au gouvernement du Québec pour tenter de faire passer de 35 % à 50 % d’ici 2025 le pourcentage de la population québécoise qui consomme cinq fruits et légumes par jour. « Parmi les saines habitudes de vie, une bonne alimentation est primordiale, et il faut se donner les moyens d’y arriver », explique Mario Lalancette, Dt. P., nutritionniste et directeur stratégie et communications de l’AQDFL.
Des solutions qui verdissent
André Mousseau, il en a vu, des serres. Le président des Producteurs en serre du Québec produit ses propres cactus, succulents et autres plantes avec sa conjointe Pierrette Martel depuis 47 ans! Et il a été témoin de l’évolution de la production en serre. « C’est comme tout, il faut laisser le temps aux producteurs de s’adapter. Aujourd’hui, les serres qui se chauffent grâce au pétrole sont somme toute minoritaires », constate-t-il.
En effet, plutôt que d ’utiliser du pétrole pour chauffer la serre en plein hiver, des exploitations basculent vers de la biomasse, une énergie verte. C’est le cas des serres Gen V, en Montérégie. Elles récupèrent des résidus de végétaux, du bois des scieries des alentours, en l’occurrence, qu’elles font brûler pour faire pousser autre chose, plutôt que de laisser ces matières résiduelles être enfouies sans être valorisées.
Toujours d’un point de vue énergétique, les cinq plus gros producteurs en serre de la province, qui cultivent 90 % des aliments du Québec produits en serre, sont majoritairement tributaires de l’électricité et ont largement mis de côté le pétrole et le gaz propane.
Dans une serre, tout peut être optimisé, du sol au plafond : l’eau peut être récupérée, l’éclairage peut être fourni par des ampoules LED ou HPS, moins énergivores, etc. Même l’enjeu de la pollution lumineuse est pris en compte, et certains revêtements de serres ne laissent désormais plus passer la lumière.
Mais surtout, la production en serre étant ultra-efficace, elle permet de réduire la surexploitation des sols. En gros, par rapport à une culture classique et sur une surface équivalente, on produit davantage en serre. Gen V, par exemple, produit 34 millions de laitues chaque année! Et au fil du temps, elle a diversifié sa production pour y ajouter tomates, poivrons, concombres anglais et mini-concombres, tous biologiques.
Des légumes les pieds dans l’eau
Un autre immense avantage de la culture en serre, c’est la possibilité de cultiver en hydroponie. Cela signifie que l’on peut produire des légumes hors sol, dans l’eau. Les racines sont plongées dans l’eau afin de se nourrir des nutriments ajoutés dans les bassins de culture. Ça peut paraître contre-intuitif, mais ce genre de culture consomme 90 % moins d’eau que l’agriculture conventionnelle, car l’eau est réutilisée en circuit fermé à chaque récolte.
Toujours dans la perspective de chercher à nourrir collectivement le plus de gens possible, la culture en serre permet de produire plus toute l’année, sur une même superficie de production que l’agriculture en champ, tout en diminuant l’impact des insectes, des maladies et des intempéries.
Au Québec et ailleurs dans le monde, une foule d’initiatives faisant appel à l’hydroponie et la culture en serre font partie de projets urbains visant à la fois à mieux isoler les bâtiments et à profiter de la chaleur dégagée par les habitations. De nombreuses études montrent qu’en plus d’être agréable sur le plan esthétique, l’exposition au vert est bénéfique pour la santé physique et psychologique.
Bref, la prochaine fois que vous voudrez acheter une laitue, n’oubliez pas d’avoir une petite pensée pour les laitues québécoises. Pour le prix, de nombreuses applications et autres sites internet peuvent vous permettre de dénicher des rabais intéressants.
Acheter local, des végétaux produits en serre ou pas, c’est un coup de pouce énorme que vous donnez aux producteurs, à vous, et à la planète.
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Pour en savoir plus sur la culture en serre ou l’hydroponie, obtenir des idées de recettes à faire chez toi ou même pour savoir si les poivrons ont un genre, direction le site de Gen V!