Justin Bieber, j’t’aimAIS. Full.

Quand j’ai appris que Justin venait au centre Bell, je me suis sentie comme à 14 ans quand ma mère m’a dit qu’elle m’avait acheté le 7 jours spécial 15 pages avec photos « Sonia Benezra rencontre les Backstreet boys ». Le cœur m’a serré pis j’ai eu comme des picotements soudains au niveau de mon organe génital.

OUI il est jeune, OUI il est passé des dreads aux tattoos dans face, mais moi j’aime ça son p’tit côté bum.

Je l’admets, j’adore les jeunes hommes bum.

C’est full cute un gars de 22-23 ans qui fait du skate, qui se néglige un peu pis qui a un tattoo sur les doigts. Ça vient rechercher mon cœur d’adolescente qui tripait sur le bum de secondaire 5  qui fumait du pot à chaque pause pis qui avait un char plus cool que les 3 autres qui en avait un à l’école. (Moi, c’était Mathieu St-Louis).

Bieber, c’est un bum. C’est MON bum. Y se promène flambant bite dans sa cour sachant très bien qu’il y a 2-3 paparazzis de pognés dans les haies de cèdre pour le croquer sur le vif. Un gars qui a la confiance de montrer sa zouize à la planète entière, c’est FULL bum.

Fallait que j’achète des billets.

Mais là, situation de crise, pas de billets de disponibles! À part des places GOLD à 685$! Je l’aime full, mais pas de là à dépenser l’équivalent monétaire de ce que je bois en vin rouge par mois.

Pendant 3 mois, j’ai paniqué. T’as ben beau faire aller tes contacts, mais un moment donné, j’irai pas jusqu’à me prostituer pour me payer une paire… de billets je parle! J’aime mes seins.

Je rêvais tellement d’avoir les deux coudes accotés sur le stage. Qu’il me sue volontairement dessus. Je voulais que, si jamais y’avait un excédent de bave pendant Love Yourself, qu’il me le crache dessus, en s’excusant même pas du regard.

J’étais prête à ce qu’il me donne accidentellement un coup de pied dans face pour qu’on aie un eye contact. Intense? Oui, mais quand on est autant en amour, on est prête à accepter beaucoup de choses. Je ne suis pas intense, juste conciliante.

Un soir y’a 3 semaines, je reçois un texto de mon beau-père, qui m’avait trouvé 3 billets dans une fucking LOGE!

J’ai crié. Pour vrai. J’avais même l’œil humide, c’est pas rien.

TROIS semaines de préparation mentale. J’allais pas avoir les coudes su’l stage, mais j’allais avoir une serveuse, une toilette pis assez d’espace pour faire le nombre de snaps pis de selfies que je voulais. Pas question que j’aille voir Bieber sans faire chier mes amis sur les réseaux sociaux.

C’est donc lundi matin que je me suis réveillée SUPER hangover des Olivier, mais avec le cœur rempli de joie d’enfin voir mon nouveau jeune bum pref. Faisait 3 semaines que j’écoutais son album en boucle, je possédais chacun de ses succès, le Centre Bell était pas prêt .(Je suis alto en plus, ça fesse.)

BREF, arrive au Centre Bell pour aller manger d’avance au St-Hub! 2 pour un sur les bloody en 5 à 7, quelle conne passerait à côté de ça. Finis de souper, passe s’acheter un t-shirt hors de prix avec la face en gros plan de mon ptit badass en sucre, monte dans la loge, commande une bouteille de vin, prépare mon cellulaire… Les lumières se ferment, 17 500 jeunes filles ont les mamelons qui se raidissent;
Y rentre sur Where are u now! (pour ceux qui la connaissent, vous devinez que ça commence fort.)

Je crie.

Le jeune rentre sur scène… coup de théâtre, y’a l’air de s’en crisser d’être là! Au début je me dis, « Normal, il est sorti au Buenanotte la veille » (c’est la serveuse du St-Hub qui nous l’a dit), mais… y DÉ-fatiguait pas, le jeune.

1h30 de show, pas un sourire. Il a dit, « What’s up Montréal, ÇA VA BIEN? » après 40 minutes de dur labeur. (brulé brulé).

Pas UN sourire. Là je me dis : « C’est peut-être son style, avoir l’air de nous mépriser », mais finalement NON. Y’avait juste l’air d’avoir SUPER mal à tête. Un peu mou, regard vide, lipsync souvent… j’étais debout dans loge pis j’avais plus de vivacité dans mes moves de hanches. (Pis je te rappelle que moi aussi j’étais hangover.)

On criait quand même, mais par principe j’pense, ou par ce qu’il était beau. C’est plus ça. Pis on chantait aussi. À la fin, y s’est comme mis un peu en chest. On a re-crié. Mais je pense que c’est par ce qu’on était rendues pompettes.

On est sorties du centre Bell, après avoir attendu dans le stationnement pendant 1h30, jammé ben raide, pis là j’ai réalisé quelque chose.

On dirait que je l’aime encore plus parce que c’est VRAIMENT un p’tit bum. C’est pas un personnage là, c’est vraiment quelqu’un qui s’en fout complètement de pas donner son meilleur devant 22 000 personnes qui ont payé 100$ et plus du billet. C’est impressionnant. Mépriser 22 000 personnes en même temps. Aye, c’est le double, sinon le triple des cotes d’écoute des Échangistes. IMAGINE!

J’aime les jeunes bums, surtout quand y nous manquent de respect.

LOVE YOU BIEBER. Can’t wait to see you back in Montréal! (But next time, make a power nap before the show please, or slack toué sué drink au Buenanotte, criss.)

P.S. On est allées au show en se disant « peut-être qu’on va coucher avec »! On a pas couché avec, mais on s’est quand même fait fourrer. #LesGrandesCrues #OnaimeQuandMêmeLeChandailÀ45$

Fan invétérée de l’émission Mémoires Vives, en amour avec Marc-André Grondin depuis qu’il se garde les cheveux rasés et surement, la fille la moins à l'aise pour parler en anglais, même en état d’ébriété.

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