J’ai essayé de ne pas apporter mon téléphone aux toilettes pendant une semaine

#SelleSansCell

La semaine dernière, j’ai pété mon cellulaire en déboulant les escaliers. Pendant deux jours, je n’ai pas eu d’appareil pour me divertir (ou devrais-je dire, me déranger) pendant que je travaille.

Ça m’a fait réaliser que j’étais beaucoup moins stressée quand je n’étais pas en constante attente d’une approbation digitale et surtout, plus concentrée.

Mais j’ai décidé de poursuivre l’expérience de déconnexion pour savoir à quel point mon cellulaire avait un impact sur ma productivité.

Durant une semaine ouvrable, soit cinq jours, je me suis interdit d’avoir un cellulaire près de moi quand je travaille, je me suis retenue de faire tout ce qui est work-related à partir de mon téléphone et même d’occuper les moments de latence avec mon mini-écran.

Voici comment ça s’est passé.

Jour 1: le téléphone fantôme

Je travaille à mon ordi et mon téléphone est dans la pièce d’à côté. Sauf que j’ai quand même le réflexe de regarder à droite de ma souris, là où je pose normalement mon cellulaire. Je crois même être hantée par l’âme de mon téléphone décédé en déboulant les escaliers.

Jour 2: désapprendre les réflexes

Avant de me diriger vers les toilettes, j’ai le réflexe d’agripper mon téléphone. Comme quand le médecin nous donne un p’tit coup de marteau sur le genou: on ne contrôle pas le mouvement, mais on le fait pareil. Mais bon, dans le cas du cellulaire, j’peux me retenir.

Cela dit, une fois sur le bol, j’ai une constante impression d’avoir oublié quelque chose. Comment j’occupe mon temps «libre»? Je fais comme quand j’avais 10 ans: je compte mes orteils et je rêvasse à Tom des Intrépides.

Jour 3: oups

Avant d’avoir pris un café, j’oublie que je me suis interdit d’ouvrir mes courriels dans mon lit. Je clique donc sur tous les points rouges dans le coin des applications, par réflexe.

Par contre, j’ai vite remarqué que, tant que je suis à l’horizontale, je ne lis pas vraiment mes mails de job. Je supprime les spams et je marque comme «non lu» ce qui est important pour y revenir plus tard… rien de productif là-dedans!

Jour 4: la patience à l’épreuve

J’arrive à la maison après de nombreuses commissions. Comme je n’ai pas pu regarder mes mails en attendant pour payer à la caisse, j’ai hâte de jeter un œil à toutes ces notifications qui faisaient vibrer mon sac.

Je rentre chez moi, je me dirige aux toilettes et je réalise que je vais encore devoir attendre un peu… Post-pipi, je m’étonne de prendre le temps d’ouvrir les fenêtres et de flatter le chat avant de regarder mon cell.

Jour 5: le faux FOMO

Je suis allée bruncher avec ma cousine. Je me suis permis de prendre une photo (que j’ai publiée plus tard), mais du coup, j’ai vu que j’avais des messages Facebook et des courriels non lus. Mais j’ai tenu bon et je n’ai pas regardé.

En revenant chez moi, je me mets à jour. Finalement, y’avait rien de bien excitant: quelques messages Facebook d’amis et 2-3 courriels qui peuvent attendre jusqu’à demain. J’ai toujours l’impression que je manque quelque chose si je ne suis pas prête à dégainer mon iPhone en tout temps… mais pantoute!

La conclusion

Le plus gros point positif: en cinq jours seulement, j’ai réalisé que j’avais l’esprit plus libre. Sachant que j’allais condenser mes moments de travail derrière mon écran d’ordinateur, ça m’obligeait à fermer le dossier «job» dans mon esprit.

Par contre, pouvoir répondre un p’tit «Bien reçu» à un mail dans le métro, c’est vraiment pratique. En fait, c’est la seule chose qui m’a vraiment manquée.

Le plus gros point positif: en cinq jours seulement, j’ai réalisé que j’avais l’esprit plus libre.

J’aurais bien aimé comparer mes données de temps d’écran avant et après l’expérience. Par contre, comme mon ancien cellulaire a comme principale caractéristique d’être décâlissé, c’est malheureusement impossible. Mais j’estime que j’ai passé moins de temps sur mon téléphone.

Cela dit, je suis bien loin d’avoir perdu le réflexe d’agripper mon cellulaire en tout temps. Je l’avoue, dès que ça ding dans mon sac, je me sens encore comme le chien de Pavlov d’Apple.

Je pense tout de même que ma déconnexion a porté fruit. J’ai bien vu que de ne pas me faire déranger pendant que je travaille augmente ma productivité. Par contre, je risque fortement de recommencer à regarder vos stories Instagram sur mon cell à la selle…

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