J’ai bu du café à tous les matins de la semaine (pour la première fois de ma vie)

Ma vie a été COMPLÈTEMENT chamboulée !

La semaine dernière, j’ai décidé de devenir un cobaye pour répondre à la question : est-ce que le café augmente réellement la productivité?

J’en ai donc pris tous les matins à mon réveil pour la première fois de ma vie. Je vous explique pourquoi :

Ma préparation pré-semaine

J’ai sondé tout mon entourage afin d’en savoir plus sur le sujet. La plupart des réactions étaient normales et mesurées, c’est-à-dire : « TU NE BOIS PAS DE CAFÉ WTF??? »

« TU NE BOIS PAS DE CAFÉ WTF??? »

Ensuite, tout le monde avait des opinions différentes sur le sujet. Certains me suggéraient des allongés, d’autres des lattés. Certains ont pestiféré contre certaines chaînes de café rapide alors que d’autres les ont louangées.

Beaucoup de mes discussions ont tourné autour de mon système digestif : de l’impact d’en faire couler dans un ventre vide à la régularité de mes visites sur le trône de porcelaine.

Mes recherches factuelles sur le café m’ont appris des informations intéressantes sur le sujet, mais rien de concret pour faire mon premier pas dans cette contrée caféinée.

Mon premier café

Pour mon premier café, je décide d’aller dans un petit bistro local où je vais souvent écrire. Je me suis dis que c’est l’équivalent de commencer à boire dans une microbrasserie.

J’opte pour un café filtre parce que les autres sont plus chers. J’imagine que c’est comme aller dans une microbrasserie et se commander une Bud Light.

Ça me fait penser à mes premières bouteilles de bière.

La première gorgée est répugnante. La deuxième est tolérable et à la troisième je suis déjà habitué. Ça me fait penser à mes premières bouteilles de bière.

Un effet indéniable

On dit que ça prend 25 à 45 minutes en moyenne afin d’absorber la caféine contenue dans le liquide. Dans mon cas, ça m’a pris moins de temps.

Peu importe la qualité de mon premier café, je peux dire que je suis réveillé comme je ne l’ai pas été depuis très longtemps si peu de temps après mon réveil.

Je me sens énergisé comme si j’étais Mega Man qui utilisait une energy tank.

Je me sens énergisé comme si j’étais Mega Man qui utilisait une energy tank. J’ai l’impression que nous sommes en début d’après-midi!

Bon, nous sommes en début d’après-midi. J’étais en show hier soir à 23h30 et je me suis couché tard, mais vous comprenez mon point.

Le café contient jusqu’à quatre fois plus de caféine que le thé auquel je suis habitué. Et ça parait! Ce n’est pas pour rien que cette substance cause de l’anxiété chez certains individus.

Il y a quelque chose de doux dans mon état d’alerte. Il faut dire que je ne suis pas dans un moment de désespoir où j’ai besoin d’un remontant comme lorsque je m’envoie une grosse canette de Monster parce que je suis épuisé et que j’ai un show à faire.

Et pour la productivité?

Je ne suis pas une personne matinale. Je ne suis pas de mauvaise humeur en me réveillant, mais je ne suis pas prêt à aller courir un marathon non plus. Bon, certains diraient que je ne suis jamais prêt à courir un marathon, mais vous comprenez mon point.

Ce que je veux dire c’est que le café a clairement fait de moi une personne fonctionnelle plus tôt qu’à l’habitude. Mes capteurs d’adénosine ont bien été remplacés par les molécules de caféine

L’adénosine est un nucléoside qui envoie le signal de fatigue à notre corps. En empêchant notre corps de se sentir fatigué, on ne se sent pas fatigué. Duh!

C’est ainsi qu’on réussit à hacker notre rythme circadien avec le café.

En étant plus éveillé, ma concentration a été boostée d’une façon phénoménale. J’ai pu faire fi d’un tas de distraction et me livrer à mes besognes en profondeur efficacement.

Par contre, ma créativité semble avoir été réduite. Je me sentais dans un mode encore plus rationnel et méthodique que je ne le suis qu’à l’habitude. Chose que je croyais impossible.

Des apprentissages de base

À date, j’ai toujours pris mon café blackjust like my metal et il y a sûrement des combinaisons de laits et de sucre qui sont sans doute meilleur au goût.

Au troisième jour de ma semaine, j’ai fait une découverte : le café glacé est vraiment mon affaire. C’est plus cher, mais c’est ma façon préférée de consommer des grains de cafés moulus. Ça calme l’acidité tout en gardant le goût.

On dirait que mon corps au complet bat la chamade.

Par contre, je l’ai bu trop rapidement. On dirait que mon corps au complet bat la chamade. Je me sens comme si tous les gnous du Roi Lion me courent à l’intérieur de ma poitrine.

J’ai l’impression qu’un alien va me sortir du cœur. Je me sens aussi nerveux qu’un hamster dans un tremblement de terre. Cette séance est complètement contre-productive.

Comme il n’y a pas que du positif

Le café a complètement fucké mon système. Verser autant d’acidité dans mon œsophage tous les matins après 35 ans de douceur aurorale revient à me faire cracher dans la bouche par Reptile de Mortal Kombat.

Je ne suis plus capable de faire de sieste!

Disons que mon corps n’a pas apprécié ce changement drastique qui a plutôt favorisé mon cerveau. Aussi, ma hausse de concentration matutinale vient avec un coût d’opportunité non négligeable : je ne suis plus capable de faire de sieste!

Dans ma routine décaf, je recharge mes batteries en après-midi avec une powernap d’une vingtaine de minutes. Et cette semaine, j’en ai été incapable!

J’ai simplement transféré ma concentration quotidienne d’après-midi à mon réveil. Sans ma recharge habituelle de batterie interne, mes soirées étaient plus difficiles à survivre.

Alors j’ai dû recourir à plus de caféine lorsque j’avais des shows. Ce qui devient une dépendance assez textbook. Et ce, seulement après sept jours.

D’ailleurs, ça me fait demander…

Je suis déjà dépendant?

Après une semaine à woke up and smelled the coffee, je suis obligé de dire que la quantité de caféine contenue dans le café est une puissante nitroglycérine injectée dans mon corps.

Un peu trop même. Il y a certains cafés que je n’ai pas terminés parce que je commençais à sentir mon pouls dans mon petit orteil.

L’idée de base était de boire du café en me réveillant, mais comme je l’ai dit, je devais me lever, m’habiller et sortir de chez moi pour engloutir mes grains de cafés moulus matinaux.

Or, le réveil n’est pas le moment optimal pour en consommer. Le mieux est d’attendre une heure après son réveil pour maximiser ses effets afin de balancer notre niveau de cortisol.

C’est exactement ce que j’ai fait et les retombées furent intenses!

Niveau productivité, ses effets sont indéniables. J’ai écrit plus d’articles qu’à l’accoutumée, mais je suis crevé. J’ai l’impression que je vais aller dormir comme si j’étais la Belle au bois dormant.

Je sais déjà que je vais cesser la consommation systématique de café le matin parce que j’ai l’impression de tricher la vie. Je me sens comme Icare, mais qui a peur de voler trop proche du soleil.

De plus, c’est une substance à laquelle on peut s’habituer et j’essaie de tasser la tolérance de quoi que ce soit de côté. De toute façon, la tolérance au café m’empêcherait d’en profiter d’une manière optimale.

Et comme je suis constamment fatigué, ça augmenterait mon risque d’erreurs, ce qui, encore une fois viendrait tirer dans le pied de ma productivité.

En même temps, je suis déjà curieux d’essayer des coffee naps. Mais pour ça, il faudrait que je boive du café plus tard dans la journée. Et ça, je ne sais pas si c’est une boîte de Pandore que j’ai envie d’ouvrir.

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