Huit questions à quelqu’un qui ne sait rien de la charte des valeurs

Je fais partie de ceux qui croient qu’on devrait enseigner les médias sociaux à l’école primaire. Woh, ça commence raide, hein ?

Les médias sociaux, tout comme le soleil et Joël Legendre, font partie de nos vies, qu’on le veuille ou non. Au lieu d’empêcher les gens de les consulter, ou de les utiliser, pourquoi ne pas en faire un meilleur usage?

Pour le démontrer, j’ai décidé de me prêter à un jeu fort amusant (apprendre tout en s’amusant, wow), soit me bloquer de toute information valide et intelligente et surtout factuelle, sur la charte des valeurs québécoises et de m’en faire une opinion uniquement basée sur l’impression que j’en ai, basée sur ce que je vois et lis sur les médias sociaux.

Cet exercice est supervisé par Laurie-Anne qui m’a proposé une série de questions me permettant de m’exprimer sur la charte des valeurs. C’est maintenant qu’on va voir si je me suis expulsée complètement dans le champ en essayant d’abreuver mon jugement à même l’opinion des autres sur les réseaux sociaux…

L-A : La Charte, en trois mots, sur les réseaux sociaux…

M : Ostentatoire, barbe, racisme.

J’ai aussi compris qu’ils vont descendre la croix du Mont-Royal et il va falloir montrer son baptistaire pour porter la barbe, est-ce que c’est vrai?

L-A : Selon ce que tu as appris, pourquoi y a-t-il une proposition de charte ?

M : Wow, bonne question. Tout ce que j’ai compris, c’est que tout est de la faute à Pauline.

L-A : Quelles sont les opinions qui t’ont le plus marquée sur les réseaux sociaux ?

M : Celle de Pierre Foglia. Je ne l’ai pas lue, mais il y a beaucoup de monde dans mon entourage qui a aimé son texte, alors je me suis dit que ça avait du bon sens. Celle de Guy A. Lepage aussi, parce qu’il l’a écrit sous forme de poème, j’aime ben ça moi, les poèmes. Et elle était accompagnée d’une photo de lui où il avait l’air ben sérieux derrière son verre de vin. Alors j’ai pris ça au sérieux.

L-A : Les gens font aussi des jokes sur la Charte?

M : Oui, plusieurs, je crois qu’il y avait beaucoup de matière à gag. Celle que j’ai préférée est celle d’un garçon qui s’appelle Alexis Lefebvre et la voici : « Charte-wise, je me dis que Radio-Can va être pas mal fourré avec le cas Francine Grimaldi ». C’est drôle, hein?

L-A : Si tu avais à nommer les différents « camps » qui se sont formés dans le débat, à la façon d’équipes de baseball amatrices, quels seraient les noms créés?

M : Les Québec inclusifs, les Signataires de pétitions, les Celui-qui-dit-qui-est-pas-raciste-c’est-celui-qui-l’est.

L-A : Le nom « Charte des valeurs québécoises » a été pas mal critiqué… tu proposerais quoi à la place?

M : Je propose qu’on fasse la vague. D’habitude, c’est ben rassembleur.

L-A : Si tu pouvais réunir 3 personnes et les voir s’obstiner là-dessus, ce serait qui?

M : Eric Duhaime, Lise Ravary, et Frankie, le gars qui fait la météo, tsé, lui. Et, j’ajouterais Claude Poirier comme négociateur, est-ce que je peux?

L-A : Finalement, les médias sociaux, ça aide ou ça nuit pour s’informer?

M : Les médias sociaux ne servent pas à informer, ils servent à diffuser et commenter des bribes d’information, mais ces informations sont relevées de façon subjective par des gens que l’on choisit de suivre et de lire. Il faut toujours connaître un dossier avant de le commenter.

Donc, je n’ai pas l’impression d’avoir compris le débat, ni d’avoir ri aux bonnes blagues au bon moment. Et maintenant, je peux la lire, cette fameuse charte?

L-A : Oui, tu peux arrêter ton jeûne d’information Michèle, c’est fini…

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Image : Plein Air Culturel

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