Les stories de vos ami.e.s aux Îles-de-la-Madeleine se font rares, vos vêtements un plus épais mais ô combien cutes commencent à vous faire de l’oeil et les décos d’Halloween ont envahi le Dollarama de votre quartier : pas de doute, l’été s’achève tranquillement, laissant derrière lui un léger goût de rentrée sur le bout de nos lèvres.
Que vous en soyez à votre première rentrée universitaire ou à votre énième (courage à vous, guerriers et guerrières du savoir) cette période de l’année peut comprendre son lot de stress et d’appréhensions. Dans une démarche scientifique plus que rigoureuse, j’ai récolté sur les internets les judicieux conseils de personnes qui en ont vécu quelques-unes. Puissent ceux-ci vous abreuver de connaissances ou vous rafraîchir la mémoire.
IMPLICATION, IMPLICATION, IMPLICATION
Je serai transparent avec vous : selon la majorité des répondant.e.s, s’impliquer est le premier conseil à suivre pour une rentrée réussie. Si les cours sont de bons endroits pour rencontrer les gens de votre programme, les activités à l’extérieur du cursus le sont tout autant, voire davantage. Le plus important, c’est de trouver vos personnes chouchoutes, que ce soit par le biais de petites soirées au parc ou d’une implication dans différents comités.
Réaliser que Jimmy, le gars réservé qui a un background en éducation à la petite enfance, est aussi capable de shotgun sa bière en la frappant violemment sur sa tête, ça peut être déstabilisant. Mais c’est aussi peut-être sur son épaule que vous pleurerez avant la remise de votre dernier travail de session. Sait-on jamais.
TINDER, Wing man du XXIe siècle
Parmi les conseils recueillis, la création d’un compte Tinder en est un qui m’a particulièrement émoustillé. Si vous êtes moins du genre échange de lettres d’amour, swiper peut être un moyen efficace de sortir de sa zone de confort et de rencontrer de nouvelles personnes.
Vous venez tout juste d’emménager dans votre ville d’études? Découvrez-la à travers vos dates. Vous y habitez depuis toujours? Allez donc voir si les gens de votre secondaire ont glow up. Vous avez juste envie de pimenter les pauses entre vos cours dans les toilettes du sous-sol? C’est ben correct. Apprendre, c’est aussi très sexy.
L’ÉVASION
Trouver des éléments de réconfort qui permettent de se sentir confortable hors de chez soi, ça permet de s’évader. Ça peut être la pizza cheap de la cafétéria ou encore une baie vitrée au quatrième étage du pavillon : quand le party de la veille se mélange au cours théorique de trois heures, il est fort possible que votre corps et/ou votre tête vous réclame une pause.
L’évasion, ça peut aussi être de prendre du temps pour soi, sans nécessairement passer par Tulum sous les tropiques. C’est tout aussi vivifiant, et ça permet de faire des économies colossales (j’ai hâte d’avoir une chronique à L’indice McSween).
ÉVITER LA GARDA
Je suis convaincu que les agent.e.s de sécurité sont des êtres sympathiques ayant probablement des familles aimantes et un sens de la répartie hors pair. Toutefois, mes interactions avec la Garda ont toujours été ponctuées de frustration et d’amertume. Port du masque inadéquat, aventures dans les lieux interdits ou local barré par inadvertance : toutes les raisons semblent bonnes pour se faire gronder.
Il s’agit de l’équivalent de se faire taper sur les doigts par ses parents quand on est ado. On sait qu’au fond, ils ne veulent que notre bien, mais on ne peut s’empêcher de vouloir les envoyer promener. Probablement parce qu’une partie de nous sait qu’ils ont raison.
Une façon de s’épargner ces énergies négatives est d’éviter les gardes, tout simplement. Ou de devenir leur grand.e chum.me. À vous de voir.
LES STATS PARLENT
Je ne suis ni statisticien ni scientifique, mais mon échantillon crédible de 38 personnes m’a fourni suffisamment de données pour que je vous les partage.
Au final, 46% des répondant.e.s m’ont conseillé de tout donner pour me bâtir un cercle social. Dans le 54 % restant, une personne m’a recommandé de devenir ami avec les bibliothécaires, une autre, d’arrêter de fumer (même si les pauses clopes sont d’excellents moments pour réseauter), et quatre personnes m’ont prié de fuir tant qu’il est encore temps.
Si les conseils pour une rentrée réussie sont aussi diversifiés, il est probable que la recette pour y arriver le soit tout autant. Allez-y à votre rythme et faites donc ce qui vous rend à l’aise, sans oublier de vous laisser un peu d’espace afin de sortir de votre zone de confort. Pour citer l’une de mes sources, « stressez pas, vous allez finir par comprendre dans une couple de mois ».
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