Faire du vélo avec ou sans équipement ?

Un questionnement «  cyclistentiel  » auquel on tente de répondre.

URBANIA et Garneau s’unissent pour vous emmener où vous le voulez, mais à vélo.

Noob. Dérivé de newbie, mot en anglais qui pourrait se traduire par « débutant ».

On est tous noob dans un domaine ou dans un autre. Moi, par exemple, je n’ai pas de permis de conduire et n’ai absolument aucune connaissance en automobile (à ma connaissance, un V8, c’est du jus de légumes : vous voyez le genre). Heureusement qu’on n’a pas besoin de permis pour conduire un vélo, parce que même si j’enfourche ce moyen de locomotion tous les jours, bonne chance pour me faire comprendre la différence entre une guidoline et une selle.

OK, OK, j’exagère. Cette année, j’ai commencé à monter le mont Royal chaque semaine (pour la santé, mais aussi pour le buzz d’endorphines). Pour la première fois de ma vie de cycliste, j’ai dû faire face à des prises de décisions importantes. Par quels freins allais-je remplacer mes vieux caoutchoucs usés? Vers quels types de galets pouvais-je me tourner? Quels souliers devais-je enfiler?

Comprenez-moi bien : je suis noob et fier de l’être. Je ne cherche pas à devenir un expert en vélo. J’aime poser des questions naïves quand je vais faire remettre ma bécane à neuf et j’adore qu’on me prenne par la main. Mais là, ma curiosité est piquée. Je me demande sérieusement quels sont les avantages à investir dans de l’équipement. C’est là qu’URBANIA entre dans l’équation.

On m’a assigné la mission d’essayer, juste pour une promenade, de l’équipement de base de cyclisme, gracieuseté de Garneau, et de chercher les réponses à mes questionnements « cyclistentiels ». On m’a donc affublé de petits gants coussinés, d’un casque ajusté, d’un maillot, de shorts, de bas et d’un vélo, bref tout ce qu’il faut pour une promenade urbaine.

Équipé comme un pro-noob, je monte sur la guidoline selle et je vise mon habituel mont Royal. Puis la réalité me frappe…

Constat no 1 : un bon vélo redéfinit les notions d’espace et de temps

C’est un peu comme la théorie de la balayeuse. Passer l’aspi, c’est une besogne plutôt plate, mais quand on a entre les mains le meilleur outil, ça devient une partie de plaisir (sans compter que les tapis restent propres). Pourquoi me contenter du mont Royal quand il serait si facile d’aller à… (pense à une banlieue random) TERREBONNE?

Soudainement, deux heures de vélo n’est plus synonyme d’avoir les fesses en pâte à pizza et les paumes en pain croûté : 54 km aller-retour me semble une distance tout à fait raisonnable. TransTerrebonne a un nom qui fait penser à une excellente série sur Netflix.

Constat no 2 : la météo devient une vraie joke

Je sais que vers les 21 h, je risque de me faire asperger le maillot par un orage. Je vois sur la carte satellite la grosse tache vert foncé qui arrive du nord mais, planté confortablement dans mes petits bas bleus, j’ai juste le goût d’aller lui dire un beau bonjour.

Je découvre que rien ne sèche mieux qu’un tissu de sport. Non seulement ma sueur s’éclipse tellement rapidement qu’elle ne devient qu’une légende urbaine, mais la pluie me traverse… that’s it. Elle passe sur moi plus rapidement qu’un « airbnbiste » à Montréal pendant la F1.

« Je pense donc je suis », disait Descartes. « Je respire donc je suis », lui répond mon maillot.

Constat no 3 : l’équipement est une faculté qui s’oublie

Si un jour vous pensez agrémenter vos transports à vélo d’équipement de qualité, préparez-vous ; par définition, le bon gear est fait pour passer incognito. Les shorts rembourrés vous feront oublier que vous portez quelque chose, les gants coussinés seront presque imperceptibles, la bicyclette elle-même, silencieuse et fluide, prendra des allures de rêve éveillé.

En fait, j’ai passé la balade à me demander si mon vélo allait partir au vent tellement il était léger (oui, j’étais dessus, mais bon : on ne sait jamais…).

Constat no 4 : ça fait du bien d’être un bon cycliste

C’est évident qu’avec de l’aussi bel équipement, je look. Scruté par les cyclistes quand je les dépasse poliment, zyeuté par les automobilistes qui attendent aux feux rouges, je donne l’impression à tous mes coroutiers d’être un cycliste acharné. Ça me donne le goût d’être le moine à la hauteur de son habit.

Je pense à mettre en pratique mes techniques de virage et de changement de voie, je fais mes stops comme du monde, je souris et je salue les passants d’un signe de tête tout au long de la route verte qui mène à Terrebonne.

Constat no 5 : connais-toi toi-même

Lorsqu’on commence à se doter du bon équipement, on s’arrête quand? En quelques heures de vélo, j’ai découvert les joies des freins à disque, le pouvoir absorbant d’un tissu de qualité, le confort inoubliable de chaussures conçues rien que pour pédaler. J’ai eu l’avant-goût d’un idéal, le gros tease d’une vie sur deux roues.

En rentrant chez moi, je me suis tout de suite demandé par où j’allais commencer mon aventure personnelle vers un équipement qui a de l’allure. Je me suis rendu compte qu’il me fallait mieux me connaître. Être attentif à mes habitudes de cycliste, à mes trajets favoris, à mes attentes. Partir de moi-même.

S’équiper pour faire du vélo est un beau projet… pour un noob qui vient d’avoir la piqûre comme moi.

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