Facebook veut vos informations bancaires

Aussi, PKP met Québécor dans schnoutte, et l'Arabie Saoudite veut un Québec libre (mais surtout faire chier le Canada).

Paraît que le gouvernement Couillard voudrait déclencher les élections plus tôt. Ils pensent que ça leur donnerait plus de temps pour salir l’image de François Legault.

C’est le fun pareil. On voit que nos politiciens utilisent nos institutions démocratiques dans des buts nobles : « Si on part ça plus tôt, ça va nous donner plus de temps pour dire qu’il pue. C’est pour ça que j’ai décidé d’aller en politique. »

Oh well. Ça va me faire plus de choses à écrire.

Facebook veut voir votre AccèsD

Bon, j’exagère un peu, à ce qu’on sache, ils n’ont pas encore eu de pourparler avec Desjardins. Toutefois, on a appris cette semaine que Facebook aurait eu des discussions avec plusieurs grandes banques américaines pour leur demander d’avoir accès aux comptes bancaires de leurs clients.

Comme ça, ils pourraient savoir ce que les utilisateurs de Facebook achètent, et ainsi proposer de la publicité davantage personnalisée.

D’un côté, c’est sûr que ça marcherait.

Mais en même temps, c’est sûr que si Mark Zuckerberg vient se cacher en dessous de mon lit pour m’écouter parler avec ma blonde, il va savoir exactement ce dont j’ai besoin (un abonnement au gym). Mais de l’autre, t’es pas le bienvenu, Mark, c’est pas de tes affaires.

Et qu’est-ce que Facebook propose aux banques en échange? De leur donner de la publicité sur Messenger. Je ferais attention à votre place. Si vous commencez à voir plein de pubs de banque qui vous offrent des taux d’intérêt avantageux quand vous vous connectez sur Messenger, c’est peut-être le temps d’aller retirer votre argent de la banque et de le cacher en dessous de votre matelas.

Et en même temps, profitez-en pour voir si Mark Zuckerberg s’y cache.

PKP met Québécor dans le KK

Ça paraît comme une éternité, mais au cas où vous l’auriez oublié, PKP a déjà été politicien. Ben, il a levé son poing, fait perdre l’élection au PQ, est devenu chef, a crié « EN FRANÇAIS S’IL-VOUS-PLAÎT », et il a démissionné en pleurant.

Sauf que pendant sa course à la chefferie, il s’est retrouvé avec une dette de 135 500 $. Normalement, il aurait dû la rembourser en recueillant des dons, d’un maximum de 500 $.

À la place, Ti-Pierre a décidé de la rembourser de sa poche. 135 500 $, c’est 135 000 $ de plus que la limite permise. C’est pas légal.

Le Directeur général des élections a donc donné une amende à Pierre-Karl Péladeau, qui a contesté le montant qu’il trouvait trop élevé, tout en admettant sa culpabilité.

Le problème, c’est qu’il faut que le DGEQ le stool à l’Unité anticorruption et au Secrétariat du Conseil du trésor, parce qu’une annexe de la Loi sur les contrats des organismes publics stipule que quelqu’un qui a dérogé à la loi électorale peut perdre le droit de faire des affaires avec l’État.

Ça pourrait coûter très, très cher à Québecor si Pierre-Karl Péladeau s’avère reconnu coupable (ce qui est probable, considérant qu’il s’est LUI-MÊME avoué coupable).

Dans un post Facebook cette semaine, Pierre-Karl Péladeau a dit qu’il ne faut pas qu’il soit puni, parce que sinon, on va perdre des émissions commanditées par Loto-Québec comme La Poule aux œufs d’or. LA POULE AUX ŒUFS D’OR, ESTI.

Heureusement, une lueur d’espoir subsiste : le Conseil du Trésor ou le premier ministre peuvent décréter une exception.

COME ON COUILLARD! FAIS-LE POUR LA POULE!

L’Arabie Saoudite en ceinture fléchée

Toute cette histoire, parce qu’on est en 2018, a commencé par un tweet. La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a tweeté jeudi dernier un message dans lequel elle se disait inquiète de l’emprisonnement de Samar Badawi, la sœur de Raif Badawi, en demandant la libération immédiate des deux individus.

Samar Badawi est une militante pour les droits de l’Homme, ou plutôt, pour les droits de la femme. Elle a notamment milité pour le droit des femmes de conduire. Son arrestation se veut donc une attaque contre les droits de l’Homme par le gouvernement saoudien qui aime pourtant projeter une image progressiste.

C’est quoi le problème, alors? C’est qu’évidemment, l’Arabie Saoudite n’a pas aimé le ton direct adopté par le Canada, exigeant des excuses immédiates.

C’est pas qu’on a tort. Mais les autres puissances occidentales, que ce soit les États-Unis ou l’Union européenne, on eu des réponses très timides du genre : « Le Canada a raison c’est important les Droits de l’homme, mais tsé, on en parle avec l’Arabie Saoudite pis je pense qu’ils comprennent là, en tout cas, quand sont pas trop occupés à fouetter des femmes en prison. »

Le problème, c’est que l’Arabie saoudite vend beaucoup, beaucoup de pétrole aux autres pays (nous y compris) et qu’ils achètent beaucoup d’armes de la France, du Royaume-Uni et des États-Unis. Assez d’argent pour pouvoir remplir une piscine de Visa Platine (on est pu à l’époque de Picsou, après tout), ça calme les critiques.

Le professeur Thomas Juneau, cité dans Le Devoir, résume assez bien la situation : « L’Arabie saoudite dit : “Je vous achète pour des dizaines de milliards de dollars d’armes, mais en échange, nous sommes des partenaires” », illustre M. Juneau.

Alors, depuis une semaine, l’Arabie Saoudite se venge de toutes les façons possibles : ils ont renvoyé l’ambassadeur canadien, rappelé leurs étudiants et leurs médecins, retiré leurs investissements au Canada et promis d’arrêter d’acheter du blé.

Mais surtout, plein de Saoudiens ont tweeté qu’ils supportaient l’indépendance du Québec… en tweetant des drapeaux de la Ville de Québec.

C’est ben la preuve que les Saoudiens disent juste ça pour troller. S’ils connaissaient nos souverainistes, ils sauraient qu’ils ont l’habitude de se méfier des gens voilés.

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