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Exclusivité : Sous la mascotte de Julien Doré, un nouveau vidéoclip !

Pour la chanson Coco Câline Remix

L’auteur-compositeur-intéreprête Julien Doré cumule les millions de visionnements à chaque vidéoclip (12 millions pour Le lac avec un caméo de Paméla Anderson). Pop star française, il nous offre son tout dernier vidéoclip pour la chanson Coco Câline remixée par Filatov & Karas. Fidèle à son habitude, Doré a coréalisé le clip avec son acolyte de longue date Brice VHD. La chanson originale se retrouve sur son album & (qu’il faut lire «Esperluette») alors que le remix provient de Coco Câline- EP Remix contenant six versions revisitées de cette même chanson.

Entrevue avec le jumeau cosmique de notre Claude Bégin : Julien Doré, couronné Artiste interprète masculin aux Victoires de la musique 2015. Dans le milieu depuis bientôt 10 ans, il utilise sa voix chaude, ses douces paroles et ses vidéoclips décalés pour réchauffer les foules et combattre la noirceur ambiante.

Pourquoi cette idée de variation sur un même thème en choisissant six remix de la même chanson ?

Moi j’aime bien l’approche qu’ont les artistes qui remixent des titres existant déjà dans une version officielle. J’aime qu’ils y amènent leur propre identité. Il y a Filatov & Karas évidemment mais y’a aussi Dim Sum que j’aime beaucoup : on les a choisis parce qu’ils ajoutent leur couleur. Les artistes du remix ont cette faculté de donner d’autres vies aux chansons et dans l’intention que la musique reste un partage je trouve ça assez joli comme idée.

L’enfance m’inspire dans ma démarche, car elle a cette propension au rêve.

Quelle est l’histoire de cette chanson Coco Câline?

Cette chanson-là c’est une chanson d’amour qui se passe sur une plage en été. Coco Câline c’est le surnom que j’ai donné à cette plage secrète dont j’ignorais alors le vrai nom. Mais c’est aussi ce qu’il s’est passé sur cette plage du sud de la France avec cette femme : un moment estival, sensuel, enveloppant. C’est un de ces instants suspendus dont on se rappelle toute sa vie même s’il est bref.

Cette fois-ci, est-ce que c’est encore toi sous le costume de mascotte? (les gens veulent savoir.)

Dans les prochains jours, on va sortir un vidéoclip en plan séquence pour chaque remix du EP comme des prolongements du vidéoclip officiel dans lequel je joue la mascotte de Panda. En tournée, j’avais envie que mes meilleurs amis participent aussi à ce côté enfantin pour que ce Panda ait plusieurs identités et plusieurs styles de danse. Je leur disais : « Lâche ton fou, amuse-toi! Personne va savoir que c’est toi! » Je voulais aussi qu’ils sachent à quel point il fait chaud là-dessous, je suis cruel! (rires) Alors dans ces 6 vidéoclips, parfois c’est moi, parfois non!

L’utilité des artistes, pour moi, elle est là : dans le refus de se laisser abattre, dans la survie poétique du monde.

Tu dis de tes vidéoclips qu’ils montrent la part d’enfance avec laquelle tu perçois les choses, ce qui te permet d’alléger les paroles. Ce ludisme, cette façon de ne pas te prendre au sérieux, c’était très présent dans tes vidéoclips en début de carrière (Les figures imposées, Kiss me forever, Laisse avril). Tu reviens à cet esprit avec Sublime & Silence puis Coco Câline. Quelle importance a cette légèreté, cette autodérision?

Je me suis rendu compte assez récemment que nous sommes dans un monde extrêmement complexe, pessimiste et violent, et les artistes ont ce pouvoir dans ce qu’ils proposent, dans ce qu’ils créent, d’injecter une part de rêve. L’enfance m’inspire dans ma démarche, car elle a cette propension au rêve. À l’époque où l’on vit, je réalise que je ne supporte plus ce sérieux, ce pessimisme, cette noirceur-là. J’ai plutôt envie, à travers mon travail, de transmettre l’idée qu’on peut aspirer à mieux si on rêve ensemble. L’utilité des artistes, pour moi, elle est là : dans le refus de se laisser abattre, dans la survie poétique du monde.

On parle de l’enfance mais les animaux sont aussi dans quasi tous tes vidéoclips. Tu dis d’ailleurs: « J’aime croire et voir l’animal en nous. Avec lui on comprend que rien ne nous appartient mais que nous appartenons bel et bien à un tout. »

Oui c’est comme si le moteur de mon travail tenait dans un triangle, sorte de triptyque. Il y a l’enfance, la notion d’amour et le monde animal. Ce triangle fonctionne en permanence dans un va-et-vient entre ces 3 thèmes : dénominateurs communs de tout ce que je fais, sorte de symboles qui résument ma vision du monde dans sa plus simple expression. Les animaux sont toujours présents dans mon imagerie et mon univers artistique parce que je les vois vraiment comme un miroir pour l’être humain. Et je trouve que le comportement animal est très près de celui de l’enfance : libre et instinctif.

Les animaux sont toujours présents dans mon imagerie et mon univers artistique parce que je les vois vraiment comme un miroir pour l’être humain.

En terminant : ce que tu aimes faire quand tu es de passage à Montréal?

Me perdre! J’adore ça, surtout durant les Francofolies quand la musique est partout.

En sol montréalais pour une date seulement, Julien Doré sera de passage au Métropolis le 10 juin dans le cadre d’un concert programme double accompagné de Peter Peter! Le panda y sera-t-il aussi? Sans doute, car on ne dit jamais non à un panda…

Pour poursuivre la lecture : «On regarde le nouveau vidéoclip de Peter Peter au lieu de dormir la nuit».

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