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Est-ce qu’on est trop durs envers nos patrons?
Ils sont pas fins, jamais là, en rajoutent trop sur notre liste de tâches, refusent nos vacances, ne sont pas à l’écoute ou ils sont juste vraiment désagréables. Chialer contre nos patrons, ça rapproche les gens, on se réconforte à savoir qu’on n’est pas les seuls à trouver nos patrons pouiches.
Il y en a qui mériteraient qu’on joue aux dards sur un poster de leur face, mais soyons honnêtes: est-ce que nos attentes seraient un tantinet trop élevées? Semble-t-il que la pandémie n’a pas juste poussé les employés à bout. Les boss veulent aussi quitter le bateau.
C’est en effet ce que révèlent les résultats d’une nouvelle étude par Solutions Mieux-être LifeWorks et Deloitte Canada: près du quart des supérieurs songent à démissionner et 82% terminent leur journée de travail épuisés mentalement ou physiquement. Ah ouin? OK, ils l’ont rough, nos dirigeants.
Quelles attentes?
Généralement, un boss, c’est quelqu’un qui a les réponses aux questions, qui offre du soutien pour optimiser les opérations et qui supervise les gens pour s’assurer que les employés accomplissent les tâches attendues.
Est-ce trop demandé? Non, mais ça peut venir avec un lot de stress devoir s’occuper de tout ça.
On peut s’attendre également à ce que ce soit quelqu’un de patient et rassurant, avec une éthique irréprochable, qui offre de la formation et du coaching pour développer les talents de son équipe. Quelqu’un qui ne fait pas dans le micromanagement, qui soit attentif, et qui prenne le temps de reconnaître et apprécier vos skills.
Est-ce trop demandé? Non, mais ça peut venir avec un lot de stress devoir s’occuper de tout ça. En n’oubliant pas que la plus grande pression, elle vient souvent de soi-même.
Ce que cache un supérieur désagréable
Hormis être épuisés de gérer des crises (allo pandémie!), la peur de l’échec, ne pas avoir la bonne réponse au bon moment, ou mal paraître peut peser plus lourd quand on est responsable d’une équipe. Si la promotion vers un poste de gestion est venue trop vite, ça peut provoquer un syndrome de l’imposteur qu’on tendra peut-être à masquer en ne demandant aucune aide, en refusant les idées des autres et en prenant des décisions sécuritaires qui plaisent au big boss.
Aucun boss n’est parfait et qu’eux aussi, ils vivent une courbe d’apprentissage dans leur nouvelle job.
C’est sûr que si c’est vous qui convoitiez le poste de gestion et que vous voyez quelqu’un d’autre mal le faire à votre place, l’indulgence est probablement le dernier de vos soucis.
Mais sinon, dites-vous qu’aucun boss n’est parfait et qu’eux aussi, ils vivent une courbe d’apprentissage dans leur nouvelle job.
Être un boss, c’est être humain quand même
Diriger une équipe nécessite des qualités de leader, «par contre, on a le droit à l’erreur», mentionne Daniel*, un directeur général qui aime toujours son travail et qui a demandé à garder l’anonymat. On ne traite peut-être pas notre patron comme s’il était de la famille, mais une relation de travail, peu importe le poste occupé, doit se baser sur le respect. Lorsqu’on fait une erreur, on devrait se sentir à l’aise de le reconnaître, s’excuser et aller de l’avant, peu importe le poste occupé. Et c’est valable pour les employés comme pour les patrons.
C’est correct de s’exprimer quand quelque chose nous irrite et dire à François que ses courriels sont juste trop longs en général. Il faut être transparent, et montrer un brin de vulnérabilité. Pas deux personnes au monde n’ont exactement les mêmes priorités. Communiquer efficacement (les meetings qui auraient pu être un courriel, c’est non) avec son équipe, puisque chacun possède une expertise différente, ça permet d’établir une certaine confiance.
Cultivons transparence et empathie!
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