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Alors que plusieurs jeunes consacrent leur été à flâner à la piscine municipale, à tenter de faire carrière sur TikTok ou à se faire appeler Ouistiti dans un camp de jour, Émilie Bédard, une adolescente de 16 ans, s’est lancé le défi de parcourir 21 kilomètres par jour… pendant un mois (!).
Étudiante à la Polyvalente de Thetford Mines où elle fait aussi partie de l’équipe d’athlétisme, elle a récemment entrepris un exploit franchement remarquable : relier Thetford Mines à Ottawa, en passant par Québec et Montréal. Un défi qui totalise 600 kilomètres.
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Son objectif? Sensibiliser la population à l’importance de la santé mentale et attirer l’attention des gouvernements sur les enjeux de santé mentale CHEZ LES JEUNES.
Elle dénonce d’ailleurs le manque de ressources et la difficulté d’avoir accès à ces services. C’est pourquoi elle se lance le défi d’amasser 20 000$ pour la fondation Jeunes en tête.
Aujourd’hui, elle partage avec nous son expérience et les motivations à entreprendre le défi qu’elle a nommé Un pas à la fois.
Avant toute chose, je tiens à dire que je cours depuis que je suis toute petite. Je fais beaucoup d’athlétisme. Je m’entraîne six jours par semaine.
Avant de commencer ma préparation, la plus grande distance que j’avais parcourue était de 16 km. Quand j’ai fait mon premier 21 km, je me suis rendu compte que ça se faisait bien. J’ai donc commencé ma préparation en courant un 21 km aux deux semaines, puis un autre chaque semaine, puis j’ai augmenté tranquillement mon kilométrage pour me préparer au projet. Ma préparation a duré un an et demi.
La motivation a été vraiment bonne. Il m’est arrivé (souvent) d’avoir hâte à la fin.
Je me répétais que ce défi ne serait jamais aussi difficile que de surmonter un problème de santé mentale. C’est vraiment ça qui m’a poussé à continuer.
J’ai commencé le défi en courant avec ma mère. Elle m’a accompagnée pendant les deux premières semaines.
Par contre, mes parents ont seulement deux semaines de vacances pendant l’été alors ma mère ne pouvait pas me suivre. C’est donc mon père et ma petite sœur qui m’ont accompagnée à vélo pour les deux semaines restantes.
Quand je me sens emportée par le stress, la course m’aide à sortir de ma tête. Ça éclaircit mes pensées et ça me fait un bien fou.
D’ailleurs, c’est pour ça que je cours sans musique! Je remarque que je suis dans un état super calme après une sortie de course et que je me porte mieux.
Quand je faisais de la recherche au début du projet, je suis tombée en amour avec les valeurs et la mission de l’organisme. J’aime qu’ils viennent en aide aux jeunes du Québec. Ils offrent des ateliers auxquels j’ai pu participer et j’ai vraiment aimé ça. Le choix est venu tout naturellement.
Ce qui m’a aidé pour m’en sortir, c’est que tous les jours, je me disais que demain serait une meilleure journée. En cultivant des émotions positives, j’avais une raison de continuer. Éventuellement, c’est devenu vrai : mes journées étaient plus belles et lumineuses.
Il faut vraiment y aller un pas à la fois, et continuer d’avancer. C’est pour ça que mon projet s’appelle ainsi. Autant dans la course que pour se sortir d’un problème de santé mentale, il faut y aller un pas à la fois.
J’ai hâte de voir ma mère. Ça fait deux semaines que je ne l’ai pas vue. Après, on a une petite fête de prévue à Ottawa et on retourne à Thetford ensuite.
J’ai hâte de voir mon chien et de dormir, surtout.
100%! Même si c’était difficile, je réalise que tous les efforts en ont valu la peine.
J’ai de la difficulté à croire que c’est déjà fini!
J’aimerais bien courir mon premier marathon, mais pour le moment, je souhaite me reposer. Sinon, ma priorité c’est de rentrer en médecine, plus précisément en pédopsychiatrie.
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