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Du plein air, Florence Lagacé en mange. Au cours de l’hiver 2020-2021, elle a fait 87 montées en randonnée alpine. En plus d’être coordinatrice à l’école de glisse du Mont-Orford, elle est stagiaire en communications et marketing avec les Chèvres de montagne.
Les Chèvres de montagne, c’est une « communauté de filles en plein air » qui a pour mission d’organiser des activités extérieures pour toutes les femmes, néophytes comme expertes. Depuis quelque temps, l’entreprise désire conquérir une nouvelle clientèle souvent laissée pour compte par l’industrie du sport : les adolescentes (12 à 17 ans). C’est donc dans cette optique que deux activités d’initiation sont offertes gratuitement à cette catégorie d’âge cet hiver.
« C’est souvent entre l’adolescence et l’âge adulte que les filles arrêtent de faire du sport organisé. À cet âge-là, les seules activités restantes sont habituellement de niveau élite ou très compétitif », explique Florence Lagacé, qui constate un vide pour celles qui ne cherchent qu’à avoir une vie active et sociale. « On veut donc donner le goût aux filles de jouer dehors, même si elles ne sont pas de niveau élite. »
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Ayant vu le jour dans les Cantons-de-l’Est en 2015, les Chèvres se sont rapidement déployées à l’échelle du Québec. Certaines activités sont même offertes en Colombie-Britannique par des expatriées québécoises. Aujourd’hui, l’entreprise est dirigée par Pascale Vézina Rioux, qui a une formation d’enseignement des mathématiques, et Émilie Richard, nutritionniste. Plus de 600 femmes participent aux activités des Chèvres chaque année et 17 000 personnes les suivent sur Facebook.
Ski de fond maman-bébé, initiation au vélo de montagne, montée en randonnée alpine, excursion en fat bike, escalade sur glace, pêche à la mouche, canot-camping mère-fille, les Chèvres ratissent large. Ce n’est pas pour rien qu’elles se targuent d’être la plus grande communauté de filles en plein air au Canada.
« On mise vraiment sur l’aspect social de la chose, raconte Florence Lagacé. La bière après le ski est autant importante que l’activité physique en soit. On se concentre sur le plaisir plutôt que sur la performance. » Toutes les activités du groupe sont accompagnées d’une activité sociale avant ou après.
La mission de rendre le plein air plus accessible aux adolescentes mijote dans la tête des dirigeantes depuis longtemps, ayant toutes deux travaillé avec cette clientèle comme nutritionniste ou enseignante.
Ce projet se concrétise depuis un an avec le Club des Chèvres de 12 à 17 ans. L’été dernier, par exemple, une initiation au paddle board avait été organisée. « Avec cette clientèle, le plus difficile, c’est de se faire connaître, souligne Florence. Tu as beau leur offrir de faire l’activité, souvent, elles ne savent pas encore qu’elles aiment le plein air. »
La stratégie, c’est donc le travail en amont en passant par les écoles secondaires. Pour l’instant, les Chèvres ont établi des partenariats avec deux écoles des Cantons-de-l’Est – l’école secondaire La Frontalière à Coaticook et le Collège Mont Notre-Dame à Sherbrooke –, grâce auxquels les jeunes filles ont pu faire de la randonnée, des ateliers culinaires, du ski de fond et de la voile.
Trois activités se trament pour les adolescentes dans les prochains mois : une sortie en fat bike en février, une aventure en ski de fond en mars, toutes les deux gratuites, et une activité de survie en forêt en avril au coût de 80 $. Chaque groupe a une limite de 12 participantes et le tout se déroule en Estrie. Quelques places sont encore disponibles.
Avis aux intéressées, cette initiative n’est qu’un début! « Du moment où on aura trouvé la formule idéale pour cette catégorie d’âge, on va commencer à organiser des activités pour adolescentes à l’échelle du Québec », conclut Florence.
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Chaque activité se décline en trois rencontres. La première, par visioconférence, est un entraînement donné par Happy Fitness pour se préparer à la sortie; la seconde est un atelier culinaire qui servira à l’aspect social de la sortie; et la dernière, c’est la sortie officielle. Si les Chèvres organisent trois rencontres par activité, c’est pour créer un sentiment de communauté auprès des participantes, indique Florence Lagacé.