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Plus de 10 ans après sa création, le CELI ne mange plus à la table des enfants. Il a maintenant sa place dans la cour des grands. Aujourd’hui, le véhicule d’investissement est plus utilisé que le REÉR. Et si vous n’y avez jamais cotisé, c’est possible d’y mettre plusieurs dizaines de milliers de dollars.
C’est pas négligeable pour mettre de l’argent de côté d’une façon fiscalement avantageuse.
Mais malgré sa popularité, le CELI n’est pas toujours bien compris ou bien utilisé.
J’aurais pu nommer plusieurs erreurs que les investisseurs font avec leur CELI, mais j’ai décidé de me concentrer sur deux extrêmes: le CELI pépère et le CELI jeune et fou.
CELI est l’acronyme pour compte d’épargne libre d’impôt. Certaines personnes ainsi que certaines institutions ont pris la partie «compte d’épargne» à la lettre. C’est-à-dire qu’ils voient le CELI comme un simple compte d’épargne accompagné du même taux de rendement faible auquel on est habitué avec ce type de compte.
Il est tout à fait normal d’être confus sur l’utilité d’un CELI et ce qu’on met dedans.
Sauf que dans les faits, c’est beaucoup plus que ça! Un CELI, ça peut contenir toutes sortes de placements: actions, fonds communs de placement, fonds négociés en bourse (FNB) et j’en passe.
Il est tout à fait normal d’être confus sur l’utilité d’un CELI et ce qu’on met dedans. Depuis sa création, plusieurs institutions financières ont diffusé des publicités offrant des CELI avec un certain taux de rendement. Plusieurs personnes ont donc associé le CELI à un type de placement. En réalité, c’est plutôt un contenant dans lequel on met des produits financiers.
Cela a donc comme effet que plusieurs investissent dans des produits garantis à des taux de rendements super faibles un peu malgré eux. Ajoutons à cela le fait que les taux d’intérêt sont à des niveaux historiquement bas présentement et on se retrouve à faire presque rien avec ce type de CELI.
La principale caractéristique du CELI, c’est que vous ne payez pas d’impôt sur vos revenus d’intérêts, votre gain en capital et vos dividendes.
En fait, j’irais même jusqu’à dire qu’on s’appauvrit en investissant là-dedans. En effet, lorsqu’un placement génère moins de revenus que le taux d’inflation, ça signifie que notre pouvoir d’achat diminue et, au lieu de s’enrichir, c’est le contraire qui se produit.
C’est donc important de prendre le temps de vérifier que votre CELI ne fait pas de vous un pépère.
À l’opposé du spectre, il y a ceux qui utilisent le CELI d’une façon complètement différente, à la Fast and Furious.
La principale caractéristique du CELI, c’est que vous ne payez pas d’impôt sur vos revenus d’intérêts, votre gain en capital et vos dividendes. C’est un avantage fiscal quand même intéressant (et si vous vous demandez c’est quoi la distinction entre un CELI et un REÉR, voici la réponse).
Avec plus de temps libre (et peut-être un chèque de PCU), plusieurs personnes ont développé un intérêt pour les marchés boursiers.
Certaines personnes ont flairé la bonne affaire et se sont mises à transiger des actions et des produits financiers risqués tout en obtenant un profit net plus élevé, étant donné qu’il n’y a pas d’impôt à payer.
Par exemple, avant l’arrivée du CELI, si quelqu’un achetait et vendait des actions dans un compte hors REÉR, cet investisseur devait payer de l’impôt sur le gain en capital (ou le profit réalisé) au moment de la disposition des actions.
Maintenant avec le CELI, on peut s’en sauver, mais ça vient avec ses limites.
C’est bien que les gens s’intéressent à l’investissement. Toutefois, ça vient avec une bonne dose de risque quand on ne connait pas bien toutes les nuances de l’investissement et de la fiscalité. Certains peuvent perdre gros et ceux qui connaissent du succès peuvent se ramasser avec une facture salée de la part du fisc.
Ça vient avec une bonne dose de risque quand on ne connait pas bien toutes les nuances de l’investissement et de la fiscalité.
Ce qui rend tout ça nébuleux, c’est qu’il n’y a pas de limite claire entre un CELI qui est considéré comme de l’épargne et un CELI qui est considéré comme une source de revenus. L’ARC ne donne aucun nombre de transactions qui serait jugé trop élevé ou une période de détention d’une action trop courte pour créer des balises.
Là où il faut être prudent, c’est que l’ARC peut demander aux institutions financières de fournir les informations sur tous les CELI qui valent au-dessus d’un certain montant. L’agence va par la suite analyser le nombre de transactions, le type d’entreprises détenues dans le portefeuille, la durée pendant laquelle ces titres sont détenus, le temps consacré à la gestion du portefeuille et l’utilisation de produits sophistiqués (des options, par exemple).
Si jamais votre nom sort dans cette liste et que le fisc décide que vous avez dépassé les limites du CELI, c’est là que ça peut coûter cher. Surtout que le gros problème avec des définitions floues, c’est que si l’ARC décide que vous devez payer de l’impôt, ça peut rapidement devenir très onéreux si vous voulez vous défendre et faire valoir votre point de vue.
La prudence est donc de mise avec ce type de gestion d’un CELI.
La morale de l’histoire: si jamais vous vous reconnaissez dans un de ces deux cas (ou si vous pensez simplement commencer à investir avec un CELI), ce serait une excellente idée de bien faire vos recherches ou de consulter un professionnel en investissement. Vous risquez de vous retrouver avec un CELI jeune et riche à la place! 😉
Au cours des dernières années, certains des investisseurs ont dû payer des sommes importantes en impôt, car l’Agence du revenu du Canada (ARC) avait jugé qu’ils n’utilisaient plus le CELI comme un compte pour épargner, mais plutôt comme une source de revenus. On peut penser ici aux gens qui font du day trading, un passe-temps qui a connu une croissance fulgurante durant la pandémie. Avec plus de temps libre (et peut-être un chèque de PCU), plusieurs personnes ont développé un intérêt pour les marchés boursiers.