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Des excursions d’art en nature tout l’été

Le plein air au service de l’art et vice versa avec Florence Rivest

Par
Naomi Auger
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Depuis 2020, l’entreprise Erre propose des cours d’art en plein air couplés à des expéditions en nature. Gouache, fusains et pinceaux rencontrent parcs, forêts et rivières lors d’excursions ou de demi-journées qui invitent à se poser et à vivre un moment artistique en pleine conscience.

L’initiative est née du génie créatif de l’illustratrice Florence Rivest. Elle et moi nous sommes donné rendez-vous un beau matin (enneigé) d’avril autour d’un café pour échanger sur l’essence de son projet et l’impact profond qu’il a eu sur sa vie. Elle a également profité de l’occasion pour exprimer à quel point l’art in the wild encourage une approche plus intuitive et personnelle dans la création.

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Originaire de Montmagny vers le Bas-du-Fleuve, Florence a grandi dans un environnement où le plein air était omniprésent. Elle m’a confié que ses parents, véritables mordus de nature, ont souligné leur lune de miel sur le mont Washington. « J’ai toujours baigné dans le plein air. J’ai mené des expés de canot-camping et j’ai travaillé dans des camps de jour. Ma famille adore le sport de performance (genre, mon grand frère court des 160 km), mais je ne me suis jamais vraiment reconnue là-dedans. Comme j’ai toujours tenu le rôle de “l’artiste de la famille”, on dirait que ça m’a pris plusieurs années avant de définir ce qu’était ma relation à moi avec le plein air. »

Pour moi, le plein air c’est aussi de s’asseoir au parc et sketcher un arbre pendant une demi-heure.

Avec Erre, elle aspire à inspirer les gens à ralentir, à lever les yeux et à s’ancrer plutôt que de cultiver une constante quête de performance.

Magalie Massey
Magalie Massey
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« Je ne me mets aucune pression avec le plein air. Les moments de connexion sont tellement intenses quand je me pose en nature. Je souhaite vraiment inspirer les gens à se contenter de ce qui nous entoure plutôt que de chercher à courir la montagne afin d’avoir une bonne stat à poster sur Strava. »

« Même si j’ai grandi en nature avec des gens actifs, je n’avais pas l’impression d’être une fille de plein air parce que je ne cherchais pas la performance à tout prix. Je me pose souvent la question : si moi, je ne rentre pas dans le moule, qui fucking fitte dans le moule? »

Le désir constant d’intégrer l’art et la nature a été le catalyseur pour créer Erre.

S’arrêter et regarder

« Quand on y pense, 90% du dessin requiert qu’on s’arrête et qu’on dirige notre regard sur l’environnement. C’est une chose qu’on fait trop peu, je trouve. Je savais que la communion entre l’art et le plein air me nourrissait beaucoup, et j’avais envie d’offrir ce cadeau à d’autres. »

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L’art, c’est une manière toute simple d’apprécier la nature dans ses moindres détails.

« Ce que j’apprécie du projet, c’est que tu peux aimer l’art, ne rien connaître au plein air et quand même y trouver ton compte. J’avais envie que les personnes qui participent aux expéditions développent autant les outils pour monter une bâche que pour faire du canot ou pour bûcher du bois et faire de la gouache.

Magalie Massey
Magalie Massey
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Je pense vraiment que si tu prends le temps de ralentir et de t’arrêter pour regarder les choses, ça t’invite à apprécier encore plus ce qui est beau autour de toi. Je m’écoute parler, parfois, et je me trouve bien quétaine! [rires] »

« Lors des expéditions, j’aime former des groupes de 10 personnes tout au plus afin que ça devienne un safe space. Les gens s’inscrivent pour rencontrer du nouveau monde, et les expéditions aident à créer des connexions vraiment authentiques. C’est beau à voir. Les séjours incluent les repas, le matériel d’art, les tentes, l’équipement nautique et des guides qualifiés. »

« Durant les ateliers, je mets de l’avant plein de médiums pour que tout le monde puisse expérimenter. C’est vraiment important, pour moi, d’offrir un canevas bienveillant aux participants. »

Du dessin pour tous

« Cet été, je collabore avec Désir de découvrir, une compagnie qui organise des excursions de canot-camping pour les femmes. Ensemble, on prévoit un séjour de trois jours dans le parc de la Jacques-Cartier et un autre de cinq jours sur la rivière Normandin dans la réserve faunique Ashuapmushuan dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les séjours comprennent de la descente en rivière, une initiation aux rapides et au portage et des ateliers de dessin et de peinture. Le but, c’est de former les participants pour leur donner la liberté de faire d’autres expéditions et les conscientiser sur les bonnes pratiques à adopter en plein air. »

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Florence insiste sur le fait que tous les niveaux de compétence en dessin sont les bienvenus.

Samantha Sainte-Marie
Samantha Sainte-Marie

«Comme on se trouve dans la nature et qu’on est souvent installé sur une roche ou sur un canot, ça descend les attentes de performance pour tout le monde. Dès les premiers coups de crayon, on assume que le résultat final ne sera pas parfait. Je remarque que dans un tel contexte, les gens sont plus doux avec eux-mêmes. C’est vraiment important de laisser la performance à la maison. On est ici pour se faire du bien et connecter avec la nature et tous ses détails. Le but, c’est vraiment juste d’avoir du fun. »

Magalie Massey
Magalie Massey
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Les ateliers et les expéditions de l’été 2024 seront annoncés sous peu. Pour le moment, vous pouvez réserver votre place pour l’une des expéditions mentionnées précédemment (ou les deux, why not!) en partenariat avec Désir de découvrir.

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