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URBANIA et HEC Montréal s’unissent pour vous montrer que le monde des affaires, c’est pas mal plus grand qu’on le pense.
Tout ce qui est business, disons que c’est moins ma tasse de thé. Quand je pense aux métiers du monde des affaires, je pense soit au gars de mon secondaire qui voulait « être son propre boss » parce qu’il avait de toute évidence un problème avec l’autorité, soit à ma cousine comptable qui fait des sudokus pendant les soupers de famille.
Bref, je n’ai certainement pas le portrait le plus représentatif de la réalité. Parce que la réalité, c’est qu’il y a pas mal plus d’avenues et d’occasions que ça quand on étudie en admin. Pour me sortir la tête du sable, j’ai donc discuté avec trois diplômés qui ont chacun un parcours étonnant. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils m’ont transportée loin, très loin de mes clichés.
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C’est à 15 ans que Samuel a acheté ses premières actions. D’une mine de diamants. « Je ne sais pas trop d’où c’est venu. Je n’avais pas vraiment de raisons. Encore aujourd’hui, je suis un peu le mouton noir de ma famille : personne n’est dans le domaine des affaires. »
Un coup de dés à l’époque, mais payant : l’adolescent a doublé sa mise, même si l’action a, au final, très mal performé. « J’ai été extrêmement chanceux. Je pensais que j’étais un pro, mais au fond, je ne connaissais absolument rien », me raconte Samuel en riant.
«Je me suis dit : “Je devrais pas trop haïr ça.” Et effectivement, rendu sur place, même si je n’ai jamais déjà été un grand fan de l’école, j’ai vraiment trippé.»
Fast forward des années plus tard : il choisit de faire ses études en finances à HEC Montréal. « Je me suis dit : “Je devrais pas trop haïr ça.” Et effectivement, rendu sur place, même si je n’ai jamais déjà été un grand fan de l’école, j’ai vraiment trippé. » Là-bas, il s’implique notamment dans le Fonds de placement étudiant, un fit naturel.
Avant même d’avoir terminé ses études, il décroche un emploi chez un des plus gros joueurs du domaine de l’investissement à Toronto. « C’était vraiment le classique veston-cravate dans une tour de bureaux », dit-il.
Sauf qu’il avait trois mois à tuer entre la fin de l’université et son entrée en poste. Il accepte donc de faire un stage, non payé, pour aider deux gars à se lancer en affaires. Puis, une semaine avant de déménager à Toronto, les gars lui proposent de rester plus longtemps… une proposition qui correspondait à une baisse de salaire et à moins de vacances que ce qu’on lui offrait dans la Ville Reine.
Samuel prend à nouveau une décision risquée : laisser tomber la job d’investisseur à la Wolf of Wall Street. Il pose une seule condition à ses nouveaux employeurs : « Je leur ai dit : “Je vous donne cinq ans. Parce que dans cinq ans, c’est moi qui lance ma propre entreprise.” »
Plus ou moins cinq ans plus tard, Samuel et son partenaire lancent Solios, une entreprise de montres qui fonctionnent à l’énergie solaire. Un autre pari : Samuel a investi toutes ses économies dans son projet. Oui, il s’est défait de toutes ses actions en Bourse. « En fait, non », précise-t-il. « C’est pas vrai, il me reste une action, et c’est ma compagnie. »
Claudia Trudeau, elle, a décidé d’étudier à HEC Montréal pour la même raison qui m’a poussée un jour à faire du camping sauvage : pour affronter ses peurs. « Je savais très bien que j’allais faire carrière en publicité. Mais j’avais envie d’avoir cette compréhension de tout ce qui compose une entreprise, le côté financement, le côté chiffres. Et ça, ça m’effrayait. »
Et puisqu’elle ne fait pas les choses à moitié, Claudia décide de foncer tête première dans l’aventure universitaire. Fidèle à son profil de la-fille-qui-s’implique-dans-tellement-d’affaires-que-tu-sais-pas-quand-elle-trouve-le-temps-de-dormir, elle cumule les rôles dans les associations, les comités et les projets parascolaires. Mais surtout, elle participe à une foule de compétitions étudiantes, nationales et même internationales.
« C’est un trip incroyable. Ça te donne la chance de travailler avec des mises en situation qui ressemblent à de vrais cas, dans des contextes semblables à ce qu’on retrouve sur le marché du travail. Tout ça, dans un laps de temps très restreint », m’explique la jeune femme, qui avoue carburer à la pression.
«Tous les jours, les préférences du consommateur changent et c’est à nous de suivre les tendances. C’est un domaine qui bouge beaucoup et ça, c’est trippant.»
Ces compétitions lui ont donné un avant-goût du monde du travail, avec quelques papillons de stress en plus. Aujourd’hui conseillère au service-conseil d’une des plus grandes agences de publicité de la province, elle retrouve cet aspect résolution de problèmes, et l’adrénaline qui vient avec, dans son travail.
« Tous les jours, les préférences du consommateur changent et c’est à nous de suivre les tendances. C’est un domaine qui bouge beaucoup et ça, c’est trippant. D’un mois à l’autre, d’une semaine à l’autre, ça bouge et il faut essayer de réagir », explique Claudia. « Ce n’est pas reposant, mais c’est l’fun. »
« J’ai toujours l’impression de vouloir faire autre chose. Mais ça, c’est juste moi : je suis curieux », me raconte Joachim Coste. Celui qui est maintenant consultant en expérience client a emprunté plusieurs détours avant de trouver ce qu’il voulait faire dans la vie – du moins pour le moment.
Avant d’entrer à HEC Montréal, il avait entamé des études en jeux vidéo. Mais c’est en allant couvrir une compétition de sport électronique en France qu’il a été attiré par le monde des affaires. « Il y a toute une partie business dans l’esport. Par exemple, les joueurs ont des chandails avec des logos d’entreprises, donc forcément on parle de commandites, de revenus publicitaires, de partenariats, etc. »
« Cet aspect des choses m’a toujours intéressé. Même quand je lisais des romans fantastiques ou de science-fiction, j’y trouvais toujours le côté business. Le concept de marchand, d’échanges », m’explique celui qui se définit comme un gigantesque geek.
C’est donc comme ça qu’il s’est retrouvé à étudier en administration, grâce à un parcours hors du commun. « Quand tu ne sais pas où tu veux finir, tu fais plus de choses différentes. J’ai eu un cheminement flexible, je dirais, mais c’était parfait pour moi. »
«Quand tu ne sais pas où tu veux finir, tu fais plus de choses différentes. J’ai eu un cheminement flexible, je dirais, mais c’était parfait pour moi.»
Après l’université, Joachim est d’ailleurs passé d’un domaine à l’autre, de l’analyse à la publicité, pour finalement trouver sa voie en consultation. Ces différents emplois, il les doit à ses contacts faits sur les bancs de HEC Montréal. « C’est super sécurisant. La formation et l’expérience m’ont ouvert une variété de portes, mais c’est mon réseau qui m’a permis de tirer profit de ces occasions. »
Aujourd’hui, son poste en consultation lui permet de travailler à des projets variés avec des entreprises diverses. « J’ai eu un déclic après un an et je me suis dit : “Wow, c’est le premier endroit où je me verrais passer cinq ans”. Déjà pour moi, la barre des cinq ans, c’est un exploit. Et là, je suis à quoi, trois virgule quelque chose ? »
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L’avenir, c’est imprévisible, et le monde des affaires aussi. Mais avec une bonne formation et un réseau de contacts bien garni, c’est tellement plus simple d’y naviguer.
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Elle se rappelle encore la fois où ses coéquipiers et elle ont gagné une compétition de marketing en Nouvelle-Zélande, alors qu’ils étaient de véritables underdogs. « On se mesurait à plein d’équipes de là-bas, alors que nous, on arrivait avec nos réalités québécoises. Les premiers cas, on ne les abordait pas de la bonne manière. Mais au fil de la semaine, on a fini par changer notre mindset et on est arrivés à la fin avec des solutions adaptées. »
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