Des CHSLD en piteux état et des prisons pas ben ben mieux

Y'en aura pas de faciles.

Hé oui, les élections ont eu lieu il y a deux mois, mais c’était cette semaine que les députés siégeaient pour la première fois. Une rentrée parlementaire, c’est comme une rentrée scolaire: ça se prépare.

Pis t’essaieras de trouver des petits cahiers de catéchèse en plein mois de novembre, toi.

Fait que c’est ça, le vrai travail commence pour François Legault et ses troupes. Et la tâche ne risque pas d’être facile.

GES sait pas ce qu’on va faire

Pardonnez-moi pour ce jeu de mots, mais anyway, je m’en vais vous dropper plein d’informations terrifiantes, fait que vous allez tout oublier ça dans le temps de le dire.

D’ici 2020, le Québec s’était donné comme objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à 1990. À deux ans de l’objectif (rappelons que c’est le délai que l’ONU nous a fixé avant que ça soit la fin du monde), on est à 9,1% de réduction.

Si vous vous dites «c’est mieux que rien», à peu près tout ce progrès-là a été fait entre 1990 et 2012. Depuis, nos émissions ont recommencé à augmenter.

Il n’y a rien de prêt au ministère de l’environnement, pis c’est ça, personne sait quoi faire, fait qu’ils ne veulent pas s’engager à atteindre l’objectif.

Ce qui se passe, c’est que les émissions dans les secteurs industriels, pour le chauffage et pour les déchets ont diminué beaucoup. Mais les émissions des voitures, elles, continuent d’augmenter, parce que le monde vont habiter de plus en plus loin, pis vu qu’ils s’arrangent pour faire deux heures de route par jour pour aller travailler, ben ils s’achètent des gros maudits chars qui consomment autant qu’une fusée.

Piiiiis le premier ministre et sa ministre de l’environnement ont avoué ne pas avoir de plan. Il n’y a rien de prêt au ministère de l’environnement, pis c’est ça, personne sait quoi faire, fait qu’ils ne veulent pas s’engager à atteindre l’objectif, parce que soyons honnête, en ce moment, c’est comme promettre à ta mère que tu va passer ton cours de maths fortes quand c’est la première fois que t’ouvres ton livre pis que l’examen final est demain matin.

On est dans marde.

Les CHSLD, où comment donner hâte aux gens de mourir

Le protecteur du citoyen a déposé un rapport sur l’état des lieux dans les CHSLD, et coup de théâtre, ce sont de véritables enfers sur Terre.

Il a même comparé le traitement des personnes âgées qui y habitent à de la maltraitance. Les soins ne sont pas donnés, et doivent être constamment reportés.

Les soins ne sont pas donnés, et doivent être constamment reportés. Et c’est pas parce que les préposé(e)s ne font pas leur job. C’est qu’ils ne sont pas assez nombreux.

Et c’est pas parce que les préposé(e)s ne font pas leur job. C’est qu’ils ne sont pas assez nombreux. Une des raisons à ce manque de personnel serait que le recrutement est difficile. Apparemment, «Venez travailler chez nous, la job est archi-difficile, les conditions sont misérables et le salaire va vous donner le goût de gratter les fonds de Jell-O de vos patients», ça ne serait pas le meilleur pitch d’embauche.

Oh, et vous vous rappelez sûrement d’un oncle dans un party de Noël qui vous a dit: «Hey, c’est pas drôle, le monde sont mieux traités en prison!»

Ben ça non plus c’est pas vrai. Le protecteur du citoyen a également déposé un rapport sur l’état des prisons (ouin, grosse semaine au bureau), et là aussi ça va mal.

Les prisons seraient tellement bondées qu’à certains endroit, on mettrait jusqu’à trois détenus par cellule, qui sont par ailleurs décrites comme « sales et surchargées d’effets personnels ».

On parle même de lieux propices à la propagation de maladies.

C’est correct, les prisonniers sont peut-être entassés, mais quand ils vont vieillir et aller en CHSLD, ils ne verront plus jamais personne, pas même des préposées.

Fantastique.

La députée franco-ontarienne Amanda Simard quitte le parti conservateur

Bon, nous nous sommes assez désolés de l’état du Québec, désolons-nous maintenant de l’état du reste du Canada.

Comme vous le savez sûrement déjà, le gros débile très honorable premier ministre ontarien Doug Ford a coupé massivement dans les services aux franco-ontariens, menaçant la survie du français chez nos voisins à l’ouest.

Les conservateurs, eux, ne l’ont pas félicitée, probablement parce qu’elle a prononcé son discours de démission en français et qu’ils n’ont rien compris.

Eh ben, une députée francophone de l’Est de l’Ontario élue sous la bannière progressiste-conservatrice a décidé de claquer la porte de son parti cette semaine, parce qu’elle était incapable de défendre la position de son premier ministre.

Son geste a été salué par un grand nombre d’acteurs ontariens. Évidemment, les conservateurs, eux, ne l’ont pas félicitée, probablement parce qu’elle a prononcé son discours de démission en français et qu’ils n’ont rien compris.

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