Frank & Oak

Des « chandails laids » signés Pony

Oui oui, ça s'peut.

L’artiste québécoise Gabrielle Laïla Tittley alias Pony et Frank & Oak lançaient en grande pompe aujourd’hui leur nouvelle collaboration pour le temps des fêtes : une collection d’épinglettes et de «chandails laids», juste à temps pour que vous puissiez rocker votre party d’bureau.

Quand on dit chandails laids, c’est à prendre avec des pincettes, parce qu’il s’agit des plus beaux chandails laids que vous n’avez jamais vus:

C’est une belle réussite pour une artiste d’ici qui ne manquera pas de donner espoir aux nombreux illustrateurs, designers et artistes visuels québécois sur Instagram, Behance et cie. Comment est-ce arrivé au juste? «Frank & Oak a fait une collaborations avec mon ami Ricardo Cavolo qui a eu beaucoup de succès, », raconte Gabrielle Laïla Tittley. «Ils désiraient continuer dans cette direction c’est comme ça que nous en sommes venus à travailler ensemble. Ils connaissaient déjà mon travail.»

Ce n’est d’ailleurs pas la première collaboration commerciale de celle qu’on appelle Pony. Son projet avec le géant du soulier Aldo pour le festival MURAL le printemps dernier avait fait tourner plusieurs têtes. Elle est aussi connue pour ses collaboration avec plusieurs artistes hip-hop dont Brown, Joe Rocca, Loud et le rappeur américain Earl Sweatshirt.

Intrigués par la nomenclature du site de Frank & Oak qui spécifie qu’il s’agit bel et bien de «chandails laids», on lui a demandé qu’est-ce qu’elle pensait de cette appellation: «C’est juste un nom, » dit-elle. «C’est pas très populaire ici, mais il existe toute une sous-culture de gens qui s’organisent des partys des fêtes où ils doivent s’habiller avec des chandails comme ça. Pour moi, ce sont des chandails drôles, corny et uniques, peu importe le nom qu’on leur donne.»

«Il existe toute une sous-culture de gens qui s’organisent des partys des fêtes où ils doivent s’habiller avec des chandails comme ça. Pour moi, ce sont des chandails drôles, corny et uniques, peu importe le nom qu’on leur donne.»

Dans les bureaux d’URBANIA, on aime beaucoup.  Non seulement les chandails sont magnifiques, mais on tripe sur l’idée de se réapproprier une tendance qui se voulait un tantinet mesquine. Auparavant, plusieurs «chandails » étaient tricotés par des grands-mamans qui faisaient de leur mieux et offerts par des parents voulant bien faire.

On en a donc profité pour parler avec Gabrielle Laïla Tittley de la montée de l’ironie dans le monde de la mode: «De mon expérience, l’amour pour les vêtements vintage est real. Je connais des gens qui magasinent dans des friperies et qui trouvent de véritables perles. Si le look est ironique, mais que l’appréciation des vêtements ne l’est pas, c’est cool. En ce qui concerne mon travail, je le qualifierais d’humoristique, mais pas d’ironique. Je crois pas qu’il y ait de négativité dans ce que je fais.»

Sur ces paroles sages, dites-vous que si vous souhaitez non-ironiquement gagner votre party des fêtes, un «chandail laid» signé Pony, ça risque de jeter vos convives sur le dos.

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