De la lucidité et du crime organisé

Les lucides sont en feu, ces jours-ci. Faut réduire la taille de l’état, tout coûte trop cher, vivement l’arrivée de l’utilisateur payeur, etc. Le Québec est en faillite et son salut repose sur nous. Et sur les gaz de schiste. Bref, ça va mal.

Pendant ce temps, des maires de villes de banlieue doivent se « retirer » temporairement parce qu’on a des bonnes raisons de croire qu’ils ont favorisé des contacteurs qui, en échange de contrats, contribuent à la caisse électorale du maire ou, pire, à son compte en banque personnel. Pendant ce temps, un policier de la GRC témoigne devant la cour, en Italie, et raconte que le crime organisé se sert allègrement dans les contrats accordés à, encore, des entrepreneurs en construction. Pendant ce temps, je suis en droit de me demander si, au fond, ce n’est que la pointe de l’iceberg.

Et là, on me dit qu’il faut couper dans les services? Dans la culture? Pourquoi? Parce que le crime organisé n’est pas capable d’aller y chercher sa cote? Heille, les lucides et autre Force Québec, si on commençait par couper dans les contrats à la mafia? Une fois que ça sera réglé, je suis prêt à, peut-être, commencer à jaser.

Question quiz : quel pourcentage la mafia va-t-elle chercher directement dans les contrats qui seront accordés pour le nouvel échangeur Turcot?

Coudonc’, serais-je en train de m’indigner, moi, là?

La prochaine fois, je vais essayer de parler un peu du Canadien, ça va nous faire du bien.

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