Véronique Audet-Gagnon

Complète la phrase avec Philippe Fehmiu

La Société du 375e anniversaire de Montréal et URBANIA s’associent pour vous faire découvrir le lien entre Philippe Fehmiu et l’Expo 67.

On explique: Philippe Fehmiu est un pur produit de l’Expo 67. Littéralement. Ses parents se sont rencontrés durant les festivités et quelques mois plus tard naissait le petit Philippe. L’histoire ne dit pas s’il a été conçu sur l’île Sainte-Hélène à l’ombre de la biosphère.

Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal on a eu envie chez URBANIA de lui proposer un “Complète la phrase” sur le thème de l’Expo 67 qui, parallèlement aux célébrations de la métropole, célèbre, elle, ses 50 ans.

Si Philippe Fehmiu voulait cacher son âge, et ben c’est raté.

En 67, tout était… en tissu de polyester.

Le Parc-Jean Drapeau… c’est le lieu où j’ai vécu mes plus beaux moments liés à la musique. Les pieds dans le gazon avec mes amis, le soleil dans la face, à 15 minutes du centre-ville à vélo. Pour moi, c’est le paradis.

Si je vivais en 1967… je n’aurais pas dormi de l’été. J’aurais voulu tout manger, tout boire et tout voir.

Osheaga, Heavy MTL ou Île Soniq… Osheaga pour la diversité au sens large et la communion.

Mes parents sont… le symbole vivant de l’esprit de l’expo 67. Un Béninois qui drague la plus belle de Villeray. C’est ça la vibe montréalaise.

Montréal, ville de… contrastes. L’architecture du Vieux-Montréal qui se frotte aux laideurs du plateau. Ça provoque des flammèches dans les yeux.

Ceux qui chialent contre le bruit au parc Jean-Drapeau… devraient venir triper avec nous.

Les parents en 1967… étaient remplis d’espoir. Ils participaient à une révolution culturelle, sexuelle et sociale. J’en suis un peu jaloux!

50 ans de… quête d’identité. Montréal est une éternelle adulescente. Depuis les grands projets de l’Expo 67 et des Olympiques de 76, Montréal peine à se donner les moyens de jouer dans la cour des grands. C’est comme si les grands projets nous font désormais peur. Je souhaite que la prochaine génération au pouvoir n’ait pas peur de se donner les moyens de réinventer le monde. Parce que non, les Montréalais ne sont pas nés pour un p’tit pain.

Le retour des Expos… c’est non! Si on a tant besoin de raisons de se retrouver, faisons-le comme en 67: autour de la culture, des arts, de l’ouverture à l’autre et de la bouffe.

Recevoir du monde ou être invité chez le monde… Recevoir, pour mieux séduire!

Une parmi 67 bonnes raisons de célébrer Montréal… Son côté bancale/bohème.

On dirait qu’on aimerait ça être aux 5 à 7 chez Philippe Fehmiu. Y’a l’air accueillant. Il reçoit assurément ses invités en mocassin pas d’bas sur sa terrasse ensoleillée avec de la sangria blanche, du Arcade Fire pis des beans bags. À l’Expo 67, les Montréalais ont offert au reste du Monde une porte ouverte sur leur coin de planète. Finalement, il n’en reste pas juste que la biosphère, on a aussi gardé Philippe Fehmiu. À quand, un autre rassemblement aussi galvanisant pour les Montréalais? Autre que les séries du Canadien, mettons?

En 67 tout était beau, qu’y disaient. On est dû pour une nouvelle belle dose de «beau».

La Société des célébrations du 375e de Montréal vous invite à plonger dans vos souvenirs ou à vous en créer des nouveaux dans le cadre des célébrations entourant le 50e anniversaire d’Expo 67. À partir du 28 avril, vous pouvez vous procurer un passeport spécial édition 2017 avec lequel visiter de nombreux lieux et musées participants. Cet objet souvenir, inspiré de celui offert aux millions de visiteurs il y a 50 ans, peut être utilisé pour récolter des étampes virtuelles dans les établissements participants en plus de présenter du matériel exclusif inspiré de l’Expo 67.

Pour toutes les informations entourant les célébrations de l’Expo 67,c’est par ICI!

Pour lire un autre texte d’Antoine Desjardins: «Complète la phrase… avec Julien Lacroix».

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