Sarah-Jeanne Labrosse, comédienne et reine d’Instagram

Les jeunes l’admirent, les adultes l’adorent et les personnes âgées n’ont jamais vu une de ses publications instagram, mais la connaissent quand même.

Le premier Bon cop bad cop est devenu le plus grand succès de l’histoire du cinéma canadien aux guichets. En gros, ça veut dire que c’est le film que le plus de gens ont vu durant sa présence dans les cinémas de toute l’histoire du Canada. Quand même pas pire. On est une méchante gang à l’avoir écouté. Et pourtant, qui se rappelle le nom de l’actrice qui jouait la fille de Patrick Huard, enlevé par le méchant Patrice Bélanger?

Bingo, Sarah-Jeanne Labrosse. LA Sarah-Jeanne Labrosse. Idole des jeunes, reine d’Instagram, nouvelle Donalda et ancienne fille de 12 ans de «David Boutchar». Puisque la très attendue suite de ce méga-succès sort aujourd’hui, et que la belle retrouve son rôle, URBANIA a voulu la contacter pour un «Complète la phrase…» autour des thèmes de la police, du crime et, inévitablement, du chalet…!

«Les contraventions de styles, moi je n’en donnerais pas à personne!»

Parce qu’on veut en savoir plus sur ce que pense la jeune comédienne qui dégage une aura de fille parfaite… sauf une fois au chalet…

Garder le silence… Oui souvent. Comme dirait Stéphane Lafleur dans une de ses chansons de Avec pas d’casque: Nos silences se racontent. J’aime être en silence avec mes humains préférés, et que tout à coup on brise le silence en même temps, ou pas. En contrepartie, le silence avec les gens que j’connais peu ou pas, ça me rend plutôt mal à l’aise pis j’me mets à poser des questions vides pour le combler. J’me tape sur les nerfs, dans c’temps-là.

Patrick Huard… je l’adore. Wise, drôle, irrévérencieux, authentique name it, y’est tout ça. Ah oui surtout, c’est un d’mes comédiens préférés. Je trouve que c’est un grand acteur autant comique (Rogatien) que dramatique (Mommy), et il le prouve encore une fois de belle façon dans Bon Cop 2. Secrètement, j’espère qu’il va en écrire un troisième. Ou écrire autre chose, pour mon bonheur et celui des autres.

24h en prison… à part dans Unité 9, je n’ai jamais passé proche de passer 24h en prison. La fois où j’ai passé le plus de temps dans une vraie prison, c’est quand j’en ai visité une avec les comédiennes d’Unité 9 et j’en suis encore marquée à ce jour. Marquée par tant de blessures, tant de vérité, tant de désespoir et d’espoir à la fois. Je me souviens m’être dit qu’en tant qu’actrice, c’est rare qu’on ose aller aussi loin dans notre jeu que ces femmes le font au quotidien, par peur de se faire critiquer sur le niveau jeu, malheureusement. Bon je m’éloigne de la question, mais tout à coup je m’ennuie de tourner dans unité 9, haha.

Contravention de style… Ah… les contraventions de styles, moi je n’en donnerais pas à personne (sauf peut-être une à Jean, pour le fun). J’adore voir des gens essayer, ou pas, des looks. Parfois manqués (selon qui?) ou pas (selon qui?). Si tout le monde portait les même p’tites bottines à 80$, le même skinny pis l’même t-shirt blanc, ce serait plate, on s’questionnerait pu. Vivement les looks ratés, les looks nichés, les looks qui dérangent et tout ce qui vient avec. (Vive Safia, aussi.)

Tirer du gun… Idéalement ce serait juste des grosses balles en caoutchouc (comme dans une scène de Bon Cop 2 au début, d’ailleurs.) Utopiquement, on n’aurait aucune raison de parler de ça aux nouvelles, sauf pour des actes héroïques.

Encore une fois j’ramène ma job, mais à part pour un rôle je n’veux rien savoir d’avoir un gun dans les mains, même que ça m’angoisse de savoir qu’autant de gens en ont en leur possession.

Demande de pardon… Pardonner, oui, soi-même et les autres, afin d’avancer (pas à tout prix quand même, y’a des choses qui ne se pardonnent pas, j’vous apprends rien.) Par contre je ne crois pas que ça devrait devenir une habitude, demander pardon pour tout. C’t’important quand c’t’important (j’suis éloquente!), mais faut pas non plus l’demander aux deux phrases. Je n’aime pas ça les gens qui s’confondent en excuses pis qui demandent pardon à chaque petite affaire, go, plonge, assume, ou fais-le pas. Ben oui j’te pardonne, tu n’as rien fait.

J’enquêterais sur… Euh, aujourd’hui, sur rien pantoute. J’écouterais une série ou j’commencerais mon potager (si l’soleil peut s’pointer plus qu’une heure à la fois). Pis ce soir, j’irais voir Bon Cop (haha!). La chose que je fais qui se rapproche le plus d’une enquête c’est stalker quelqu’un en profondeur. Me perdre dans Instagram afin de connaître la vie entière (ben presque) de quelqu’un, pis j’avoue que j’pas pire.

Une raclette entourée de… Juju toujours (Julianne Côté). Ma famille, parce que maudit qu’nos horaires ne concordent pas assez souvent pis que j’les aime. Simple de même. Famille et amis en même temps aussi, pas d’problème. (Faut garder une plaque végé, par exemple.)

Amour de vacances… Amour de vacances? Je ne sais pas, quoi amour de vacances? Si j’en ai déjà eu? Euh, ben oui sûrement, quelques crush de 3 minutes et demie avec lesquels je m’imagine refaire ma vie, mais finalement non. Mais oui, j’suis allé quelques fois en vacances à l’extérieur du pays en amoureux et j’aime ça. Profondément même. Être loin, oublier Donalda (façon de parler, je l’aime tellement), manger des délices, boire des délices et passer plus de temps dans les yeux de l’autre que sur mon cell’. Marcher trop (devoir m’acheter des nouveaux souliers pour cause d’ampoules, youpi.), s’aimer plus, virer quétaine (comme en c’moment).

Dans le bois… une demi-heure oui, haha. J’mentirais de dire que c’est l’endroit ou j’me sens le mieux au monde pis que j’ai toujours envie d’y aller, mais bien accompagnée, j’dis pas non à 2-3 nuits d’camping. J’dis pas souvent non aux aventures pis aux défis, en général. Selon moi, la plus belle chose une fois dans l’bois c’est les étoiles, ça me fascine. Pis si t’as une guitare ben amène-là pour vrai, ce serait parfait.

J’aurais voulu… eh mon dieu. Plein d’affaires. Chaque jour j’ai des grandes (pas tant que ça) idées. Mais en même temps il me semble que j’suis jeune pour dire “j’aurais voulu”. Quoi, je n’ai pas pu? J’ai encore le temps de faire plein de choses, du moins d’essayer. À part peut-être parler 7 langues pis faire des triathlons, ce qui serait vraiment le fun. Encore là j’pourrais peut-être, mais j’aurais pu de vie sociale. En fait j’aurais voulu, ou plutôt j’voudrais avoir 3-4 vies. Ça, ce serait vraiment parfait.

La petite fille ligotée à une bombe qui criait sa vie dans le premier Bon Cop Bad Cop a pas mal grandi. Et sous l’oeil du public en plus, ça aurait pu mal virer. Une enfant-vedette, ça peut mal virer. (Allô Macaulay Culkin!)

Mais Sarah-Jeanne a une tête sur les épaules et les pieds bien ancrés sur terre, qu’ils soient dans des escarpins Yves Saint-Laurent ou dans des pantoufles en laine qui sentent le feu de bois. Pas facile d’être l’idole des jeunes, la belle réussit à garder une image sans faille, tout en étant capable de vivre sa vie comme elle l’entend. Oui, on voudrait tous être son amie, mais au pire, on va continuer de la voir s’épanouir sur nos écrans pour encore de nombreuses années. Pis juste ça, c’est une bonne nouvelle.

Pour lire un autre texte d’Antoine Desjardins: «Complète la phrase avec Julianne Côté».

Je pense donc je sue.

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