Complète la phrase avec Guy A. Lepage

Quand il donne son opinion, tout le monde en parle…

Si y’en a ben un qui est encore plus fier de Montréal que Denis Coderre, c’est Guy A. Lepage.

Born and raised dans la métropole, celui qui a animé plusieurs fois le spectacle de la fête nationale au Parc Maisonneuve a même ouvert un restaurant en plein cœur du Quartier des spectacles. Sa série Un gars, une fille montrait le typique petit couple montréalais dans à peu près tous les lieux imaginables de la métropole. Et les membres de RBO se sont rencontrés dans les couloirs de l’UQAM.

On donne la parole à quelqu’un qui normalement n’attend pas d’autorisation pour la prendre.

Bref, plus montréalais que Guy A, c’est un smoked meat qui traine dans une ruelle verte.

Le «Pape du Plateau» (Allo Éric Duhaime!)  aura une occasion de plus de déclarer son amour à sa ville puisqu’il animera le mois prochain un immense spectacle au Centre Bell qui réunira plusieurs artistes de différents domaines. Ça va de Louis-José Houde à Diane Dufresne, en passant par Gad Elmaleh et Dead Obies. Une programmation aussi hétéroclite et colorée que la faune urbaine au parc Laurier un après-midi de juillet. Les slacklines en moins.

Chez URBANIA, on a voulu collaborer avec Guy A. pour un article «Complète la phrase…» sous le thème de Montréal. On commence des phrases, il les termine. Un peu comme les cols bleus qui s’affairent à boucher les nids-de-poule, on fait la job à moitié.

Dans les ruelles de Montréal… on trouve des fleurs, des tricycles et des seringues.

On donne la parole à quelqu’un qui normalement n’attend pas d’autorisation pour la prendre. Comme un conducteur qui s’engage dans ta voie sur la 40 sans t’avertir.

Montréal, ville de… foodies et de crève-la-faim.

Le symbole de Montréal… c’est un cône orange qui croise un parcomètre.

Si j’étais maire, ma première décision… serait de donner un gîte aux indigents.

MTL pourrait aussi être une abréviation pour… Modes de Transport Lamentables.

Le multiculturalisme montréalais… enlèverait bien des arguments aux xénophobes provinciaux.

La construction partout nous… permet de parler d’autre chose que de la météo.

Quand je croise un pitbull, je… prends mon fils dans mes bras.

Si j’étais un quartier de Montréal… je serais Hochelaga-Maisonneuve. Je me suis gentrifié, mais je n’oublierai jamais d’où je viens.

Quand Montréal tousse, le reste du Québec… pogne la grippe.

Montréal manque de… berges aménagées.

Je me sens Montréalais quand… je voyage dans le monde et qu’on me demande d’où je viens. 

Dans les ruelles de Montréal… on trouve des fleurs, des tricycles et des seringues.

Lieu de culte… devenu condo de luxe.

La Ville aux cents… abris (!)

Dans 375 ans, Montréal… sera encore dix fois plus grosse que Québec.

Comme a déjà dit un célèbre poète montréalais: il ne s’enfarge pas dans l’dos de la cuillère. Qui de mieux que Guy A. Lepage pour remettre le point sur le i et la barre sur le t de Montréal. Ok mettons l’accent sur le é parce que y’a pas de i. Malgré quelques critiques acerbes, et somme toute justifiées, il y a chez lui une réelle affection envers la ville qui l’a vu naître. Montréalais, montréalaises et tous les autres, vous êtes appelés le 17 mai pour, comme Guy A. Lepage, dire à Montréal: «t’es pas parfaite, mais on t’aime pareil.»

Pour lire un autre texte d’Antoine Desjardins: «Complète la phrase… avec Julien Lacroix».

Je pense donc je sue.

Du même auteur