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Comment être un bon employé (et un bon employeur) quand on veut changer le monde

Ou comment l’entreprise Alvéole fait bourdonner sa ruche différemment.

9 septembre 2019
Présenté par
Aire Commune
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Quatre95 et Aire commune s’unissent pour vous présenter des entrepreneurs et entrepreneuses qui pensent en dehors de la tirelire.

Est-ce que les gens qui se sont déjà fait virer font de bons boss?

Si l’on se fie à l’histoire d’Étienne Lapierre, l’un des cofondateurs d’Alvéole, une entreprise qui souhaite voir les abeilles butiner partout en ville, oui!

Entreprise? « Projet social avant tout », vous dirait le jeune entrepreneur.

« Lorsque j’ai installé ma première ruche en ville, j’ai vu l’impact que ça avait sur les autres humains, sur les voisins, sur le quartier… j’ai vu qu’on pouvait reconstruire un pont avec la nature, même en milieu urbain. »

C’est à ce moment-là, du haut de ses 22 ans, qu’il a décidé de lancer Alvéole avec deux de ses amis. L’entreprise propose à des acteurs de toutes les strates de la société d’installer des ruches, d’apprendre l’apiculture et d’en ressortir avec quelques pots de miel. Écoles, entreprises, organismes à but non lucratif, tout y passe!

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Donner de l’autonomie quand on n’en a pas (trop) eu

Durant ses études, Étienne maniait le saxophone comme la truelle. L’agriculture urbaine, il connaissait déjà ça. Mais il a toujours eu ben de la misère à trouver son compte en tant qu’employé.

« J’avais envie de créer un moule qui était plus participatif, souple, et très humain. De valoriser l’autonomie. »

Pourquoi? « Ça revient beaucoup à l’autonomie. Donner le pouvoir à l’employé de se réaliser et d’apprendre. C’est ce dont j’avais besoin. » C’est donc, entre autres, pour pouvoir se réaliser, mais aussi pour donner la chance à d’autres de le faire, qu’il a réfléchi à une structure différente pour son entreprise. « C’est important de travailler d’abord pour quelqu’un pour pouvoir savoir c’est quoi être employé. »

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« J’avais envie de créer un moule qui était plus participatif, souple, et très humain. De valoriser l’autonomie. » De donner à tous l’impression de créer quelque chose qui va rester, qui va durer. « On est comme une tribu et on a un but commun. » Une tribu de 60 personnes, et qui s’agrandit chaque mois.

Il se rappelle encore quand son équipe et lui ont engagé leur première employée. « On se disait que c’était complètement ridicule d’engager quelqu’un, qu’on pouvait le faire nous-mêmes. » Six ans plus tard, elle est passée de la réception à directrice générale avant de quitter pour aller travailler dans un autre pays.

Et si on veut ramener du miel, nous aussi?

Écouter parler Étienne, ça donne envie de rejoindre l’une de ces entreprises innovantes qui ont la collectivité à cœur. Qui, avant d’être une business, veulent raconter quelque chose.

« On recherche la passion, aussi. Ça ne s’invente pas, ça. Quelqu’un de curieux. »

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On lui a donc demandé quel genre d’abeilles il recherche lorsqu’il veut agrandir sa ruche. Et, évidemment, ça passe par une histoire. « Une abeille, c’est un insecte qui, toute sa vie, va donner le meilleur d’elle-même pour la collectivité. Tout ce qu’elle va faire, c’est ramener des nutriments pour que la ruche survive à l’hiver. »

Ainsi, pour pouvoir collaborer à un tel projet, ça prend une bonne dose d’humilité. « C’est des gens qui ont vécu des expériences, qui ont voyagé. Qui ont vécu, puis réalisé des choses par eux-mêmes. » Qui peuvent les partager sans se prendre la tête. « On recherche la passion, aussi. Ça ne s’invente pas, ça. Quelqu’un de curieux. »

En ce sens, la personnalité prime sur l’expérience pratique, puisque ça permet de mieux adhérer à la culture de l’entreprise. « On ne peut pas se regarder le nombril si on veut que les gens écoutent et travaillent avec nous! »

Faire bourdonner la ruche

S’il avoue qu’il est encore en train d’apprendre l’art du management, pour lui, une ruche efficace passe d’abord par des objectifs clairs et la transparence. « Tout le monde est au courant de nos objectifs chez Alvéole. Tu peux demander aux apiculteurs, au service à la clientèle, à la production, aux opérations. »

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De cette manière, les employés savent où l’entreprise va et se sentent en mesure de collaborer, d’amener des idées. Puis, c’est d’avoir beaucoup d’écoute, d’aider la personne à atteindre son plein potentiel.

La passion d’Étienne est contagieuse. Et clairement, ça marche, parce que les abeilles d’Alvéole se retrouvent dans six villes canadiennes et une ville aux États-Unis. « Et il n’y a aucun modèle sur lequel se baser! On est une entreprise qui offre quelque chose qui n’existe pas dans le monde, du moins pas à notre échelle. »

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Venez rencontrer Étienne Lapierre le 10 septembre au premier Lunch & Learn présenté par Quatre95 à Aire commune dans le cadre du mois de l’entrepreneuriat.

*En cas de pluie, l’événement sera déplacé à l’espace de coworking Temps libre*

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