Charlie Aussant

Un genre d'hommage au chef de parti à qui on refuse, encore et toujours, le droit de faire voler son cerf-volant.

Après la partie de «Qui est le moins fiable?» de Jean Charest et François Legault jouée sur les ondes de TVA, la coqueluche Françoise David, Jean-Martin Aussant et Miguel Tremblay, candidat d’O.N., échangeaient quelques mots dans le studio de CIBL.

Finalement! Un semblant de débat pour Aussant qui, depuis le coup d’envoi dans la campagne, se distingue en étant… le candidat le plus malchanceux de la bande.

Une nouvelle preuve? Des quatre volets discutés lors de l’émission spéciale de CIBL, Aussant ne se manifeste (par téléphone!) que lors d’un seul (celui sur la souveraineté). Son collègue Tremblay, lui, était omniprésent. On offre finalement un micro à Aussant, une opportunité de se frotter à la surprise de la campagne, et celui-ci se retire (ou laisse la place, l’animateur est nébuleux à ce sujet) à mi-chemin; laissant Tremblay se faire souffler par la comète David (il s’est bien défendu, bien sûr, mais avouons-le : il n’a pas le charme tranquille de la dame de Québec Solidaire).

Bref, si le PQ a son abyssale chanson de rassemblement signée Nelson Minville, Option Nationale, elle, devrait opter pour le thème de la série Peanuts, car Aussant est le Charlie Brown de la politique québécoise!

Le type est élu à l’Assemblée nationale, on lui refuse tout de même un podium au débat de la SRC ET une chaise aux face-à-face de TVA. Il demande une injonction et celle-ci ne colle pas. Il se lance donc à l’assaut des médias sociaux en compagnie de ses fanatiques… et le compte Twitter du parti est bloqué pendant quelques heures; le système de sécurité de la plateforme croyant assister à une quelconque attaque informatique tant le compte était actif et animé par différentes personnes au même moment. Pire encore, le candidat vedette vient TOUT JUSTE de prendre la tête dans son propre comté selon un récent sondage (et, comme les prédictions sont incroyablement serrées dans Nicolet-Yamaska, il est vraiment trop tôt pour sabrer le champagne). T’sais, tout ce que le gars veut, c’est «s’amuser» avec les autres chefs, mais les aléas de la campagne font que celui-ci se retrouve constamment au pied de l’arbre bouffeur de cerfs-volants. Pauvre Charlie Aussant! Je déconne pas mal avec le cas d’Aussant, mais je dois avouer que j’admire la ténacité du bonhomme. Même que, selon la fameuse boussole électorale de la SRC, sa plateforme est celle qui me colle le plus à la peau. Bien que je doute qu’Option Nationale passe le test le 4 septembre prochain (à l’heure actuelle, le site de projection Too Close Too Call prévoit que le parti récoltera 2.7 % des intentions de vote; soit 0 siège), j’espère que l’idée «pas si folle que ça» du chef demeurera tout de même dans l’inconscient collectif par la suite…

Mais bon, comme le hasard s’acharne sur O.N., le fait que j’habite Gouin – un no man’s land pour le parti qui a préféré ne pas présenter de candidats afin de ne pas nuire à Q.S. – fait en sorte que même si je le voulais, je ne pourrais voter pour son candidat!

T’sais, quand ça va mal!

Par conséquent, je suis maintenant déchiré entre le compétent Nicolas Girard du PQ et la fameuse Françoise David.

À suivre!

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