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Changer d’air pour mieux vivre son métier?

Trois parcours qui montrent qu’un changement de milieu peut transformer le quotidien en éducation.

14 septembre 2026
Présenté par
Centre de services scolaire de la Baie-James
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Parce que l’herbe peut être plus verte ailleurs, URBANIA et le Centre de services scolaire de la Baie-James s’unissent pour présenter une autre façon de vivre – et d’exercer – les métiers de l’éducation.

Lorsqu’il est question du milieu de l’éducation, on entend souvent parler de pénurie, de surcharge, d’épuisement professionnel et de manque de ressources. Et si une partie de la solution passait par le choix du lieu où l’on exerce son métier?

Situé dans le Nord-du-Québec, le Centre de services scolaire (CSS) de la Baie-James sert notamment les communautés de Chibougamau, Chapais, Lebel-sur-Quévillon, Matagami et Radisson. Un territoire immense fait de forêts, de lacs et de grands espaces, où de nombreux membres du personnel scolaire ont choisi de s’établir.

Dans les témoignages de trois employés de ce CSS, une idée revient constamment : là-bas, le métier semble retrouver un peu d’air.

Quand un projet d’un an devient une vie

Comme plusieurs personnes arrivées dans la région, Martin Noël n’avait pas prévu rester. Originaire de Brossard, cet enseignant en éducation physique est arrivé à Chibougamau avec l’idée d’y passer une année. Quinze ans plus tard, il y est toujours. « J’étais parti pour un an. Finalement, je me suis attaché aux gens, à la région. Ça peut avoir l’air simple, mais ici, on a l’impression de vraiment vivre la vie. »

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Ce qu’il remarque, c’est le temps qu’il a retrouvé. Le temps de revenir dîner à la maison. Le temps de faire des activités avec son fils après le travail. Le temps d’aller au lac ou au chalet sans gaspiller des heures dans le trafic. « Tout est proche : la ville, la nature, le travail. Je roule 20 minutes et je suis au chalet. »

C’est le même constat que fait Corinne Clermont, aujourd’hui directrice de l’école Bon-Pasteur, à Chibougamau. Elle aussi était arrivée pour un séjour temporaire. « Je disais à tout le monde : je reste juste un an… Mais, après une semaine, je me sentais déjà chez moi. » Ce qui l’a convaincue de rester? La confiance qu’on lui accordait et l’esprit d’entraide qu’elle a trouvé dans son milieu de travail. « Ici, les gens sont disponibles. Tout le monde s’aide. On travaille ensemble. »

Plus de proximité, moins de lourdeur

Changer de région, c’est une chose. Mais plusieurs des personnes rencontrées disent que ce sont surtout les conditions de travail qui ont transformé leur quotidien. Dans les petites écoles de la région, les équipes se connaissent bien. Les projets se mettent en place rapidement. « Les directions nous font confiance », raconte Martin. « On peut proposer des activités et prendre des initiatives. La plupart du temps, la réponse est oui. »

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Cette proximité se ressent aussi auprès des élèves. Dans son école d’environ 150 élèves, Martin connaît presque tout le monde. « Je vois les jeunes grandir. Je les croise à l’épicerie, au parc. Ça crée des liens de confiance qui changent beaucoup de choses. »

Corinne observe le même phénomène. « Nos éducatrices connaissent tous les élèves. Les enseignants les connaissent bien aussi. Quand un jeune vit quelque chose, on peut se parler et intervenir ensemble. » Dans un contexte où plusieurs écoles cherchent à mieux accompagner les élèves ayant des besoins particuliers, cette proximité devient un avantage important.

Des ressources qui permettent de respirer

Bien sûr, la Baie-James n’échappe pas aux défis qui touchent le réseau de l’éducation. Mais bon nombre des personnes rencontrées soulignent que le CSS bénéficie de ressources qui permettent de mieux soutenir les équipes.

Arrivée de France il y a un an avec son conjoint et sa fille, Mélanie Carré enseigne aujourd’hui à Chapais. Après 10 ans dans le métier, elle a rapidement remarqué une différence. « Je ne me sens pas seule. J’ai énormément de soutien autour de moi. » Elle donne un exemple concret : la présence régulière d’une éducatrice dans sa classe. « La majorité du temps, une éducatrice m’accompagne pour la gestion de classe. Ça aide énormément. »

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Pour Corinne, cet accès à diverses ressources augmente réellement la capacité des équipes à intervenir rapidement auprès des élèves. « Le réseau est tissé serré. Les intervenants connaissent les jeunes personnellement. Ça facilite énormément le travail. »

Un autre facteur qui permet de respirer, c’est la qualité des infrastructures du secteur. Des écoles neuves, rénovées et bien entretenues. Martin souligne d’ailleurs la taille impressionnante des cours d’école, qui permet toutes sortes d’activités.

Sans prétendre que tout est parfait, les trois témoignages convergent vers le même constat : lorsqu’on dispose des ressources, du soutien et des espaces nécessaires, il devient plus facile de mieux faire son métier et de se concentrer sur ce qui compte vraiment.

La nature comme collègue de travail

Un sujet qui revient sans cesse dans les témoignages est l’omniprésence de la nature. Mélanie raconte que c’est l’élément qui les a convaincus, elle et les membres de sa famille, de traverser l’Atlantique. « Quand je me rends au travail le matin, tout ce qui défile par la fenêtre, c’est de la forêt! C’est vraiment fabuleux. » Depuis son arrivée, elle a aperçu des ours, des orignaux et même des traces de lynx avec sa fille. « C’est magique! »

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Quant à Martin, l’accès aux espaces naturels est devenu essentiel à son équilibre. « Mon stress quotidien a tellement baissé. Je sors beaucoup, été comme hiver. » Même l’hiver, souvent perçu comme un obstacle, finit par devenir un terrain de jeu. Raquette, ski de fond, motoneige, promenades en forêt : plusieurs découvrent qu’il existe une différence entre subir l’hiver et l’habiter. « Quand nous sommes arrivés, on nous a dit : “Il n’y a jamais de mauvais temps – seulement de mauvais choix de vêtements pour le temps qu’il fait!” », raconte Mélanie en riant.

Une communauté qui adopte les nouveaux arrivants

Quitter sa région ou son pays n’est jamais banal.

Tous reconnaissent que l’éloignement de la famille représente un défi. Mais ils racontent aussi que la communauté prend rapidement le relais. « Les gens sont accueillants », affirme Martin. « Les nouveaux enseignants sont souvent surpris de constater à quel point on est présents pour eux », ajoute Corinne. « On leur demande comment ils vont, comment on peut les soutenir à l’école et dans la communauté. »

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Mélanie confirme : « Il y a beaucoup d’entraide, autant au travail que dans la vie quotidienne. Les gens sont là. » Au fil du temps, ce qui devait être une parenthèse devient parfois un nouveau point d’ancrage. Un nouveau chez-soi.

Changer d’air pour mieux accompagner

Personne ne prétend que la Baie-James détient la solution universelle à tous les défis du milieu scolaire. Mais les témoignages recueillis montrent que l’environnement de travail y constitue un énorme avantage. Des ressources accessibles. Des équipes qui se connaissent. Des projets qui peuvent avancer. Le trajet du retour à la maison qui se termine au bord d’un lac plutôt que dans un bouchon de circulation. Et suffisamment d’énergie en fin de journée pour profiter de la vie à l’extérieur du travail!

Parfois, changer d’air, c’est aussi redécouvrir pourquoi on a choisi ce métier au départ.

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Envie de découvrir les possibilités de carrière du Centre de services scolaire (CSS) de la Baie-James? Consultez son site Web.

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