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Ces cerveaux qui changent notre quotidien

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URBANIA et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) s’associent pour vous montrer que la recherche au Québec, c’est un fantastique terrain de jeu!

Quand vous pensez à un.e chercheur.euse, est-ce encore le savant fou de Rick and Morty qui vous vient en tête? On a parfois l’impression que le monde de la recherche est très loin de notre réalité. Pourtant, même s’il.elles travaillent dans l’ombre, les chercheur.euses sont partout autour de nous. Qui sont ces gens et que font-ils, concrètement? J’ai parlé à trois chercheur.euses qui œuvrent dans des domaines complètement différents pour mieux comprendre leur travail.

La Jedi de la science

Des trois, Elissa Haddad est probablement celle qui se rapproche le plus de l’image qu’on se fait du scientifique geek qui travaille en labo, elle qui fait son doctorat en optique au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’INRS. Ça veut dire quoi, exactement? Qu’elle travaille avec des lasers et étudie leur interaction avec la matière. Je lui dis à la blague que le seul laser que je connais est celui avec lequel joue mon chat. Elle éclate de rire. Fiou! « Je trouve aussi que c’est comme un jeu, des fois! », me confie-t-elle en m’expliquant qu’elle doit souvent faire se refléter les faisceaux lumineux dans des miroirs. Avoir su, moi aussi, je serais devenue une « geek qui travaille en labo »!

«Le mythe du chercheur qui ne compte que sur son intelligence supérieure pour arriver à ses fins est un peu un dépassé. Bien entendu, il faut avoir des neurones bien actifs, mais la recherche, c’est avant tout énormément de travail et de persévérance.»

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D’ailleurs, quand je lui demande s’il y a, selon elle, un stéréotype du chercheur, elle me parle en riant du savant fou antisocial. Pourtant, ce n’est pas du tout comme ça qu’elle se perçoit : « Je n’aime pas travailler toute seule. En fait, en labo, on travaille toujours avec d’autres personnes. » Et s’il y a une caractéristique commune qui les définit, elle et ses collègues, c’est qu’ils sont tous têtus. Pas le choix! Il arrive (très) souvent que leurs travaux n’aboutissent pas du premier coup, me dit Elissa, qui poursuit en m’expliquant que « le mythe du chercheur qui ne compte que sur son intelligence supérieure pour arriver à ses fins est un peu un dépassé. Bien entendu, il faut avoir des neurones bien actifs, mais la recherche, c’est avant tout énormément de travail et de persévérance. C’est un milieu beaucoup plus accessible qu’on pense ». Je la laisse donc retourner à ses lasers, et ne peux m’empêcher de me tourner vers mon chaton : « Toi, tu avais tout compris depuis le début! »

Le justicier social

Il répond à mon appel entre deux réunions. Il n’a pourtant pas l’air pressé : sa voix est chaleureuse, et son accent anglo a quelque chose d’apaisant. Nathan McClintock est un chercheur – professeur en études urbaines –, mais je préfère dire qu’il est justicier social. Parce que ses journées, il les passe à décortiquer les rapports entre les populations urbaines et leur environnement. Il observe les changements qui s’opèrent dans les villes, l’embourgeoisement de certains quartiers, puis analyse les inégalités dont sont victimes certaines communautés. « On a souvent cette idée qu’il faut promouvoir certains modes de vie, mais il y a toujours des gens qui sont laissés de côté. Ce n’est vraiment pas tout le monde qui a la possibilité de donner son opinion », m’explique le géographe de formation.

«On a souvent cette idée qu’il faut promouvoir certains modes de vie, mais il y a toujours des gens qui sont laissés de côté. Ce n’est vraiment pas tout le monde qui a la possibilité de donner son opinion.»

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Dans la « vraie vie », quel impact peut bien avoir le genre de recherches qu’il mène? Il me donne en exemple cette fois où, à Portland, il a rencontré de jeunes hispters écolos qui s’appliquaient au verdissement d’un quartier en voie d’embourgeoisement, une initiative louable à première vue. Seul bémol : le petit groupe n’avait pas consulté la population avant de lancer la réalisation du projet. Nathan le Justicier a alors aidé ces jeunes à réorienter leur travail et leur a donné des ressources pour encourager la discussion avec les résidents.

Pour Nathan, le pouvoir des idées est incontournable. Si on ne prend pas le temps de réfléchir à la théorie, les choses ne changent pas dans la pratique. L’un ne va pas sans l’autre!

L’amoureuse de l’environnement

Depuis qu’elle est toute petite, Valérie Langlois se passionne pour l’écologie. Aujourd’hui, elle est professeure en écotoxicogénomique au Centre Eau Terre Environnement de l’INRS et directrice du Centre intersectoriel d’analyse des perturbateurs endocriniens. Wow! Prenez le temps de relire la phrase précédente au complet avant de continuer, on va tout vous expliquer.

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En gros, le travail de Valérie est d’étudier les effets de certains contaminants sur des êtres vivants comme des poissons et des oiseaux. Si l’enseignement est son mandat principal, plusieurs des équipes avec lesquelles elle travaille œuvrent sur le terrain. Elle me parle avec passion de leurs colonies de grenouilles ou de poissons et de leurs études qui analysent les effets des pesticides sur la population marine.

Tous les projets dont elle me parle avec enthousiasme me semblent non seulement pertinents, mais aussi très actuels. Analyser l’effet du bitume dilué sur les fous de Bassan pour trouver des solutions aux déversements de pétrole dans l’océan, y a-t-il un sujet plus 2020 que ça?

«Je crois que le fait que les médias ne demandent plus seulement à des hommes blancs plutôt âgés et portant un sarrau de leur accorder des entrevues améliore l’image de la recherche en général.»

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Et même si son titre est un peu intimidant à première vue, Valérie croit qu’il y a beaucoup moins de stéréotypes liés au métier de chercheur qu’avant : « Je crois que le fait que les médias ne demandent plus seulement à des hommes blancs plutôt âgés et portant un sarrau de leur accorder des entrevues améliore l’image de la recherche en général. » Selon elle, la population perçoit les chercheurs comme des gens rigoureux, sans biais ni conflits d’intérêts. Une perception qui colle tout à fait à sa réalité.

Des chercheur.euses, il y en a vraiment pour tous les goûts. Et je comprends encore mieux en parlant avec eux que peu importe s’il.elles sont en laboratoire ou sur le terrain et s’il.elles travaillent avec des lasers, des humains ou des animaux, on a besoin d’eux partout. Rick, tu peux aller te rhabiller!

***

La lecture de tous ces profils vous a allumé? Sachez que l’INRS propose une expérience en recherche hors du commun, ouverte sur le monde et dont les effets sur la société sont bien réels. On y compte 26 programmes de maîtrise et de doctorat diversifiés ainsi que des stages de premier cycle pouvant convenir à un très grand nombre d’étudiants, peu importe leur centre d’intérêt. Découvrez ici toutes les possibilités qui s’offrent à vous

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