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Carnet de bord d’une fin de semaine en refuge réussie

Carnet de bord d’une fin de semaine en refuge réussie

Tout ce qu’on a fait (et tout ce qu’on aurait dû faire) pour cette première expérience.

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Ça faisait longtemps que j’avais envie d’initier mon chum aux nuitées en refuge.

Le week-end dernier, c’est donc par un beau -14 degrés ensoleillé qu’on s’est lancés dans cette aventure dans le Sentier des Caps. Avec pour destination le refuge du Cap Gribane, mon copain et moi avons choisi d’y aller en course en sentier, ma nouvelle passion.

Je vous explique comment le tout s’est déroulé, tout en en profitant pour vous donner quelques conseils au passage.

La préparation pré-expédition

Avant de débuter, on fait un petit arrêt aux Trois Becs, qui propose une grande offre de plats déjà préparés sous vide, de sandwichs et de petites pâtisseries qui donnent le goût de devancer l’heure du dessert. On a donc pris du riz, des carottes nantaises, une bavette de bœuf avec une sauce au poivre, du porc au bacon et aux pommes, et un gratin dauphinois.

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Opter pour des plats sous-vide ou des sacs de nourriture déshydratée permet d’assurer un repas équilibré sans avoir à traîner plein d’ingrédients qui risquent d’alourdir vos sacs, et nécessitant plusieurs étapes de préparation. D’ailleurs, si vous n’avez jamais dormi en refuge, sachez que souvent, aucun équipement de cuisine n’est fourni et c’est à vous de traîner vaisselle, ustensiles et plats de cuisson. Pour cette raison, je vous recommande de valider avec l’établissement ce qui est inclus dans le refuge afin de planifier vos repas en conséquence.

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Ce petit arrêt nous permet de nous assurer que le soir, nous aurons un souper à la fois équilibré et délicieux, parfait après un effort physique. Le vrai luxe, quoi! Si jamais vous voulez convaincre votre ami.e ou votre partenaire de dormir dans les bois, planifier un repas savoureux peut être un argument qui fera pencher la balance. Avant d’enfiler nos souliers de course, on en profite également pour manger un wrap végan ainsi qu’un sandwich sur pain ciabatta.

Une fois les chaussures enfilées et les sandwichs dévorés, direction l’accueil du Sentier des Caps, pour y déposer nos sacs de voyage contenant notre équipement de camping et pour dormir, le sentier offrant un système de transport de bagages. Si vous vous sentez intimidé par l’expérience, c’est une option qui devrait vous plaire.

Le sentier jusqu’au refuge

Arrivés au stationnement 1, on enfile notre ensemble multicouches et notre sac à dos de course. Mon copain et moi transportions chacun un petit sac ajusté contenant des vêtements de rechange, de l’eau et des collations pour la route.

Notre course débute dans les premières heures d’un après-midi ensoleillé et légèrement enneigé. La neige se trouvant sur les premiers mètres du sentier est bien tapée. On sillonne entre les arbres, nous permettant quelques arrêts en bordure du lac Saint-Tite. Après 2 km, on rejoint le sentier Cap-Gribane, qui s’étend sur environ 7 km, et c’est à ce moment que nos rêves de traverser le sentier à la course s’évaporent.

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Cette partie du trajet étant moins fréquentée, la course fait tranquillement place à la marche. Heureusement, trois randonneurs français étaient passés en raquette un peu avant nous, rendant le chemin plus praticable. Par contre, après une brève pause pour admirer la vue, nous les rattrapons et nous voyons forcés de paver le chemin, malgré la neige qui arrive à nos genoux.

Nous avions été mis en garde par rapport à l’état des sentiers, qui n’avaient pas été empruntés depuis la tempête, mais étant du genre optimiste, nous avons quand même décidé d’y aller à la course. Ayant pensé à apporter des bas de rechanges, des vêtements plus chauds et des hot shots, on se sentait d’attaque, mais il nous aurait plutôt fallu des guêtres, des bâtons de randonnée et des raquettes pour attaquer cette partie du sentier.

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Voici une première leçon apprise lors de cette sortie : apporter toujours plus d’équipement que pas assez. Dans ce cas, on aurait clairement dû apporter des raquettes et des bâtons de randonnée. C’est bien beau d’espérer qu’il fera beau et que les sentiers seront tapés, on demeure toujours à la merci de Dame Nature. Aussi, il aurait fallu contacter le centre d’accueil avant de quitter afin de valider l’état des sentiers, et donc de s’assurer d’avoir tout le nécessaire avec nous. On salue toutefois nos souliers Norda qui ont su garder nos pieds au chaud même si la neige nous arrivait aux genoux.

Malgré les inconvénients, on parvient à profiter de la vue sur le fleuve, du soleil qui nous accompagne tout au long de la randonnée, et d’un paysage enneigé digne d’un conte de fées!

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L’arrivée au refuge

Les rayons du soleil nous quittent tandis que nous arrivons au refuge. Pendant que mon copain allume un feu pour nous réchauffer, je déballe notre équipement de camping transporté plus tôt (merci, Yves!). Ensuite, on choisit de placer nos tapis et sacs de couchage au deuxième étage du refuge, juste au-dessus du poêle à bois afin de rester bien au chaud toute la nuit. On dépose aussi tout notre équipement de course à proximité du poêle à bois pour le faire sécher. Parce que laissez-moi vous dire qu’après cette sortie sans-guêtres-ni-raquettes, nos souliers étaient pas mal mouillés!

Une fois nos tâches accomplies, on peut enfin profiter du feu et déguster une bière en apéro avec du fromage et du saucisson.

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Prochaine étape? Faire bouillir de l’eau pour réchauffer nos sacs sous vide. Heureusement, une grande casserole est fournie par le refuge alors pas besoin de traîner de l’équipement de cuisine en plus. Quelques minutes plus tard, on peut enfin déguster notre repas à la lueur des chandelles ; quoi demander de plus?

Lorsque le repas est terminé, on range le tout et retournons à l’extérieur admirer les étoiles qui parsèment le ciel.

Le lendemain matin

Au réveil, nous allons à un point d’eau situé à proximité afin de préparer notre café et un classique gruau de camping. J’avais reçu un nouveau kit de camping YETI pour faire du café « drip » et j’avais bien hâte de l’essayer, histoire de mettre de côté l’habituel sachet de café instantané.

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Mon truc pour pimper mon gruau, c’est d’y ajouter des quartiers de pomme et du chocolat noir, histoire de nous énergiser comme il se doit!

Le déjeuner terminé, le moment est venu de tout ramasser, de passer un petit coup de balai, de remettre des bûches à l’intérieur du chalet, puis de ranger notre équipement. Par chance, on peut laisser le tout sur place, puisqu’un employé se chargera de le rapporter à l’accueil.

Pour le trajet du retour, on décide de passer par les trails de ski-doo, qui font aussi office de sortie d’urgence pour se rendre directement au stationnement. Ça nous permet de raccourcir le trajet et de courir sur un terrain bien tapé.

Autre leçon à retenir : identifiez toujours les issues de secours et chemins alternatifs en cas d’urgence. D’ailleurs, si vous enregistrez votre course sur Strava via votre téléphone cellulaire, vous pourrez voir en temps réel votre emplacement sur le parcours, ainsi que les autres trajets possibles. Assurez-vous toutefois de garder votre téléphone au chaud à l’intérieur de votre manteau afin d’éviter qu’il ne gèle et perde de la batterie.

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5 km plus tard, mon chum et moi arrivons au stationnement. On peut maintenant aller se réchauffer pour profiter d’un combo bière et pizza post-sortie.

Une fois réchauffés et rassasiés, on se dirige vers notre prochain cocon, le Chalet sur le Cap, afin d’y déposer nos sacs. Nous y sommes accueillis par Delphine, copropriétaire du domaine, qui nous fait faire un tour rapide du terrain qui surplombe le fleuve Saint-Laurent et L’Isle-aux-Coudres. J’avoue être jalouse de sa vie d’aubergiste qui se délecte de cette vue chaque matin.

Notre petit chalet en bois rond se trouve à l’orée de la forêt et est muni d’une chambre avec un lit double, d’une autre chambre avec deux lits simples, une cuisine entièrement équipée, un salon et une salle à manger avec, en prime, des fenêtres donnant sur le fleuve. Quelqu’un a dit « l’endroit parfait pour jouer au crible »? Je le crois bien.

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La récompense après l’effort

Histoire de bien récupérer et de détendre nos muscles qui ont beaucoup travaillé pendant ces deux journées de course et de randonnée, nous avons été invités à essayer le Spa des Neiges, à Sainte-Anne-de-Beaupré. Sur place, on profite des bains chauds, saunas, hammams et bains glacés. On se gâte même d’une soupe à l’oignon et d’une salade grecque avec un verre de vin pour clôturer ce week-end.

Voici une leçon que je vous offre en bonus : promettre à votre partenaire un après-midi de relaxation au spa après une nuit en refuge pourrait suffire à le.la convaincre de vous suivre en forêt (wink, wink!).

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La journée se conclut alors que nous retournons au Chalet sur le Cap, question de bien se reposer avant de reprendre la route le lendemain.

Malgré les difficultés de la première journée, je crois que les paysages, le spa et les bons repas ont réussi à initier mon chum aux joies des nuits en refuge. D’ailleurs, il a déjà bien hâte à notre prochaine expédition!

*Un gros merci à à Tourisme Côte-de-Beaupré qui nous a gentiment accueillis pour le week-end. À noter que toutes les opinions sur les places visitées sont les nôtres!

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