Bouffe des States : Pop Tarts Gone Nutty ( Chocolat / Beurre d’arachide )

Hugo Mudie teste des produits dénichés dans les plus obscurs temples de la grignotine « made in USA ».

Hugo Mudie, inventeur de la pouzza (fusion entre la poutine et la pizza) et Grand-Duc du glutamate met son expertise au profit des lecteurs d’URBANIA dans cette série où il testera pour vous des produits dénichés dans les plus obscurs temples de la grignotine de niche made in USA. 

Cette semaine, il s’attaque aux Pop Tarts Chocolat et Beurre d’Arachide.

Il y a plusieurs mystères dans la vie. Les aliens, le triangle des Bermudes et certaines questions sans réponse comme « pourquoi je perd toujours mes fucking crayons pousse-mine 0,7mm que je paye plus que 2,50$, alors que je reste pogné avec les criss de crayons de plomb cheap semi en plastique dont la mine pète tout le temps? »

Mais un des plus grands mystères reste, selon moi, la classification de la nourriture dans la catégorie «  déjeuner ». Qui décide ? Tony The Tiger ? Faut pas laisser un tigre animé choisir des enjeux humains. Il connait rien à part une couple de sports.

Pourquoi des œufs et du bacon c’est un déjeuner au lieu d’un souper ? J’imagine que c’est pour faire payer les poules pour s’être levées fucking tôt. Pis qui a décidé de drop des morceaux d’avoine dans du lait ? Surement un alchimiste… en tout cas, une chose que je ne peux m’expliquer, c’est pourquoi c’est accepté dans certaines familles ( la mienne quand j’étais jeune par exemple ) de manger des beignes et autres danoises au déjeuner ?

En quoi un beigne est si différent d’un gâteau ? Parce qu’il a la forme d’un œuf et que les poules se lèvent fucking tôt c’est ça ? Surement pas la faute à l’alchimiste!

-C’est dimanche les enfants… j’ai ramené une douzaine de beignes du Tim. On n’en prend pas plus que trois chaque. 4500 calories direct. Direct au cimetière meurtrier.

Pourquoi des œufs et du bacon c’est un déjeuner au lieu d’un souper ? J’imagine que c’est pour faire payer les poules pour s’être levées fucking tôt.

Mais LE plus grand des mystères dans le monde du déjeuner se trouve assurément dans les Pop Tarts. Cette pâtisserie bancale qui est supposée se manger toastée divise la population. Certains acceptent de la manger de cette façon et d’autres la mange direct sortie de l’emballage, froide, sans la rôtir. C’est mon cas.

J’adorais les Pop Tarts dans ma tendre enfance Repentignoise, mais je me clenchais ça plus comme dessert ou collation en jouant a Excite Bike. Mon frère aimait celles au Choco, mais moi je trippait sur celles aux fraises avec les petits cristaux de sucre su’l top. Ceux juste lisses, c’était de la marde. Ma mère achetait donc les deux sortes. Des fois ça se retrouvait dans mes lunchs au secondaire, au lieu d’une barre tendre ou d’un Passion Flak. Quand ça arrivait, j’étais le king de la café et la valeur marchande d’un seul Pop Tart ( il y en a 2 dans l’emballage ) valait souvent à elle seule un sandwich aux œufs de la mère à Quesnel (très moelleuse et généreuse en garnitures).

Mon frère aimait celles au Choco, mais moi je trippait sur celles aux fraises avec les petits cristaux de sucre su’l top. Ceux juste lisses, c’était de la marde.

It’s back! Comme le dit si bien la boite. Les Pop Tarts chocolat et beurre de peanut ! J’étais pas au courant du hype, mais on est souvent en retard sur nos amis des States. Même si j’étais plus team Fraise Crystal dans mon enfance, cette fusion qui pourrait rappeler une bonne vieille puck de Reese me faisait saliver. Le beurre de peanut et le chocolat c’est comme Domi et Drouin, Tom & Jerry, Sonny et Érik Caouette. Délicieux, peu importe le degré.

Ce qui m’a le plus charmé en ouvrant la boite, c’est de voir les 6 paquets d’emballages brillants. Un peu comme des paquets de cartes de hockey prêt à nous révéler un hologramme d’un Lindros. J’adore l’emballage argent en genre de papier d’aluminium des Pop Tarts, mais pour cette édition spéciale, le directeur artistique à décidé de tout donner et d’y aller dans le gold. J’avais vraiment l’impression d’être en possession d’un produit high end. Ce n’est pas une vulgaire pâtisserie en boite, mais bien un précieux bijou qui reluit jusque sur la lune. Parlant de lune, si j’avais un pouvoir quelconque à la NASA, je mettrais ces galettes mystiques dans la liste de bouffe que les astronautes peuvent amener dans leur mission. Gros buzz (Aldrin).

J’avais gardé de ma dernière expérience gustative le souvenir d’une texture un peu sèche et difficile à avaler sans l’aide d’un liquide. À ma grande surprise, la galette était moelleuse et tendre en même temps. Vraiment une texture magique. Le top d’une crème brulée. Un vrai rêve pour les dents. Le gout de chocolat n’était pas trop relevé. Un genre de Tootsie Roll en biscuit. Respect total. Dans la section givrée centrale se trouvait alors la saveur de beurre d’arachide recouverte d’une espèce de colle / crémage chocolaté que le Bonhomme Pillsbury aurait pu inventer s’il avait un peu d’audace. Mais non, le paresseux reste là à te checker regarder ton four pour voir si ses p’tite criss de buns vont lever. Tout ce qu’il veut c’est ton index qui lui rentre dans son p’tit ventre de pâte dodu. P’tit criss de frais.

Anyway, c’était un délice. Après réflexion de 18-19 heures, j’ai conclu que c’était comme un parfait mix d’un biscuit Thé Social ( wtf le nom de ça dailleurs ) avec un chunk de Tootsie Roll, tartiné de peanut et d’une fine couche de Chocolat fondu de Snickers. Avec évidemment beaucoup d’amour, d’audace et de poussière d’étoiles d’une galaxie qui n’existe même pas encore. Envolez-vous mes anges.

9.5/10

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up

Dans la même catégorie

Microbrasserie du mois  : Dieu du Ciel !

La mixologie, c’est out. Ce qui est dans le vent, c’est la bière de microbrasserie (et définitivement pas l’expression « dans le vent »). C’est […]

Dans le même esprit