Bouffe des « States » : on teste les oeufs dans le vinaigre buffalo

Hugo Mudie testedes produits dénichés dans les plus obscurs temples de la grignotine « made in USA ».

Hugo Mudie, inventeur de la pouzza (fusion entre la poutine et la pizza) et Grand-Duc du glutamate met son expertise au profit des lecteurs d’URBANIA dans cette série où il testera pour vous des produits dénichés dans les plus obscurs temples de la grignotine de niche made in USA. Voici BOUFFE DES STATES.

Cette semaine, il analyse l’œuf Buffalo dans le vinaigre à la façon amish, de la compagnie Jake & Amos, de Myerstown en Pennsylvanie.

On adore détester les États-Unis. La culture en paillettes qui décollent, les chirurgies plastiques sur des nonnes, les guns dans les écoles et Donald fucking Trump. Par contre, une chose est certaine, les Américains nous torchent raide en matière de snacks. En tant que grand amateur de cuisine fusion de dépanneur, je ne peux que m’incliner devant la qualité poétique des mélanges féériques qui brillent sur les étagères des truckstops et des épiceries au sud des frontières. Tout existe en version deep fried. Tout existe en version Buffalo. Tout existe en version bacon.

J’ai toujours été un grand fan des œufs dans le vinaigre. Ma mère en faisait mariner à l’époque dans un méga pot d’olives vide du Club Price et il m’arrivait à l’occasion d’en clencher 3-4 de suite en regardant les Flintstones sur l’heure du dîner au primaire.

En fait, mon amour des œufs est considérable. Je possède d’ailleurs un record relié à cette passion. J’ai déjà consommé pas moins de 14 œufs lors d’une seule visite à la Casa Corfu avec mon frère et mes grands-parents. J’étais lendemain de brosse et je me disais que ça allait me replacer, que de consommer un peu plus de 2000 calories en moins de 30 minutes pour ensuite faire une ride de char jusqu’à St-Lin. J’ai fait une crise de panique. J’ai par la suite limité ma consommation d’œufs à 2 et demi par jour.

En fait, mon amour des œufs est considérable. Je possède d’ailleurs un record relié à cette passion. J’ai déjà consommé pas moins de 14 œufs lors d’une seule visite à la Casa Corfu avec mon frère et mes grands-parents.

Revenons à nos poulets. La compagnie Jake & Amos se spécialise dans les marinades à la façon amish. J’ai opté pour celle de type Buffalo, car je suis un grand fan des trucs épicés en tout genre et aussi de ce gros animal qui semble doux, mais qui fait peur pareil quand il se met à courir en ma direction. Pour ce qui est de la ville de Buffalo, j’y suis allé une seule fois pour faire un show et ça me faisait penser à un mix entre St-Hyacinthe et Pittsburgh. Leur équipe de hockey est rarement excitante depuis le départ de Dominik Hasek.

Le pot (qui contient 5 œufs d’une couleur qui rappelle une classe d’école primaire des années 80) coûte 7,99 $ (USD). On parle donc d’un prix de 1,60 USD par œuf, ce qui doit faire à peu près 2,00 $ CND l’unité.

Lors de ma première bouchée, j’ai eu une impression de viande de type
«intérieur de ravioli Chef Boyardi». Je suis végétarien, donc tout ce qui me rappelle la tendresse d’une bête morte, sans avoir besoin de participer à la souffrance de cette dernière, me fait terriblement du bien au niveau gustatif. J’ai donc vérifié sur l’étiquette (arborant 2 chums de Fred Pellerin cultivant leurs légumes) et non, il n’y avait pas de viande. À ma deuxième bouchée, j’ai compris que la texture de l’œuf, très dure et granuleuse pouvait en effet rappeler la chaire d’une petite bête sournoise.

 

J’ai vérifié sur l’étiquette (arborant 2 chums de Fred Pellerin cultivant leurs légumes) et non, il n’y avait pas de viande.

Le jaune de l’œuf était très petit par rapport à l’épaisseur du blanc (maintenant de couleur «saumon au soleil»). Je croyais être déçu par ses proportions, mais j’ai compris que ces maîtres amish avaient compris qu’en sélectionnant de petits jaunes, l’effet
«shit je vais m’étouffer tellement que le jaune est sec» de l’œuf en vinaigre normal était totalement évacué.

Le goût de Buffalo, cette mystérieuse sauce épicée qui s’agence à merveille avec des ailes de poulet lors d’un match de football, arrive assez tard dans le processus et reste pendant plus de 5 minutes après la bouchée initiale. C’est un aspect positif de cet œuf. Le goût reste 5 minutes après et te rappelle à quel point il est agréable de se régaler de cette merveille de la nature. J’ai failli breaker mon edge et manger 3-4 œufs d’une shot.

8.5/10

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