Une (bonne grosse) poutine à Beyrouth

Quand je te dis les mots “nourriture” et “Liban”, tu penses à quoi? Houmus, tabbouleh, fattouch ? Normal. Mais Beyrouth est définitivement plus surprenante qu’on l’on ne le croit…

Figure-toi qu’au pays des cèdres on trouve un restaurant… de poutines. Coudon !

Moi, je suis Belge, l’an passé j’ai vécu au Québec où j’ai découvert l’incroyable poutine, icône gastronomique. Maintenant, je vis au Liban, et un beau jour, j’ai appris qu’ici aussi (où présentement il doit faire environ 40 degrés de plus que chez toi) on pouvait manger une bonne-grosse-poutine-bien-comme-il-faut.

“Whaaaaaaat ? Une poutine à Beyrouth ?” (ça, ça a été ma réaction). J’ai directement appelé les copains libanais pour leur annoncer la nouvelle.

– (moi très enthousiaste) Venez, on va manger une poutine !

– (eux, assez sceptiques) Une pou-quoi ?

Quand ils ont appris qu’au Québec existait un plat qui porte le nom du président russe, ils ont ri. Bref heureux comme jamais, on est parti chez Marky’s, le roi de la poutine made in Lebanon.

La place!

Au menu, cinq sortes de poutines, des dizaines de burgers et du smoked meat. Pour sûr, ça change du traditionnel shawarma libanais.

On est allé à l’essentiel, une bonne poutine bien classique. On a reçu une montagne de frites, avec de la sauce brune puis du fromage squik-squik. J’étais aux anges.

MIAM

Les copains libanais ont goûté, aimé et léché l’assiette. Test réussi, donc.

La sauce brune était plus épicée ici et beaucoup plus légère aussi. (J’ai fini, puis j’avais même pas mal au ventre, c’est pour dire.)

Marc Kandakji, le propriétaire, est Libanais, mais a passé un bon bout de sa vie au Québec où il est venu étudier. Il y a découvert la poutine et a décidé de partager cette HAUTE ET GRANDE expérience culinaire à ses compatriotes libanais : “On a un peu adapté la recette. Je fais ma sauce moi-même, il y a beaucoup d’épices différentes, cette version-ci n’est pas grasse du tout”, nous a-t-il expliqué. “Même chose pour le fromage, on le fabrique ici dans nos cuisines.” (Il était très fier de m’expliquer ça alors j’ai fait une photo, ohoh.)

La machine à fromage

Mais Marky’s ne fait pas l’unanimité.

Vanessa, Libano-Québécoise a passé 19 ans au Québec et vit au Liban depuis 5 ans, elle déclare formellement “c’est pô d’la vraie poutine, les saveurs ont pas d’rapport, c’est pas la même texture, si tu veux manger d’la bonne poutine, faut aller au Québec c’tout».

Bon. On viendra au Québec alors.

En fouillant la planète web, j’ai découvert qu’en fait d’la poutine, on en trouve à bien des endroits sur Terre… Et ouais, well done les gars, vous avez su vous exporter!

Dans certains hôtels au Mexique, au Panama, à Cuba et même au Costa Rica dans un petit snack tenu par des Québécois. Chez les Ricains, certains restaurants de New York et du New Jersey proposent leur version de la chose, baptisée “Disco Fries”. En Europe, en France, mais aussi à Berlin ou à Londres. Au Maroc, la poutine a fait son apparition récemment, ramenée dans les valises de jeunes Marocains partis travailler et étudier au Québec. En Asie, il y en a au Viêt Nam, en Chine, à Hong Kong, en Corée du Sud et même au Japon.

Envie d’un défi voyage complètement incroyaaaaaable ?

Tu peux partir découvrir tous les endroits où l’on sert de la poutine à travers le monde! Puis, si tu passes par Beyrouth, viens dire salut.

Yalla Bye!

Pour lire un autre reportage Table d’hôte sur la poutine : “Critique culinaire de la poutine MAC Attack” par Rémi Bourget

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