Attention : les bixistes sont de retour !

Le Bixi est un véhicule comme les autres. Au même titre que l’Audi A4, la Toyota Echo 2001, le Dodge Ram de l’année, la Ford Granada 1974, la Harley Davidson Fat Boy ou la Vespa vintage. Et le bixiste est un usager de la route au même titre que l’automobiliste, le camionneur, l’ambulancier, le cycliste du dimanche ou le chauffeur d’autobus.

Il est par ailleurs normal que certaines voies publiques soient réservées à certains types de véhicules. Les autoroutes aux autos. Les pistes cyclables aux cyclistes. Les trottoirs aux piétons. Les champs aux tracteurs. Et les stationnements de centres d’achats aux consommateurs. Mais le reste du temps, les rues devraient être partagées équitablement entre chaque véhicule.

Je répète : « les rues devraient être partagées é-qui-ta-ble-ment entre chaque véhicule. » Véhicule (nom masculin, du latin vehiculum : «moyen de transport») : un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d’un point à un autre.

En principe, ce billet devrait s’arrêter ici.

Mais il y a toujours des hurluberlus qui ne comprennent pas quand on leur explique. Je reprends donc pour eux et pour tous ces enragés qui, dès qu’ils ont un volant, un guidon ou un manche à balais entre les mains, perdent 90 % de leur bon sens et s’imaginent faire partie d’une caste supérieure qui regarde les vulgaires piétons et le commun des autres usagers de la chaussée comme une sous-race.

Autonombriliste pressé, chauffard de taxi, livreurs en liberté, conducteurs à la course, tenez-vous bien, les Bixi ont débarqué en ville… On va recommencer à entendre les pédales grincer des dents et les carburateurs éructer.

Aujourd’hui, petite leçon de bonne conduite à l’usage des bixistes (et des cyclistes cycliques) tellement excités de retrouver leur petite reine qu’ils en ont oublié les bonnes manières.

Comme tout autre moyen de transport commun conduit par une personne sensée, le Bixi devrait se mouvoir sur la chaussée avec prudence, dans les règles de l’art et dans le sens du règlement.

Petit rappel à ce propos aux bixistes qui dévalent la ville vers le centre le matin et ravalent les rues vers leurs condos le soir, certaines voies ont quelque chose d’unique qui semble parfois vous manquer. Je veux parler du bon sens. Le plan simplissime des rues de Montréal vous permet de trouver toujours et jamais bien loin une rue qui va dans le sens où voulez aller. Pourquoi donc vous obstinez-vous à prendre Waverly vers le sud alors que la circulation va vers le nord ou Esplanade vers le nord alors que l’unique sens indique le sud?

Et, s’il vous plaît please, ne me faites pas de finger pour me montrer que le seul sens que vous connaissez c’est celui de la vulgarité. Si je n’avais pas été piéton quand vous avez failli me renverser, ce n’est pas un gros mot que je vous aurais envoyé en pleine gueule, mais le pare-brise de mon VUS.

La semaine prochaine, chers bixistes et cyclistes, je vous apprends à quoi sert un trottoir.

Pour suivre mes délires en roue libre sur Twitter: @pascalhenrard

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