Mathieu Laverdière

Ariel Rebel, Star du Soft Porn

Depuis quatre ans, la galopine érotique du web, Ariel Rebel, en émoustille plus d’un avec ses doigts auto-baladeurs et ses scènes lesbo-coquines. Rencontre avec la belle au look d’écolière en chaleur qui fait rêver les gars d’Urbania (et un peu les filles).

Quel âge as-tu?
Sur mon site, j’écris 20 ans, mais en vérité, j’ai 23 ans.

Comment as-tu atterri dans l’univers de la porn ?

Je suis tombée dedans quand j’étudiais en design au collège Lasalle. J’ai rencontré par hasard un photographe qui m’a demandé de poser topless. Au début, je trouvais l’idée était un peu bizarre, mais j’y ai finalement pris goût. J’ai fait un bon coup d’argent et j’ai trouvé plusieurs contrats rapidement. C’est là que je suis tombée en amour avec le softporn.

Qu’est-ce tu fais? As-tu des exemples ?

Je fais tout ce qui précède la pénétration, en solo-girl ou en girl-girl, mais jamais avec des gars. On se frotte, on s’embrasse, on se touche… c’est du tease !

Et c’est payant ?

Je fais en moyenne 6000$ par mois.

Est-ce que tes parents savent pour ton travail?

Ils sont au courant. Au début, ils l’ont un peu mal pris, mais aujourd’hui, ça va. Ils me font confiance, parce qu’ils savent que je suis sérieuse dans ma démarche et que je ne me laisse pas marcher sur les pieds. Je suis aujourd’hui à la tête de ma propre petite compagnie de «tease» et j’ai mon propre studio photo ici à Montréal.

As-tu un chum ?
Oui, c’est mon photographe!

Est-il jaloux ?
Pas du tout. Au contraire, il est pas mal content de regarder…

Ça se passe comment au lit avec lui?

On a une vie sexuelle normale. On baise quand même souvent. Des fois je suis plus du style défonce-moi et d’autres, plus cuddly. En fait, ça change rien sexuellement pour moi de travailler dans cette business, à part que je consomme moins de porno qu’autrefois. Avant, c’était terrible! Aujourd’hui, je m’excite surtout en regardant des filles avec qui j’ai déjà travaillées ou des hentaï.

C’est quoi la chose la plus étrange que tu as faite?
Souffler un ballon en caoutchouc jusqu’à ce qu’il explose. Je ne sais pas si le client était fétichiste de rubber ou «de la face surprise de la fille quand ça éclate», mais c’était vraiment weird !

Coudonc, quel genre de personnes fréquentent ton site?

Il y a quatre sortes de fans. 1- Le super horny qui veut absolument baiser avec moi et qui m’envoie tout ces fantasmes par courriel. 2- Le maniaque qui va voir ma page MySpace 15 fois par jour et qui me fait des menaces de mort quand je ne réponds pas à ses courriels. 3- Le romantique qui trouve que j’ai lair d’une fille gentille, drôle et intéressante. 4- Le normal qui ne me parle même pas de sexe et qui veut devenir mon ami.

Est-ce que c’est déjà arrivé qu’un client te reconnaisse dans la rue?

Ça arrive, mais les gens sont toujours respectueux. Il y en a qui me regardent de loin et d’autres qui viennent me parler. Une fois, j’étais à la pharmacie et un gars m’a reconnue. Sa face est tombée et ses yeux sont devenus gros comme des deux piastres. Il a bégayé : « Aaaaa…ariel?!» C’est toujours un peu awkward comme moment.

Ok, en terminant, la question pour les féministes : te sens-tu exploitée dans ta job?
J’ai le contrôle la situation. Au contraire, c’est moi qui exploite les gars avec le prix d’abonnement pour un membership sur mon site. Y’en a qui feraient absolument n’importe quoi si je leur demandais!

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