Alexandre Champagne  : l’argent et le divorce, sans tabou

Retour sur les Bajada Dialogues.

L’auteur-compositeur-interprète Jason Bajada nous a surtout habitué à des discussions avec des musiciens, dans son podcast Bajada Dialogues. Or, cette semaine, il nous emmène ailleurs en s’entretenant avec le photographe Alexandre Champagne. Si les deux hommes y parlent évidemment de musique – notamment des ostis de gossants qui parlent pendant les shows -, ils foncent surtout droit dans des sujets rarement abordés avec autant de front : l’argent. L’amour. Le divorce.

« Je suis rentré à l’École nationale de l’humour en 2004. J’avais 18 ans et mon but c’était de devenir populaire, explique courageusement Champagne. Je voulais faire mes deux ans d’école, mon one-man show et devenir millionnaire. Je pensais que c’est comme ça que je serais heureux… J’avais peu de connaissances de la vie en général ! »

L’argent, il l’a effectivement trouvé. Pas avec le stand-up, mais avec l’entrepreneuriat. Avec des photos, de la nourriture, un brand… Ça vous dit quelque chose ? (Trois fois par jour, au cas où vous auriez passé les dernières années dans le coma.)

« J’en ai pas parlé beaucoup parce que l’argent c’est tabou au Québec, mais quand la machine Trois fois par jour a commencé à rouler, elle s’est mise à rouler vraiment beaucoup. J’ai commencé à m’attribuer une valeur supplémentaire parce que j’avais réussi à aller chercher cet argent-là.»

Mais la richesse, finalement, elle n’était pas à la hauteur. Il s’ouvre à Bajada : « J’en ai pas parlé beaucoup parce que l’argent c’est tabou au Québec, mais quand la machine Trois fois par jour a commencé à rouler, elle s’est mise à rouler vraiment beaucoup. J’ai commencé à m’attribuer une valeur supplémentaire parce que j’avais réussi à aller chercher cet argent-là. Quand ma grand-mère est décédée, j’ai réalisé que le matériel ne serait jamais suffisant. Tu ne peux pas penser qu’une chose « finie » pourra satisfaire ton esprit infini. Tu changes tout le temps, tu évolues ! Je pense que je devais goûter un peu à la richesse pour comprendre ça. »

Loin de dire que l’argent ne vaut rien, Alexandre Champagne reconnaît simplement ses privilèges. Au cours de la discussion, il dénonce à plusieurs reprises l’écart social entre les classes : « Je ne nomme pas mes privilèges parce que je veux me vanter, je les nomme pour que les personnes dans ma situation réalisent leur pouvoir. T’as pas besoin d’avoir beaucoup pour redonner un peu. »

Et tant qu’à s’attaquer à un tabou, quelques minutes plus tard, il fonce aussi avec humilité dans une discussion au sujet de son divorce avec Marilou : « La relation que j’ai en ce moment avec elle, c’est une des meilleures relations de ma vie. Je l’adore. J’aime son chum aussi. Il s’occupe de ma fille au quotidien. Jeanne n’aura jamais trop de bonnes personnes autour d’elle. Et ce gars-là, c’est une excellente personne ! Ça ne veut pas dire que je n’ai pas eu de peine… J’en ai eu, mon gars. Je suis parti en Californie un mois et je pense que j’ai pleuré 70% du temps. J’avais besoin de vider l’émotion que j’avais pour revenir ici sain d’esprit. C’est dur, c’est même fucking dur, d’arriver à un état d’esprit où tout le monde est bien. Mais je le souhaite à tout le monde. »

Bref, pour une discussion sans filtre sur les dessous de la vie de star, vous savez maintenant vers où tourner l’oreille. Nous, on vous le recommande.

Pour entendre Jason Bajada et Alexandre Champagne jaser de tout ça, en plus de Contrat d’gars, de psychothérapie, de Guillaume Wagner et de la beauté des humains en général, écoutez le dernier épisode des Bajada Dialogues !

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