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URBANIA et la Banque Nationale s’unissent pour vous présenter des entrepreneurs qui n’ont pas choisi les sentiers battus.
Les relations mère-enfant, c’est pas tout le temps facile. On aime tous nos mamans, mais des fois, force est d’avouer qu’une fois adulte, on est bien contents de partir en appart et de retourner voir notre mère quand on a du lavage à faire ou qu’on a envie d’une bonne tarte aux pommes.
Ce n’est pas ce que Jordan Myall a décidé de faire. Il y a 11 ans, alors qu’il n’avait que 21 ans, il a décidé de se lancer en affaire avec sa mère Johanne et d’ouvrir le café Cafellini à St-Bruno-de-Montarville. Aujourd’hui, le café a plus de succès que jamais et ils ont même une deuxième succursale sur la rue Beaubien à Montréal.
Alors qu’on identifie généralement les entreprises familiales comme étant héritées des parents à un enfant, le modèle de Jordan et de Johanne est peu commun. C’est pourquoi URBANIA s’est entretenu avec Jordan Myall pour qu’il nous parle de cette aventure hors du commun.
« Moi, j’étais aux études en design de mode, ma mère était dans la gestion immobilière. C’était mon emploi d’été de travailler dans [le café qui est devenu Cafellini]. Le propriétaire de l’époque nous a dit qu’il voulait vendre. J’en ai parlé à ma mère avec qui on avait déjà parlé d’avoir un commerce ensemble, et en dedans d’un mois, on était propriétaire. On a créé Cafellini à la suite de ça ».
« Ce ne sont pas les débuts qui ont été les plus paniquants, c’est plus les épreuves au fil des années.»
« On a notre propre un style, un mélange de savoir-faire à l’italienne, avec la vieille méthode pour faire l’espresso, puis des nouvelles tendances, avec le latté art.
Je sais qu’on se démarque aussi au niveau du service à la clientèle. C’est une priorité que les gens se sentent bien chez nous, qu’ils se sentent accueillis. On essaie de faire des endroits conviviaux, pas prétentieux, et familiaux ».
« On s’est vraiment pas trop posé de questions. On aimait la ville, on aimait l’endroit, on aimait vraiment le type d’entreprise. On ne s’est vraiment lancé sans trop savoir dans quoi on s’embarquait! »
« Quand t’es tellement dans le jus, et que tu travailles des 80 heures semaines, ce ne sont pas les débuts qui ont été les plus paniquants, c’est plus les épreuves au fil des années. On a vécu plein de choses, y’a eu un feu dans notre bâtisse, avec la ville un moment donné on s’est retrouvé à ne pas pouvoir avoir de places assises pendant un mois à cause des réglementations et de plein de choses… Ça, c’est toujours des moments stressants, mais c’est aussi extrêmement stimulant ».
« On se complète bien […], mais nos tâches ne sont vraiment pas les mêmes. Elle s’occupe de la comptabilité, des chiffres, des ressources humaines. Moi je suis vraiment plus le créatif, celui qui s’occupe des produits et de la formation du personnel. Mais par contre, on se parle de tout, et on va toujours demander l’opinion de l’autre et se conseiller sur tout ».
« Un moment donné, on était les deux à bout, on se supportait plus. On s’est regardés dans le café devant les clients, et on savait qu’il fallait qu’on s’engueule. »
« En plein hiver, un moment donné on était les deux à bout, on se supportait plus […] et là on s’est regardés dans le café devant les clients, et on savait qu’il fallait qu’on s’engueule. Donc en plein hiver on est allés dans l’auto, on a démarré l’auto, et on s’est mis à se crier après en fous, jusqu’à tant qu’on se mette à pleurer les deux, et là c’était réglé! »
« On se connaît encore plus, on est dans une relation beaucoup plus mature qu’à nos débuts. La première semaine qu’on a lancé le café ensemble, je l’ai appelée “M’man” devant les clients. Elle m’a regardé et elle a dit “Ben là! Tu ne vas pas m’appeler Maman devant les clients! Depuis, je l’appelle Jo. Ça fait rire les gens qui nous voient ensemble, que j’appelle ma mère ‘’Jo’’! »
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