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9 dépenses qu’on oublie de prévoir quand on se sépare

Ce que personne ne vous dit sur le vrai coût financier d’une rupture

12 janvier 2026
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Quelle ait été prévisible ou totalement inattendue, une séparation est rarement agréable. On sait qu’il va falloir se partager les livres, le chat et la brosse à dents électrique. Ce qu’on n’a pas anticipé, en revanche, c’est le moment où la rupture se manifeste aussi dans notre compte bancaire. Parce que se séparer, ce n’est pas juste diviser les meubles et la garde du chat, c’est aussi découvrir que la liberté vient avec des frais cachés et parfois avec un abonnement mensuel.

Voici donc 9 dépenses auxquelles on pense rarement quand on se sépare – jusqu’à ce que notre carte de crédit nous rappelle que l’amour, au moins, était partagé.

#1. La perte des économies d’échelle

Que ce soit le loyer ou l’hypothèque, la facture pour le câble et Internet, l’assurance habitation et surtout le compte Netflix, finis les comtes payés à deux. Pour voir la fin de votre série préférée, il vous faudra payer vous-même votre abonnement dans sa totalité.

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Prévoyez aussi que la résiliation de certains contrats peut s’accompagner de frais.

#2. Les frais de changement d’adresse

RAMQ, SAAQ, banque, abonnements, employeur, assurances, alouette : pour le conjoint qui déménage, quand ce ne sont pas les deux, le désagréable casse-tête du changement d’adresse est incontournable. Avertir les dizaines d’organisations et entreprises est long et fastidieux : c’est sans compter toutes celles qu’on peut oublier.

Postes Canada offre un service de réacheminement du courrier pour une période allant de quatre à douze mois. Cela vous coûtera entre 66$ et 100$ si vous demeurez au Québec.

#3. Les frais juridiques, même quand c’est à l’amiable

Plus vos vies étaient entremêlées, plus il y aura de modalités à votre séparation. Que ce soit des frais d’avocat, de médiation ou de notaire, vous pourriez avoir besoin d’un accompagnement, et certains documents légaux pourraient devoir être rédigés.

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On pense entre autres au rachat de la part de la maison de votre ex, la mise à jour de votre testament, le changement de bénéficiaire de vos assurances, un nouveau mandat de procuration, etc.

Même quand on s’entend bien avec son ex, une séparation peut être coûteuse.

#4. La taxe de bienvenue

Eh oui! Dans certains cas, même si vous étiez déjà propriétaire de votre résidence, le fait d’en racheter la seconde moitié peut vous valoir une nouvelle facture de la part de votre municipalité.

Il est toutefois possible de s’en sauver si vous répondez aux critères suivants : vous devez avoir habité ensemble dans la résidence pendant au moins un an avant la séparation et le transfert de propriété doit se faire dans les 12 mois suivant la date de séparation. Si vous êtes mariés, la transaction doit être réalisée avant l’entrée en vigueur du divorce, soit 30 jours après le jugement : autrement, vous devrez payer les droits de mutation.

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#5. Les frais d’évaluateur

Parce que oui, si l’un des deux conjoints rachète la part de l’autre, il faudra tenir compte de la valeur actualisée de la propriété pour déterminer le prix de vente.

La visite d’un évaluateur agréé compétent peut coûter plusieurs centaines de dollars.

#6. La perte de certains crédits d’impôt

En changeant votre état civil, vous perdrez certains avantages fiscaux, notamment le transfert de certains crédits d’impôts d’un conjoint à l’autre pour réduire votre dû au fisc.

Vous perdrez certains avantages. En couple, il est aussi possible de transférer les dépenses médicales non remboursées dans la déclaration du conjoint avec le revenu le plus bas pour augmenter la déduction d’impôt. Les dons de charité peuvent aussi être combinés.

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En revanche, si vous disposiez de certaines allocations à deux, leur calcul sera refait pour tenir compte de votre nouvelle réalité. Comme personne seule, vous pourriez bénéficier d’autres crédits d’impôts, notamment si vous êtes une personne à faible revenu.

Renseignez-vous à l’avance pour éviter d’avoir de mauvaises surprises au moment de remplir votre déclaration de revenus.

#7. Bye bye assurance collective!

Si le régime d’assurances collectives de votre ex était plus avantageux que le vôtre – si vous en aviez un à votre travail, vous devrez lui dire adieu.

Il est donc possible que certains soins médicaux ne soient pas couverts par votre nouveau régime ou que celui-ci coûte plus cher que ce que votre ancienne flamme devait débourser pour vous inclure dans sa couverture. Vous devrez donc payer pour vous offrir ces soins.

Vous n’avez pas accès à un régime d’assurances privé? Vous devrez souscrire au régime public d’assurance médicament de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Il vous en coûtera une franchise mensuelle à la pharmacie et une prime annuelle dont le montant variera selon votre revenu.

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#8. Rebâtir son crédit

Si votre ex gérait moins bien ses finances que vous, il est possible que son comportement de consommateur ait influencé votre propre cote de crédit si vous avez pris des engagements financiers ensemble.

Si vous avez contracté des prêts à deux, vous en demeurez solidairement responsables jusqu’à son échéance ou à sa renégociation. Il est donc préférable de vous assurer que les liens financiers seront coupés pour ces emprunts qui ne vous concernent plus.

Pensez aussi à fermer vos comptes conjoints au moment opportun.

Heureusement, votre profil de crédit individuel ne sera pas entaché par les dépenses de votre ex.

#9. Renflouer ses REER

Dans le cas d’un divorce, les REER accumulés par chaque conjoint pendant le mariage sont considérés comme faisant partie du patrimoine familial. Ils pourraient donc être divisés en parts égales au moment de la séparation.

Ce n’est toutefois pas le cas pour les conjoints de fait.

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Il serait judicieux de consulter un conseiller financier qui saura vous guider à cet effet.

Se séparer, c’est donc non seulement refaire sa vie, mais aussi se refaire financièrement parlant. Il est possible que la perte d’un second revenu influence, temporairement du moins, votre rythme de vie. Vous devrez alors revoir vos dépenses : certaines, à la hausse, comme pour vous loger ou vous déplacer, et d’autres, à la baisse, pour faire face à l’augmentation du coût de la vie.

Mais rappelez-vous : même célibataire, vous n’êtes pas seul(e). Il existe des professionnels qualifiés qui pourront vous conseiller afin de vous aider à traverser cette période transitoire le plus harmonieusement possible.

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