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7 dépenses que j’ai oublié de prévoir en vue de mon premier marathon

Chronique financière d’une coureuse médiocre.

30 septembre 2026
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Comme toute Montréalaise de 29 ans sans bébé ni condo, je puise un sens à ma vie en payant les 161,64 $ nécessaires pour m’inscrire à mon premier marathon. Mon unique objectif : terminer ce 42,2 km, sans perdre le contrôle de ma vessie ou de mes intestins (téméraire, je sais).

J’ai mis en place plusieurs stratégies pour réduire les coûts de mes entraînements : je n’ai qu’une seule paire de souliers, je me contente de bonnes vieilles dattes au lieu de gels énergétiques à 5 $, j’achète tous mes vêtements sport chez Renaissance, et j’ai volé la montre Garmin à 700 $ de ma soeur médecin.

Malgré mes efforts de petite radine, voici 7 dépenses liées à mon entraînement que je n’avais pas prévues :

1. Mon épicerie a doublé

J’ai tellement faim. J’engouffre les collations au rythme d’un adolescent batté. Crounch, crounch, crounch : c’est le son que ma blonde entend à 2 h du matin quand je me tape une barre MadeGood pour assouvir mes fringales de nuit.

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Jamais je n’ai été affamée à ce point. Au début, c’était drôle, anecdotique : « J’ai mangé 3 bols de pâtes et une baguette entière, haha ». Mais en consultant mes relevés RBC, je constate que mon épicerie de janvier à mai tournait autour de 60 $/semaine, et depuis juin ça grimpe jusqu’à 120-130 $/semaine..

2. Mon système de « récompense »

J’ai pensé épargner en arrêtant de boire du vin nature pendant les 4 mois de mon entraînement. Malheureusement, cet argent a fondu dans des genres de linguines artisanaux pour faire du carb load.

Cette dépense n’est nécessaire que pour moi :« Ben là, je le mérite tellement ! Je vais faire un gros effort, ça va être dur, j’ai besoin de cavatellis faits maison ». Même discours après une longue course : « Wow, j’ai bien fait ça, je mérite un croissant aux amandes et un latté à la cardamome ».

3. La vaseline

Âmes sensibles, s’abstenir.

Courir m’a permis de me dépasser, mais a également eu raison de ma peau (littéralement). L’effet combiné et prolongé de la friction de mon chandail sur mon dos et de l’accumulation de sueur m’a carrément épluché le dos. Depuis cet épisode que j’appelle « le râpage dorsal », dès que je sors courir plus de 10 km, je m’enduis le corps de vaseline.

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Si j’ai dû passer à travers huit gros pots (9,99 $ x 8), je suis malgré tout en paix avec cette dépense et je suis éternellement reconnaissante que le râpage ne se soit jamais rendu à mes mamelons.

4. La physiothérapie

Je pensais tout bonnement que la physiothérapie ne s’adressait qu’aux athlètes professionnels et aux personnes âgées qui ont des problèmes de plancher pelvien. Finalement, n’importe quel zinzin qui décide de s’entraîner en vue d’un marathon peut bénéficier de soins chez le physio, ne serait-ce que pour une ou deux séances où on se fait recommander des exercices de renforcement pour nos zones plus faibles. Apparemment, mon mollet gauche et ma cuisse droite sont assez frêles.

En deux séances seulement, ma physio, Olivia (une anglophone charismatique qui parle fort : « TON CORPS AIME PAS CE EXERCICE, ON FAIT UN AUTRE »), a vivement contribué à m’éviter des blessures. J’en ressors avec une facture de 180 $ pour la première consultation et 220 $ pour deux suivis.

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5. Ma grosse poudre d’électrolytes

Quand on court longtemps, on sue beaucoup et on perd des minéraux pertinents (c’est leur nom scientifique). Pour pallier, il faut s’abreuver d’électrolytes, mais honnêtement, je le fais parce que ça goûte bon.

En tant que coureuse médiocre qui n’a pas de commanditaires, je dois moi-même m’acheter ces électrolytes, telle une paysanne. J’ai choisi les Électrolytes Kronobar citron et lime parce que c’est la première enveloppe que j’ai aperçue dans la boutique la Cordée du Mile End. Trois sacs me suffisent pour ma préparation, pour un total de 110,97 $.

Mea culpa : 2 sacs m’auraient suffi, mais j’en ai renversé un dans mon char et depuis, la banquette arrière sent perpétuellement la petite lime en poudre. Et tant qu’à être dans les dégâts poudreux, j’ai aussi échappé de la craie d’escalade sur le siège passager. On ajoute donc un 75 $ pour le lavage intensif de ma pauvre Subaru.

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6. La fois où mon écouteur gauche s’est lancé dans le fleuve Saint-Laurent

C’est avec fierté que je me suis procuré des écouteurs JBL grâce à mes Airmiles. Est-ce qu’ils étaient beaux ? Pas vraiment. Est-ce qu’ils valaient beaucoup d’argent ? Pas vraiment, mais ils fonctionnaient.

C’est avec honte que j’ai dû en racheter une autre paire avec ma petite monnaie (fini, les Airmiles), suite à un accident aquatique. Nous étions sur la route, mes JBL et moi, par un beau samedi de juillet, lorsque, sur le pont Jacques-Cartier, mon écouteur gauche a décidé que mon oreille n’était plus sa maison. Je l’ai regardé percuter le sol et entamer sa descente vers le fleuve. J’ai dû racheter exactement les mêmes, pour la modique somme de 100 $.

7. Des lunettes de vitesse

Dernièrement, mon algorithme a été pris d’assaut par Jay Du Temple et ses disciples du défi Stravache. Je me suis laissée influencer par le look du troupeau et j’ai acheté ces fameuses lunettes de sport que je méprisais, il y a à peine 2 mois. Elles m’ont coûté 150 $ et je ne les assume tellement pas qu’elles récoltent la poussière dans les bas-fonds de mon tiroir. Elles sont pratiques, mais je ne peux pas justifier leur port quand je cours à l’allure la plus médiocre du Québec.

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Si, comme moi, vous prenez le départ du marathon de Québec le 4 octobre prochain, n’oubliez pas votre pot de vaseline : badigeonnez-vous, mes petits coureurs. Et rappelons-nous qu’on a payé pour être là.

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