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Choisir un courtier immobilier, ça ne se fait pas seulement en regardant une pub sur un autobus ou dans l’abribus. Il est important de faire affaire avec un ou une professionnelle dont l’approche correspond à nos valeurs et nos besoins.
On vous a préparé une petite checklist pour vous assurer que vous trouverez un courtier ou une courtière à la hauteur de vos attentes et que vous sortirez satisfait du bureau du notaire.
À moins que vous ne connaissiez personnellement un courtier ou une courtière en qui vous avez pleinement confiance, ça peut être stressant de se magasiner un agent immobilier.
Pourquoi ne pas commencer par faire le tour de votre quartier pour voir quelles binettes apparaissent le plus souvent sur des pancartes « à vendre » ?
Un professionnel de l’immobilier déjà présent dans votre secteur pourrait mieux en connaître les spécificités, mentionne Louis Beauchamp, porte-parole de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ).
Par spécificités, on entend, par exemple, le prix de vente moyenne, les avantages et les inconvénients de la localisation, le volume de circulation automobile, le voisinage et on en passe.
Si vous souhaitez vendre, il est possible que vous ayez été sollicité par plus d’un courtier qui cherche des propriétés pour des acheteurs potentiels. Votre boîte aux lettres a probablement accueilli quelques publicités et prospectus à cet effet dans les derniers mois.
« Des fois, il faut magasiner son courtier un peu, comme on le ferait pour des achats importants », souligne Louis Beauchamp.
Celui-ci recommande de rencontrer deux ou trois courtiers afin de connaître leur approche.
« C’est important de savoir si ça clique avec la personne. C’est quand même une relation d’affaires importante qui peut durer plusieurs jours, plusieurs semaines, voire quelques mois, rappelle M. Beauchamp. C’est important de bien s’entendre, de partager les mêmes valeurs et de sentir qu’on se soucie de vos besoins. »
Autre point : souhaitez-vous travailler avec un courtier qui fait cavalier seul ou quelqu’un qui fait partie d’une équipe ? Selon vos besoins, cette distinction peut s’avérer importante.
Xpertsource vous propose ici une liste de dix questions à poser à votre futur courtier.
Avant de signer un contrat de courtage, prenez le temps de vérifier quelques détails sur le candidat avec qui vous envisagez faire affaire.
« Pour un bon courtier, on tient pour acquis que la personne a suivi sa formation et qu’elle détient son permis d’exercice », mentionne Louis Beauchamp.
L’OACIQ tient un registre de ses membres à jour dans lequel on peut rechercher un courtier par nom ou par numéro de permis.
La fiche de chaque courtier comprend ses expertises, la formation continue qu’il suit, de même que les avis, sanctions disciplinaires ou sanctions administratives pécuniaires qu’il a pu avoir au cours de sa carrière.
Par ailleurs, sachez que certains courtiers détiennent la certification Qualité du service à la clientèle décernée par la Fédération des chambres immobilières du Québec.
Conseil de journaliste en bonus : faites aussi une recherche au nom du candidat sur Google, question de voir si cette personne a défrayé les manchettes pour… les mauvaises raisons.
Vous connaissez l’adage : un acheteur averti en vaut deux. Si un courtier est très actif dans votre quartier, n’hésitez pas à solliciter l’avis de vos voisins qui ont déjà fait affaire avec lui ou qui ont présentement un contrat de courtage avec lui.
Vous pouvez bien sûr demander des références au courtier lui-même, mais gageons que, le cas échéant, il ne vous référera pas au couple qui a acheté une maison bourrée de vices cachés pour beaucoup trop cher…
Une fois le courtier de vos rêves retenu, demandez-lui quelle est sa stratégie de vente, si votre objectif est de vous défaire de votre propriété. Demandez-lui quelle est son offre de services si vous souhaitez aussi qu’il vous aide à trouver votre prochaine résidence.
« C’est important de savoir ce que le courtier va faire pour nous et si cela correspond à nos attentes », souligne Louis Beauchamp.
Une commission peut aller de plusieurs centaines à plusieurs milliers de dollars : vous avez le droit d’en avoir pour votre argent, relève le porte-parole.
« Demandez-lui comment il vous accompagnera [en échange de sa commission] : compte-t-il faire de la publicité, organiser des visites libres ? Quand et comment pourrez-vous le rejoindre ? Sera-t-il disponible les soirs et fins de semaine ? »
Parlant de commission, sachez que vous pouvez négocier les conditions à votre contrat dans une certaine mesure.
Les courtiers, notamment ceux sous bannière, ont généralement des contrats types qui stipulent la manière dont ils seront rémunérés.
Votre courtier serait-il ouvert à diminuer légèrement le pourcentage de sa commission si c’est vous qui dénichez l’acheteur ? Si vous lui confiez un mandat de représentation pour acheter après avoir vendu ?
« Il y a aussi plusieurs formules de rémunération, relève Louis Beauchamp. La plus courante est le pourcentage, mais parfois, les courtiers sont rémunérés à l’heure ou à forfait. Ça peut prendre plusieurs formes, et c’est important de déterminer les modalités dans le contrat de courtage, aussi bien pour la vente ou pour l’achat d’une propriété. »
Si par malheur vous n’êtes pas satisfait du travail de votre courtier, plusieurs options s’offrent à vous. La première est évidemment de vous asseoir avec lui ou elle pour exprimer vos doléances.
Sinon, vous êtes en droit de vous adresser à la personne qui dirige l’agence à laquelle votre courtier est affilié. « Comme dans n’importe quelle situation, si on estime que la qualité du service n’est pas à la hauteur, on s’adresse à son patron », illustre Louis Beauchamp.
Dans les cas les plus graves d’incompétence, ou si vous croyez avoir été floué, vous pouvez faire une demande d’assistance auprès de l’OACIQ.
« Le dossier sera reçu et analysé. Le cas échéant, ça pourrait déclencher une enquête de la part du syndic et amener le courtier devant le comité de discipline », explique M. Beauchamp.
À l’heure actuelle, les propriétés demeurent peu de temps sur le marché. Mais on le rappelle, la vente ou l’achat d’une maison demeure la transaction la plus importante d’une vie. Pour cette raison, il est primordial de faire affaire avec un professionnel ou une professionnelle qui vous inspire confiance.
Bon succès dans vos démarches !