6 anecdotes de restauration : un livreur dans le fossé, Lionel Richie et de gros pourboires

La restauration, c'est tout sauf monotone…

URBANIA et les Rôtisseries St-Hubert s’unissent pour rendre hommage aux métiers parfois surprenants du milieu de la restauration.

Perso, je suis un grand fan de restauration. Pourquoi se préparer soi-même à manger quand il existe plusieurs personnes qui le font mille fois mieux que soi, et qui se font un plaisir de nous le faire goûter (je parle ici des chefs de restaurants, oui)? Et quand je ne veux pas sortir parce que je suis en plein milieu d’un marathon Netflix (et trop paresseux pour faire pause, vous savez ce que c’est), ces personnes sont prêtes à nous apporter leur bouffe directement à ma porte. J’adore le progrès.

Mais avez-vous déjà pensé aux personnes qui sont de l’autre côté dans cette équation, les livreurs? Ces valeureux guerriers de la pizza chaude et du poulet rôti entrent en contact quotidiennement avec des dizaines de personnes. Et que dire des serveurs, prêts à tout pour offrir le meilleur service aux clients, des femmes enceintes aux vedettes internationales?

Et nécessairement, ces personnes finissent par en voir de toutes les couleurs. 

Comme nous sommes curieux chez URBANIA, nous avons demandé à nos lecteurs de nous raconter leurs histoires de restauration les plus rocambolesques. 

Ça va vous donner le goût de tipper un peu plus vos livreurs et vos serveurs.

Celle qui a servi une vedette sans s’en rendre compte

J’ai travaillé dans un café du centre-ville à la fin des années 1990. Les après-midis en semaine, c’était hyper tranquille, voire complètement mort. Une journée, deux gars entrent. Un reste dans l’entrée du café, l’autre vient au comptoir. En même temps, une gang de jeunes filles (elles devaient être au secondaire, étonnant donc de les voir débarquer à cette heure) entrent aussi dans le café et elles sont un peu surexcitées. Mais bon, je m’occupe de mon client au comptoir, un grand gars anglophone, super poli, qui commande un extra-grand café moka with whipped cream. Je le sers, il me remercie en payant, et me laisse… 50 $ de pourboire, pour un café de 5 $.

Je vois bien que ce n’est pas une erreur, il l’a déposé dans mon petit bol de tip en souriant, et il est parti avec l’autre homme resté dans l’entrée. Les jeunes filles ben énervées les ont regardés partir, ont pris quelques photos à travers la fenêtre, puis une d’elles est venue vers moi et m’a dit : « Can you tell us what Ben Affleck drinks??! » J’avais servi une star américaine (du moins à l’époque, je sais que son étoile a pâli) en tournage au centre-ville, sans m’en rendre compte, et j’ai pu constater que le gars était gentil et généreux.

Anonyme

L’histoire du craving bien précis

J’ai « sauvé » une femme enceinte qui mourait d’envie de manger des tempuras de légumes dans un restaurant japonais. J’avais reçu beaucoup de reconnaissance de son mari et un maudit bon pourboire ce midi-là. Deux mois plus tard, ils sont revenus à trois au resto avec la grand-mère en plus. Ils étaient contents de me revoir et me montrer leur bébé. Ils ont aussi recommandé des légumes tempuras.

Émilie

Celui qui ne conduisait pas manuel

Les voitures St-Hubert sont immédiatement reconnaissables par leur couleur jaune vive et à leur crête de coq montée sur le toit. New York a ses taxis jaunes, nous on a nos autos St-Hubert. 

J’en étais à ma première journée comme livreur en 2007. Vient le temps pour les livreurs de se diviser les voitures : trois bolides automatiques et une auto manuelle. Mes collègues me demandent si je sais conduire manuel. Vu que les autres livreurs étaient une gang de gars super virils, bah j’avais pas osé dire que je conduisais pas manuel!

Malgré tout, je réussis à me rendre à la première adresse. Sauf qu’en sortant, j’oublie de poser une action facultative avec une auto automatique, mais capitale quand la voiture est manuelle : tirer le frein à main. 

Les autres livreurs ont vite appris que je ne savais pas conduire manuel, finalement.

Maxime

Celui qui n’écoutait pas les consignes

Un soir d’hiver, je reçois une commande avec la consigne suivante : « Laissez votre voiture dans la rue et descendez à pied ». Je me dis qu’il n’est pas question de descendre la côte qui mène chez la cliente à pied et je décide de m’y engager en voiture quand même. 

Tout de suite, la cliente me dit : « Oh non, as-tu vraiment descendu ton auto? Tu vas rester pris ici. »

  • « No stress, que je réponds, j’ai une bonne auto et je sais conduire ».

Évidemment, je me rends compte que la pente est beaucoup trop raide et glacée et je ne réussis pas à retourner à la rue. 

La cliente a donc dû attacher la voiture de livraison à son gros véhicule 4×4 et la tirer jusqu’à la rue.

Décidément, je fais un peu trop confiance à mes capacités de conducteur? 

Maxime (oui, on parle bien du même Maxime)

Le pourboire et la vedette dansante

Pendant toutes mes études, j’ai travaillé comme serveur dans un resto. Un soir de Grand Prix, j’étais attitré à la table d’un homme, disons… fortuné. Il a dépensé plus de 7000 $ ce soir-là et à la fin du repas, quand je lui ai apporté la facture il m’a demandé à combien s’élevaient mes frais de scolarité. À l’époque, ça faisait environ 2600 $.

Il a ajouté ce montant au pourboire déjà calculé en m’encourageant à finir mon bac. Même si j’ai séparé une partie de la cagnotte avec les autres serveur.euse.s, ça reste le plus gros pourboire que j’ai eu de toute ma carrière! Ah oui, c’était un resto avec un bar.

J’ai aussi déjà vu Lionel Richie danser sur All Night Long… sa propre chanson!

Xavier

L’anecdote la plus romantique ever

Dans un resto où j’ai travaillé de nombreuses années, une actrice bien connue a eu une première date avec un homme. Ils ont super bien mangé, bu et ont eu ben du fun. Ils sont devenus un couple, et ils sont revenus au resto chaque année à la même date ou presque pour souligner leur anniversaire de couple. Le resto est maintenant fermé depuis quelques années, mais le couple a tellement gardé un bon souvenir de cette cuisine que l’été dernier, pour le surprise des 40 ans de son chum, l’animatrice a demandé à l’ex-chef du resto de se charger de tous les services, pendant un week-end, dans une auberge des Cantons de l’Est.

Anonyme

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