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5 termes financiers que trop de gens ne comprennent pas
Sans être analyste financier, on a tous les capacités nécessaires pour devenir investisseur. Une application, trois clics et nous voilà propriétaires de 0,002 % d’une entreprise. Mais avant de choisir un placement parce que son nom contient les mots « croissance » ou « rendement », mieux vaut comprendre quelques concepts de base.
Voici cinq termes essentiels à comprendre pour investir de façon un peu plus éclairée, ou à poser de meilleures questions à votre conseiller financier avant de lui confier votre argent.
Parce que hocher de la tête ne constitue pas une stratégie financière efficace.
Un profil d’investisseur : comme une maison Harry Potter, mais version finances
C’est pas aussi cool que d’apprendre qu’on fait partie de Gryffondor, mais connaître son profil d’investisseur, ça aide à connaître soi-même. Sans nous apposer une étiquette définitive, il sert à réfléchir à nos objectifs, à notre situation financière, à notre horizon de placement et à notre rapport aux fluctuations avant même qu’il ne soit question de placement.
L’Autorité des marchés financiers propose un questionnaire gratuit pour mieux connaître votre profil d’investisseur. À noter qu’il n’est toutefois pas aussi précis qu’une évaluation personnalisée faite par une personne autorisée.
L’horizon de placement : quand aurez-vous besoin de votre argent?
On pourrait croire que l’horizon de placement correspond au temps qu’il vous faudra avant de devenir riche. Malheureusement, aucun investissement ne vient avec une date de livraison.
L’horizon de placement désigne plutôt la période pendant laquelle votre argent peut demeurer placé avant que vous en ayez besoin. Un fonds d’urgence, qui doit couvrir environ trois mois de dépenses, a donc un horizon de placement très court : cet argent doit rester facilement accessible et relativement stable. À l’inverse, l’argent destiné à votre retraite a un horizon de placement beaucoup plus long, ce qui vous laisse généralement davantage de temps pour traverser les hausses et les baisses des marchés.
Plus votre objectif est rapproché, plus il faut réfléchir à la stabilité et à la facilité d’accès à votre argent.
Le risque : aimez-vous les sensations fortes?
La tolérance au risque, c’est votre réaction psychologique aux fluctuations du marché. La capacité à prendre des risques, c’est plutôt ce que votre situation financière vous permet d’absorber. Vous pouvez être très zen devant une ligne rouge qui plante du nez, mais si vous avez besoin de cet argent pour payer votre loyer du mois prochain, votre tolérance au risque pourrait être plus basse que vous ne le croyez.
L’âge peut aussi influencer l’horizon de placement et, donc, notre tolérance, mais il ne suffit pas pour résumer notre capacité émotionnelle et financière à vivre une perte. Il y a une grosse différence entre dire « je suis capable de prendre des risques » et vérifier son compte de courtage 14 fois en attendant le métro avant d’aller travailler.
La liquidité : votre argent est-il pris dans le trafic?
La liquidité désigne la facilité avec laquelle on peut transformer un placement en argent comptant, rapidement, et sans devoir essuyer une perte importante. Le fait qu’un placement soit offert dans une application moderne, avec une belle p’tite interface et un bouton « investir maintenant », ne signifie pas qu’on pourra récupérer son argent aussi facilement. C’est un peu comme Waze qui annonce 22 minutes de trajet. Sur l’écran, ça semble précis, mais il suffit d’un accident sur l’autoroute Décarie pour que votre trajet s’allonge.
Avant d’investir, demandez-vous : peut-on vendre quand on le souhaite ? Existe-t-il une période minimale de détention ? Qui fixe la valeur du placement ? Y a-t-il des frais ou des pénalités ? Et que se passe-t-il si plusieurs investisseurs veulent se retirer en même temps ? Voir un chiffre dans son compte ne veut pas toujours dire que cette somme est disponible.
La diversification : ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier
La diversification, c’est répartir son argent entre différents types d’actifs, secteurs, régions ou entreprises. Elle ne fait pas disparaître le risque, mais elle évite qu’un seul problème nous coûte toute notre épargne.
On croit parfois que posséder plusieurs placements signifie automatiquement qu’ils sont diversifiés. Pas nécessairement. Cinq fonds qui investissent tous dans les mêmes grandes entreprises technologiques, c’est souvent cinq fois le même pari avec cinq logos différents.
Le rééquilibrage : le grand ménage du printemps de notre portefeuille
Une fois par an, on fait le ménage du garage, mais pas uniquement pour que ça ait l’air propre. On le fait pour éviter qu’une pile de boîtes ne tombe sur l’auto. C’est la même chose pour votre épargne, sauf qu’il n’y a pas de boîtes et que la poussière accumulée peut parfois valoir beaucoup d’argent.
Le rééquilibrage consiste à ramener son portefeuille vers la répartition d’actifs prévue. Si votre objectif est de détenir 80 % d’actions et 20 % de placements à revenu fixe, une forte hausse des actions peut faire grimper leur poids à 88 %. Votre portefeuille comporte alors plus de risques que prévu. Le rééquilibrage peut donc impliquer de vendre une partie de ce qui a progressé et d’acheter ce qui a moins monté. C’est contre-intuitif, parce que notre cerveau aime ce qui est populaire, mais c’est la vérité.
Malheureusement, une bonne compréhension du vocabulaire ne signifie pas nécessairement qu’on fera les bons choix. Par contre, ça réduit les chances que vous fassiez semblant de comprendre quelque chose que vous aurez ensuite à expliquer à votre futur vous.
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