La parentalité subit les courants sociaux. Des X qui portaient leur clé au cou cou aux Z surprotégés et maintenant les alphas qui le sont encore plus (scandale de la butte, quelqu’un?), on a tendance a sur-corriger les erreurs de nos parents et, ce faisant, y ajoutent les nôtres.
La nouvelle année apportant son vent de fraîcheur, profitons-en pour dire au revoir aux tendances parentales qui nous nuisent et pour en accueillir de nouvelles qui, espérons-le, nous apporteront un peu plus d’équilibre.
Voici donc 5 tendances qu’on espère voir en 2026 :
1- Le slow parenting
Les horaires surchargés, la pression de la performance, les marathons d’activités… Rendus 2026, on est épuisés. Quand peut-on prendre le temps d’être ensemble si on court toujours ?
Cette année, retrouvons un peu de calme et ne nous soumettons pas à un stress inutile en cherchant à combler chaque minute de notre vie et de celle de nos enfants.
2- Le parenting écoresponsable
Laissons les Temu, Shein et autres usines à bébelles en 2025, dans le tas de déchets produit par la surconsommation.
En 2026, réapprenons à emprunter des livres à la bibliothèque, à redonner au suivant, à acheter usagé et à ne pas céder à chacun de nos petits désirs.
3- Retour à l’équilibre parent-enfant
Et si on acceptait de prendre du temps pour soi, de prendre une vraie douche ou même de juste finir son verre d’eau avant de répondre au besoin du petit?
Plusieurs tendances parentales des dernières années (attachement, parentalité positive) mettent l’enfant au centre de toutes les préoccupations. À outrance, ces tendances laissent une traînée de parents épuisés derrière. N’oublions pas que la santé mentale des parents, c’est la fondation sur laquelle repose la maisonnée.
4- Des pères plus impliqués
S’il s’agit d’une tendance qui s’accélère depuis déjà quelques années, en 2026, on souhaite qu’elle se poursuive.
Congé de paternité plus long, podcasts sur la paternité… Cette année, on encourage les pères à prendre plus de place afin qu’ils accèdent aux joies immenses qu’apporte la parentalité.
Bonus : on espère aussi un partage plus équitable des responsabilités et de la charge mentale.
5- Le retour du village
Le slow parenting, un meilleur équilibre, des pères impliqués… Voyez-vous un point commun entre toutes ces tendances ?
En 2026, on accepte d’être aidé et épaulé, même si cette aide est un peu imparfaite. Après tout, c’est notre équilibre qui en dépend.
Et cinq qu’on laisse en 2025 :
1- Tout partager sur Facebook
Voici LA tendance dont on souhaite le plus ardemment se débarrasser en 2026. Que ce soit pour la pression de toujours présenter une vie parfaite, ou pour l’éthique douteuse de se servir de ses enfants pour obtenir des likes, le partage à outrance de son enfant sur les réseaux sociaux, c’est out.
Il faut dire que plusieurs scandales liés aux familles d’influenceurs ont changé la donne. Exploités, négligés, maltraités ; les conditions de vie des enfants devenus « vedettes » trop tôt sur YouTube et Instagram ont choqué les internautes. Et avec raison.
Que ce soit pour partager les mauvais coups de nos enfants ou pour les obliger à participer à des séances photos sans leur consentement, c’est non! Et pour consentir, ça prend la majorité.
2- La parentalité (trop) positive
« Timothée, quand tu frappes maman et les amis, ça fait mal. Veux-tu partager les émotions qui t’habitent quand tu as envie de frapper ? »
Encourager les enfants à comprendre leurs émotions, c’est une belle mission. Mais même adulte, il arrive qu’on n’arrive pas à se comprendre et ça ne veut pas dire qu’on a le droit de se comporter comme des enfants gâtés. Il y a un équilibre entre être écouté et savoir se conduire. C’est là où l’autorité parentale entre en jeu.
En 2026, soyons donc à l’aise avec le mot « non » et un ton plus ferme.
3- Les cadeaux tout le temps, pour tout
Le shower, le push present, Noël, le baptême, la graduation de la garderie… Voilà toutes des occasions jugées comme propices à se partir un registre de cadeaux. Et quand ce ne sont pas les parents qui demandent, ce sont souvent les autres qui insistent. Peut-on s’extirper une fois pour toutes de cette spirale de la surconsommation ?
Dans le contexte économique propre à 2026, les cadeaux à toutes les sauces, on n’en a plus les moyens, et on n’en veut plus, de toute manière.
4- Les dogmes alimentaires
L’allaitement vs le biberon, les purées vs la DME, le bio vs les produits préparés, etc. Depuis quand nos choix alimentaires s’accompagnent-ils d’une pression aussi énorme?
En 2026, chaque famille est libre de mettre en place ce qui fonctionne pour elle et son enfant. Troquons le parfait pour le mieux et arrêtons de penser que nous avons scrappé notre enfant parce qu’il a mangé des chips à la fête de son ami.
5- L’omniprésence de la technologie
De plus en plus d’études paraissent sur les méfaits de la technologie sur le cerveau des adultes et des adolescents. Alors, forcément que ces outils nuisent également à des cerveaux en pleine formation.
En créant le besoin d’être constamment stimulé, les appareils technologiques s’accaparent le temps que l’on pourrait utiliser pour jouer dehors, pour lire, pour dessiner, pour faire des casse-tête, pour passer du temps en famille, et surtout, pour se détendre, tout simplement.
En 2026, la technologie reprend la place qui lui revient, c’est-à-dire une aide bénéfique quand tout le monde est malade.
En 2026, on souhaite retrouver de la lenteur et de l’équilibre. Bonne année tout le monde!
Tous les jeudis, Mollo vous envoie une infolettre remplie de contenus informatifs, amusants et décomplexants remplie de contenus inclusifs et instructifs qui devraient vous aider à prendre votre parentalité à la légère… et au sérieux en même temps. Abonnez-vous juste ici!
.jpg)
Identifiez-vous! (c’est gratuit)
Soyez le premier à commenter!