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Le cauchemar des individus qui ont un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité? Devoir rester assis à son bureau, répondre aux exigences d’un supérieur, respecter un horaire préétabli…. Pour ces gens qui carburent à la nouveauté et à l’urgence, les milieux de travail traditionnels sont particulièrement exigeants. Pas étonnant, alors, que les gens qui ont un TDAH sont 61 % plus susceptibles d’être renvoyés, et 53 % plus enclins à quitter leur emploi.
Existe-t-il une solution? En fait, il y en a même deux. La première consiste simplement à adapter davantage les milieux de travail au TDAH.
La deuxième, c’est de devenir son propre boss. Une voie clairement attirante, car plus du quart des entrepreneurs auraient un diagnostic ou des traits liés au TDAH, alors qu’ils composent moins de 10 % de la population générale.
Voici les ingrédients de cette recette gagnante :
L’impulsivité fait partie des symptômes du TDAH. Quand on chasse la dopamine, on la trouve dans la nouveauté, le risque et l’urgence.
Le plus effrayant dans l’entrepreneuriat, c’est de se lancer. Le TDAH aide à faire pencher la balance de la peur vers l’enthousiasme. Ce sont des champions pour se mettre en danger (ou dans le trouble), une belle qualité pour un entrepreneur. Et ce ne sont pas les idées qui manquent pour les personnes qui ont un TDAH.
Le TDAH amène une créativité et une rapidité cognitive idéales pour trouver des solutions rapidement et les implanter. Mais toute personne ayant un TDAH s’est un jour butée à ce genre de phrase qui tue la créativité : « On a toujours fait les choses comme ça », « pas besoin de réinventer la roue », etc.
Quand on est son propre patron, on peut réinventer la roue tous les jours si ça nous tente. Chaque journée de travail apporte son lot de problèmes et de solutions qui ne sont pas haltées par la bureaucratie et autres formes de résistance au changement.
L’attention d’une personne qui a le TDAH est en dents de scie. Soit elle passe des heures sans manger ni dormir, en proie à une période d’hyperproductivité, soit elle tombe dans la procrastination et la fatigue générale. Pas étonnant, alors, que le TDAH prédispose au burnout.
La flexibilité d’horaire qui vient avec l’entrepreneuriat aide à mieux composer avec ces montagnes russes d’énergie. Que ce soit pour surfer sur la vague d’hyperproductivité ou pour entrer en semi-hibernation, il est plus facile d’écouter les signaux de son corps quand on n’a pas besoin de conjuguer le tout avec l’horaire du 9 à 5. À condition, bien sûr, d’apprendre à se connaître un peu.
Près de la moitié des gens qui ont un TDAH ont un, disons, léger problème avec l’autorité, que ce soit en raison de mauvaises expériences lors de leur parcours scolaire, de leur grand besoin d’autonomie ou d’une sensibilité plus grande au rejet ou à la critique. Ça rend les choses pas mal difficiles quand on doit composer avec un patron et une hiérarchie externe.
Même si un entrepreneur doit composer avec plusieurs clients, la relation de pouvoir est différente. La relation avec le client apporte un gain tangible et immédiat. Il est également possible, éventuellement, de choisir sa clientèle. Deux éléments qui facilitent les rapports sociaux pour des gens qui ont du mal avec la politique de bureau.
Malgré les caractéristiques des personnes TDAH qui favorisent l’entreprenariat, rien dans la vie n’est parfait. Qu’ils soient employés ou travailleurs autonomes, les plus gros défis des personnes qui ont un TDAH restent l’organisation et l’administration.
Quand on est employé, on a moins d’obligations sur le plan de l’organisation. La constance du salaire laisse aussi une certaine marge de manœuvre si on a du mal à gérer ses finances. Mais quand on est entrepreneur, tout retombe sur nous. L’administration et l’organisation sont essentielles. On n’a pas le choix d’apprendre.
Pourtant, comme on l’a vu plus haut, les personnes ayant un TDAH composent très bien avec le danger. Peut-être que ces exigences sont suffisantes pour donner le boost nécessaire afin de gérer ses affaires.
Donc, si vous avez un TDAH et que votre carrière en souffre, est-ce que l’entrepreneuriat pourrait être votre porte de sortie ? C’est un solide pensez-y bien.