5 nouveautés à regarder sur Netflix en novembre

La saison du cocooning s'annonce prometteuse.

Bon, on ne peut désormais plus se mentir à nous-mêmes: fait frette dehors. 

Y fait noir aussi de très bonne heure. Ça veut dire plus de divan et de Netflix pour toute la famille. Heureusement, malgré la prolifération des plateformes de streaming au cours de la dernière année, le géant américain continue de nous donner des raisons de demeurer bien au chaud pendant le rude automne canadien.

Voici cinq nouveautés à vous mettre sous la dent en novembre:

Drive (1er novembre)

Si Nicolas Winding-Refn est reconnu pour être le gars qui fait les films super flyés, violents et avec une magnifique esthétique, c’est à cause de ce film. Originalement un roman de James Sallis, Drive est l’histoire d’un cascadeur qui arrondit les fins de mois en conduisant des voitures pour des braqueurs de banques et qui tombe en amour avec sa voisine, elle-même mariée à un criminel de bas étage.

Juxtaposant habilement le romantisme sincère et la violence graphique, Drive nous plonge dans un univers où on ne peut pas se permettre de rêver sans faire gicler du sang. J’aime personnellement beaucoup ce film, parce que la violence y est explorée sans aucun artifice traditionnels. Elle est lourde de sens et de conséquences.

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri (1er novembre)

Quand un film avec une distribution aussi modeste que Three Billboards Outside Ebbing, Missouri reçoit une nomination aux Oscars, c’est parce que c’est bon en tabarouette. C’est l’histoire de Mildred, une maman vivant une petite ville sans histoire qui loue trois panneaux publicitaires sur le bord de l’autoroute pour ramener la mort horrible de sa fille dans le discours public.

J’ai beaucoup aimé ce film parce qu’il parle de vengeance avec un angle unique et intéressant: la démarche de Mildred a pour but d’alléger sa douleur d’avoir perdu sa fille, mais sa colère bouscule la communauté et réveille des fantômes qui étaient moins dommageables lorsqu’endormis. Le regard que jette le réalisateur Martin McDonagh sur le processus est d’une froideur et d’une tristesse qui ne laissera personne indifférent.

 

The End of the F***ing World, saison 2 (5 novembre)

Originalement, The End of the F****cking World était une minisérie basée sur un roman graphique à propos d’un jeune psychopathe de 17 ans qui découvrait l’amour et les sentiments humains lorsqu’en cavale avec sa copine. Huit épisodes de vingt-quatre minutes et pour être honnête, ça étirait pas mal la sauce vers la fin. C’est le genre d’histoire qui ne semblait pas savoir comment finir. 

On ne sait pas encore beaucoup de choses sur la saison 2, sinon que James s’est fait tirer dessus, que lui et Alyssa sont séparés et qu’un nouveau personnage est présenté aux spectateurs: Bonnie. Parfois, la meilleure chose qui puisse arriver à une série, c’est de recevoir de nouvelles idées. Gardez un oeil là-dessus.

Mon Frère (22 novembre)

Le mois dernier, je me suis fait critiquer par un utilisateur parce que je ne parlais pas assez de contenu francophone. Disons qu’il n’y en a pas beaucoup sur Netflix et que je n’en choisirai jamais pour cette chronique juste pour avoir du contenu francophone. Jamais je n’oserai vous recommander un film de marde juste pour remplir un quota.

Je ne m’attendais pas à ce que ce film de Julien Abraham soit disponible ici. Mon Frère, c’est l’histoire d’un jeune homme qui se fait accuser du meurtre de son père, un homme violent qui tournait ses plus bas instinct vers son plus jeune fils. Un film poignant et mémorable sur les injustices auxquelles les membres de notre société les moins fortunés font face.

 

The Irishman (27 novembre)

Le grand Martin Scorsese est de retour avec un film épique de trois heures et demi sur la mort de Jimmy Hoffa. Pour être honnête, j’trouve que ça a l’air d’être exactement la même chose que tous les vieux films de gangsters de Scorsese. Il utilise les mêmes acteurs que dans ses vieux films, qu’il a dû digitalement rajeunir parce qu’ils sont tous des vieux pets aujourd’hui.

J’veux dire… regardez ce dont Robert de Niro a l’air en 2019:

Le département des effets spéciaux a dû lui enlever au moins 20 ans.

Paraîtrait que c’est un de ses meilleur alors croyons-le sur parole. Martin Scorsese n’a pas l’habitude de faire du caca. Il fait souvent la même chose, mais rarement du caca. Si c’est mauvais, il va en entendre parler sur internet.

Le pauvre.

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