5 nouveautés à regarder sur Netflix en mai

À part Get Out, bien sûr.

Vous ne le saviez peut-être pas encore, mais Get Out (le film le plus discuté de 2017) sera disponible sur Netflix dès le 1er mai. C’est un move stratégique de la part de son réalisateur-vedette Jordan Peele et de la compagnie de distribution Blumhouse. Son EXCELLENT nouveau film Us débute son deuxième mois en salle et Peele veut vous donner le goût d’aller l’voir. 

Donc, si vous êtes l’une des quatre personnes en Amérique du nord à ne pas l’avoir encore vu et/ou à ne pas vous l’être fait expliquer en long et en large lors d’un souper bien arrosé entre amis (« Ah, vas-y donc, Charles. J’pas sur que je vais le regarder de toute façon »), grand bien vous fasse. Mais sinon il y beaucoup d’autre matériel intéressant et beaucoup d’autres productions originales à vous mettre sous la dent. 

En voici cinq qui valent le détour.

Lost in Translation (1er mai)

Dans la catégorie « à voir ou à revoir parce que c’est toujours aussi fucking bon». Lost in Translation, c’est l’histoire de Bob et Charlotte qui tombent en amour à Tokyo, sans jamais vraiment l’avouer l’un à l’autre ni à eux-mêmes.

C’est un film d’amour qui n’en respecte pas les codes: aucune rivalité avec le copain établi, pas de scènes ouvertement sexy ou de nerd stéréotypé qui veut séduire la belle fille envers et contre tous. Juste une douce chimie qui s’installe tendrement entre deux personnes à la croisées des chemins et c’est pour ça que Lost in Translation garde un charme intemporel. C’est une histoire d’amour. Pas de désir ou de conquête sexuelle.

 

Extremely Wicked, Shockingly Evil & Vile (3 mai)

La bande-annonce même d’Extremely Wicked, Shockingly Evil & Vile a créé la controverse l’hiver dernier. Pas même le film, la bande-annonce!!! Le choix du très sexy Zac Efron pour interpréter Ted Bundy, la possibilité qu’on glorifie encore une fois l’infâme violeur et tueur en série parce qu’il était beau gosse et éloquent en a outré plusieurs. 

Netflix s’est cependant protégé contre la colère du public en rendant disponible sur leur plateforme Conversation with a Serial Killer: the Ted Bundy Tapes, une série de quatre épisodes qui démolit complètement les mythes autour de Bundy. On pourra donc tous se former une opinion éclairée au sujet du film. Mais j’vous le dis tout de suite, cette histoire-là finit sur la chaise électrique. Y’a rien de beau et d’éloquent là-dedans. 

Spring Breakers (15 mai)

Le cinéma iconoclaste et provocateur d’Harmony Korine n’est définitivement pas pour tout le monde, mais une chose est sure: il ne vous laissera pas indifférent. Spring Breakers, c’est l’histoire de quatre filles de bonne famille qui décident de s’enfuir vers la Floride pour la semaine de relâche pour lâcher leur fou et devenir des “bad girls”. Elle y rencontrent Alien, un vrai bad boy qui les plonge dans l’univers de vidéoclips qu’elles recherchaient tant.

Bien que ce film soit rempli de constats intéressants sur la culture du spring break aux États-Unis, ce qui a vraiment retenu mon attention, c’est le regard anthropologique et détaché qu’Harmony Korine pose sur le chaos coloré qui y règne pendant cette semaine infernale. Des montages au ralenti, des scènes surréelles et une violence qui vient de sources incongrues. Spring Breakers est une expérience déroutante et enrichissante à souhaits. 

 

Mission Impossible: Fallout (20 mai)

Qu’on aime ou qu’on déteste, la série de films Mission Impossible trouve toujours le moyen de se réinventer ou de repousser ses limites. Comme ses prédécesseurs, Fallout n’est pas un film très cérébral, mais il offre une série de scènes d’action bien ficelées, la mère de toutes les séquences de Tom Cruise qui court et beaucoup plus.

Ce qui est bien avec ce film, c’est qu’il ne prend pas trop au sérieux. Il se fout un peu de sa propre intrigue tant qu’il montre Cruise en train de casser des gueules dans différentes villes autour du globe. Ça s’écoute bien un dimanche soir lorsqu’on a pas envie de penser à la semaine qui s’en vient. 

 

Animal Kingdom, saison 3 (29 mai)

Ce qui a débuté comme une tentative un peu forcée de prolonger l’expérience du film australien à l’origine des personnages est vite devenue un de mes plaisirs coupables (et l’un des vôtres, j’espère). Animal Kingdom, c’est un peu comme si le film de Patrick Swayze et Keannu Reeves Point Break et Goodfellas avaient eu un bébé et l’avaient nourri avec du Four Loko et des Cheetos seulement. C’est plein de bandits cool, de beaux chars et de monde qui sont troublés pour des raison obscures.

Dans la 3e saison, la famille Cody doit se réorganiser après que grand-maman se soit fait mettre à l’ombre et il en revient à notre héros Joshua de garder ses oncles en bride. Si vous ne connaissez pas encore, il s’agit d’une série bien écrite, aucunement réaliste et parfois rigolote sans le vouloir. Ça s’écoute comme on mange du McDo: c’est vite, vaguement satisfaisant et ça sort presque tout de suite après être rentré. 

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