5 films pas niaiseux à voir, cet été

Parce que y'a pas juste Marvel et Star Wars dans la vie.

Ça ne paraît pas à chaque jour, mais c’est bientôt l’été.

Et l’été, c’est une période bien spéciale dans les salles de cinéma partout sur la planète.

De mai à août environ, les salles sont envahies par des films à gros budget avec du lycra, de la testostérone, des rayons laser et beaucoup trop d’explosions. La logique derrière ça, c’est que lorsqu’il fait trop chaud dehors, le monde aime ça aller manger du pop corn à l’air climatisé et «mettre leur cerveau à off»*. Mais, si vous êtes comme moi et vous aimez pas ça arrêter de penser et que vous voulez allez voir quelque chose de plus soutenant (ou plus original, au moins), voici mes suggestions pour cet été. Vous risquez d’ailleurs de me voir en salle si jamais vous décidez d’aller voir l’un d’entre eux. Ça ne sera pas difficile de me reconnaître, on va être genre… 6.

La chute de Sparte (1er Juin)

L’adaptation du roman de Biz, auteur, musicien et magicien des mots du panorama culturel québécois. La chute de Sparte, c’est l’histoire de Steeve Simard, un ti-cul allumé et cultivé, mais pas nécessairement athlétique ou même intéressant pour quelqu’un qui ne s’attarde pas à lui. En d’autres mots, c’est un film d’école secondaire. Tout le monde aime ça, les films d’école secondaire parce que soit on y étudie ou soit on aimerait y retourner pour changer notre histoire personnelle. Ce qui rend La chute de Sparte pas comme les autres, c’est que l’école secondaire devient un lieu mythologique où les batailles qui dicteront son avenir y sont livrées. On a tous été Steeve et on a très hâte de voir ce film.

Hereditary (8 Juin)

LE film d’horreur de l’été. Les bons films d’horreur se font rares en 2018, mais celui-ci semble prometteur et la maison de distribution A24 déçoit rarement. Dans Hereditary, le décès de la matriarche de la famille Graham plonge ses survivants dans une confrontation avec une force surnaturelle qui oblige la maman (l’excellente Toni Collette) à essayer de mieux comprendre sa mère afin de mieux protéger sa fille. Les meilleurs films d’horreurs savent explorer la fine ligne entre l’horreur humaine et le surnaturel sans jamais trop en révéler et c’est exactement ce qu’Hereditary semble nous donner. À noter que le film est produit par les mêmes gens qui ont fait le terrifiant The VVItch, il y a quelques années.

Under the Silver Lake (22 juin)

J’adore les histoires de détective, vous? Under the Silver Lake, c’est une enquête menée par Sam (joué par Andrew Garfield), un conspiracy theorist qui refuse d’accepter que son kick disparaisse du jour au lendemain et qui commence à voir des messages dans tout ce qui l’entoure (tounes, panneaux publicitaires, menus de restaurants)… ce qui l’emmène sur la piste de… quelque chose? Los Angeles, des codes secrets, des sociétés secrètes, un mystère bien ficelé, ça a pas l’air le fun, ça? En tout cas, c’est mon idée du gros fun. Vous risquez fort de me voir dans la salle si vous y allez.

Sorry to Bother You (6 juillet)

Être dans la vingtaine, cassé et sans savoir quoi faire pour améliorer notre situation, c’est quelque chose qui arrive à de plus en plus de jeunes gens. Se trouver une vocation sur le tard et vivre en symbiose avec une corporation qui exploite le monde, c’est pas mal moins fréquent. C’est ce que propose ce p’tit film de réalisme magique mettant en vedette le talentueux LaKeith Stanfield, qui a connu une grosse année en 2017 avec des rôles dans Get Out et l’adaptation nord-américaine de Death Note. Ce film a l’air d’un véritable oasis d’originalité dans le désert prévisible qu’est devenu Hollywood.

Blindspotting  (20 juillet)

Les films qui traient des problèmes raciaux ont souvent tous le même problème: ils essaient de régler une question hyper-complexe à l’intérieur de deux heures. Mais ça marche pas de même. Bien sûr, je ne sais pas encore si Blindspotting essaie de résoudre la question du racisme, mais à en juger par sa bande-annonce, le film expose le problème dans toute sa complexité et c’est ça qu’on veut: faire réfléchir le monde.

* J’haïs cette expression.

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