.jpg.webp)
5 choses que j’aurais aimé savoir avant de travailler à l’international
Quand j’ai terminé mes études, mon premier emploi était de faire de la consultation pour des hôtels. Après quelques semaines de formation à Orlando, on m’a envoyée au Qatar pour 8 semaines. Ma préparation pour débuter cette nouvelle vie? Googler « Qatar » et lire les quelques premières lignes.
Ce que j’ignorais à ce moment, c’est qu’il m’aurait fallu bien plus qu’une brève recherche Internet pour me préparer aux quelques années de projets à l’international qui allaient suivre.
Voici donc 5 choses que j’aurais aimé savoir avant de partir travailler à l’international.
1. Travailler à l’international, ce n’est pas voyager
Depuis mon enfance, j’ai toujours su que je voulais voyager à temps plein, mais je n’ai jamais compris la différence entre voyager, travailler à l’étranger et vivre à l’étranger. Je pensais que travailler à l’international était une vie de rêve, mélangeant voyage et vie sur place, qui me permettrait de découvrir des cultures et de m’incruster dans un nouvel endroit.
La réalité, c’est que travailler à l’international ne touche qu’en surface ces deux mondes, et qu’il est difficile d’en profiter pleinement. On visite des villes avec des musées extraordinaires, une cuisine raffinée et des activités uniques à découvrir, mais on passe souvent la soirée à travailler dans sa chambre d’hôtel avec vue sur le stationnement, parce qu’on y est avant tout pour les affaires.
Cela dit, on est payé pour le faire et nos dépenses liées aux déplacements et à l’hébergement sont aussi couvertes. Ça rend les détours par des aéroports de banlieue beaucoup plus agréables.
2. Notre dollar canadien ne va pas loin
Travailler à Londres quelques jours peut sembler glamour, mais si vous êtes payé en dollars canadiens et que votre compensation n’est pas ajustée, votre excursion peut rapidement se transformer en soirées à l’hôtel par peur du taux de conversion.
Avant de quitter pour une nouvelle destination, assurez-vous de clarifier ou de négocier :
- Votre compensation, à savoir si elle est ajustable en fonction de la destination.
- Votre per diem (indemnité journalière) : ce qui est inclus et si vous devrez fournir une facture pour chaque dépense.
- Vos indemnités pour maintenir un mode de vie sain et balancé : hôtel avec gym, repas santé, service de nettoyage à sec, etc.
3. Un levier stratégique pour vos futures vacances personnelles
Lorsque vous voyagez pour le travail, assurez-vous de récolter tous les bénéfices possibles sur le bras de votre employeur (et ça ne leur coûte pas un sou de plus, donc c’est gagnant-gagnant). L’un des meilleurs conseils que j’ai reçus à mes débuts a été de choisir mon camp, ou plutôt mes camps, rapidement. Ces choix incluent :
- Programme de fidélité de compagnies aériennes : Malgré qu’ils soient limités au Québec, des programmes sont disponibles pour faciliter l’expérience de vol. La majorité d’entre eux offrent des bénéfices tels que des bagages enregistrés, une priorité à l’embarquement et, quand vous aurez accumulé suffisamment de vols, des accès aux lounges (bondés) à l’aéroport.
- Programme de fidélité d’hôtels : Choisissez un programme selon la disponibilité géographique des hôtels où vous séjournez pour le travail et les types d’hôtels disponibles ($ vs. $$$), mais aussi en fonction d’où vous souhaitez voyager durant vos vacances quand le temps sera venu d’utiliser tous ces merveilleux points accumulés. De grâce, ne dormez pas dans un hôtel sans bénéficier des avantages de son programme de fidélité!
- La bonne carte de crédit : Privilégiez une carte sans frais de conversion, qui donne accès aux lounges, et des assurances voyages et sur la location de voitures. Certaines cartes de crédit sont même associées au programme de fidélité d’une compagnie aérienne, ce qui vous permet d’accéder à des classes supérieures lors de vols et d’accumuler des points quand vous faites des achats.
4. Des heures de bonheur à l’aéroport… et avec son comptable
Jamais je n’aurais cru passer autant de temps dans les bureaux de douanes à l’aéroport. Selon la durée et la nature du mandat à l’étranger, il faut s’assurer d’avoir le bon visa pour travailler légalement dans un autre pays et bien le déclarer durant la période des impôts.
Une demande de visa doit se faire quelques semaines à l’avance, et requiert parfois des enquêtes de sécurité, différentes lettres de son employeur et de son client, et parfois même de présenter tous (oui, tous) ses diplômes en version originale.
N’hésitez surtout pas à demander de l’aide à votre employeur pour vous assurer que tout soit en ordre avant de passer aux douanes.
5. Et ce que j’aurais aimé savoir avant d’arrêter de travailler à l’international
Le fait de travailler à l’international offre des expériences de vie inégalées, mais difficiles à expliquer à notre entourage. J’ai fait des voyages extraordinaires en plus de faire de belles rencontres. Ces déplacements m’ont permis de me découvrir, de prendre confiance en ma capacité de m’adapter à toutes les situations et à maintenant me sentir chez moi partout où je suis.
Arrêter de voyager pour le travail, c’est plus difficile qu’on ne le pense.
Quand on passe notre temps à voyager, les moments de solitude que l’on redoutait tant au début deviennent, avec le temps, des espaces mentaux précieux pour réfléchir, rêver, planifier. Et ça, ça finit par nous manquer. Le vrai réajustement se passe quand on rentre à la maison et qu’on essaie de se réajuster à la vie d’ici, où nos déplacements vers le travail se font en métro ou en auto au lieu de l’avion.
En conclusion, si c’était à refaire, je ne changerais rien… sauf peut-être ma recherche Google.
Identifiez-vous! (c’est gratuit)
Soyez le premier à commenter!