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4 raisons de refuser les cartes de fidélité

Pour apprendre à dire non à la caisse.

4 septembre 2026
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« Avez-vous votre carte de fidélité ? »

On m’a posé cette question deux fois en moins d’une demi-heure. Et non, dans les deux cas, je n’en avais pas. L’une parce que je ne suis pas inscrite, l’autre parce que je l’avais oubliée à la maison, dans le tiroir où s’accumulent cartes, ampoules, piles vides et élastiques.

Je suis loin d’être la seule. Des 22 programmes de fidélité auxquels adhère le Canadien moyen, seulement 9 sont utilisés au quotidien. En plus, c’est près du quart des adhérents à ces programmes qui n’utilisent même pas les points qu’ils accumulent (ou ne réclament pas leur café gratuit).

Ça, c’est sans parler des risques de fraude. Moins on surveille nos points, plus ils risquent d’être subtilisés, avec les données personnelles qui vont avec.

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Alors, pourquoi continue-t-on de s’inscrire à ces programmes de fidélité ?

C’est simple : la promesse de récompense future ou immédiate (certaines cartes offrent des rabais ou des montants à l’inscription). Et c’est encore plus tentant quand la récompense promise est substantielle.

Mais comment savoir à laquelle adhérer ? Voici quelques critères qui vous aideront à déterminer quelle carte risque d’échouer au fond du tiroir.

1. La valeur des récompenses est trop basse

1 %, 2 % ? Chaque 10 $ dépensé donne-t-il 1 point ou 1000 ? Avec ces points, que peut-on s’offrir ? Des voyages, des rabais, des chambres d’hôtel ?

C’est très difficile pour le consommateur moyen de s’y retrouver.

On vous recommande donc le site Milesopedia, qui compare les offres de cartes de crédit et de programmes de fidélisation. Regroupant les programmes de fidélité les plus populaires (excluant la carte à poinçonner de votre café du coin), Milesopedia établit une valeur en argent pour un point de chaque programme. Plus le chiffre de la valeur par point est gros, mieux c’est.

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Pour un petit survol, Aéroplan aurait une valeur de 2 sous, tandis que PC Optimum aurait une valeur de… 0,1 sous. FidéliTims, le programme de fidélité de Tim Hortons, n’est pas particulièrement mieux avec 0,5 sous du point.

Bref, ça vaut la peine de faire un petit tour d’horizon pour savoir quelle carte traîner dans son portefeuille.

2. Vous ne visitez presque jamais le commerce

Encore plus utile que de comparer la valeur des points, demandez-vous à quelle fréquence vous visitez le commerce auquel le programme est affilié. Si la réponse est « pas si souvent que ça » ou « aucune idée », mieux vaut s’en passer..

Pour que l’adhésion en vaille la peine, il faut que le commerce fasse partie de notre ronde de lait. Y a-t-il un Shell ou un Petro-Canada en chemin vers le bureau? L’épicerie de votre quartier, est-ce un Metro, un IGA ou un Maxi ?

Les escales annuelles au Yves Rocher ou au Laura Secord, quant à elles, ne valent sans doute pas la peine d’adhérer à un programme de fidélité. D’ailleurs, Laura Secord a eu la clairvoyance de ne pas créer de tel programme.

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3. Il est trop difficile d’échanger vos points contre des récompenses

C’est bien beau d’accumuler des points, encore faut-il pouvoir les échanger. Mon expérience avec les BONIDOLLARS de Desjardins est un exemple parfait.

Même si la valeur des points était excellente, je n’arrivais tout simplement pas à les échanger contre des produits financiers ou à les utiliser lors de transactions. Les montants des BONIDOLLARS s’accumulaient, mais mes transactions ne correspondaient pas aux catégories désignées. Et quand l’une d’entre elles était finalement admissible, le montant était inférieur au solde de mes BONIDOLLARS. Bref, je risque de les léguer à ma descendance.

Même chose si l’échange ne peut se faire que pour certains produits précis. Je ne veux pas un air fryer, je veux du cash!

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4. J’ai encore oublié ma carte

Finalement, le dernier critère, et non le moindre : faut-il absolument traîner une carte pour accumuler des points ? De nos jours, bien des programmes de fidélité ne requièrent qu’un numéro de téléphone ou une adresse courriel pour accumuler des points sans nous morfondre d’avoir encore oublié notre carte Simons à la maison.

Dans la même veine, si le programme est directement lié à votre carte de crédit, il y a bien plus de chances que vous l’utilisiez, à condition que la carte elle-même en vaille la peine. Si elle s’accompagne d’un taux d’intérêt ou de frais annuels faramineux, on peut s’en passer.

Pour tout résumer : si la valeur d’un point dépasse 2 sous, que la carte est affiliée à un commerce de proximité, que l’échange est fluide et que l’oubli de la carte n’empêche pas d’accumuler des points, je pense qu’on est safe.

Pour le reste, ça reste pratique pour déglacer l’intérieur de notre pare-brise.

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