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4 étapes pour combattre votre envie financière
BEEP, BEEP, BEEP!
Imaginez qu’il est 7h30. Votre cadran (crissement fatigant) vous tire déjà de votre sommeil pour que vous puissiez arriver à l’heure à votre travail. Embrassez votre crush, ce sera pour la prochaine fois.
Au lieu d’abuser sur le snooze, vous décidez de faire quelque chose de bien plus productif : faire défiler le fil d’actualité de vos nombreux réseaux sociaux pour vous donner un petit boost.
Sur Facebook, votre ami de longue date a publié ce matin des photos de son voyage à Amsterdam. Super. Ça vous fait chier. Il n’a pas d’autres choses à faire, lui-là?
Sur Instagram, votre petite sœur vient tout juste de faire une story. Surprise, elle a acheté son char de rêve. Vous laissez un like, puis vous lui écrivez même un petit : « Trop content.e pour toi :) ». Ouais, c’est ça. Vous vous sentez pas mal loser avec votre Civic. Vous vous morfondez sur votre sort.
Et puis, la crème de la crème.
Sur BeReal, votre PIRE ennemi.e (puis vous ne comprenez même pas pourquoi vous suivez toujours cette personne-là, par curiosité malsaine, peut-être) partage qu’il ou elle s’est procuré.e : les nouveaux souliers Balenciaga. Vous avez décidé que vous en aviez assez pour aujourd’hui et puis, il est rendu 7h45.
Bon, tout ça pour dire que si c’est désagréable d’envier les autres par rapport à leurs expériences, à leur richesse et à leurs possessions, c’est aussi très humain de ressentir ça.
On commence à être envieux.euse selon deux facteurs, rapportait Richard H. Smith, un ancien professeur en psychologie à l’Université du Kentucky.
1) La pertinence (ce qu’on convoite revêt une signification personnelle)
2) La similitude (la personne travaille peut-être dans le même milieu que nous, par exemple)
Heureusement, il y a des façons de mieux naviguer et de mieux gérer ce sentiment-là, selon NerdWallet. Je vous les présente.
Compatissez avec vous-même
« On peut admettre l’orgueil, l’avarice, la luxure, la colère, la gourmandise et la paresse, et on peut même s’en vanter. Il n’y a qu’un seul péché capital que personne n’admet : l’envie », écrivait Gonzalo Fernández de la Mora dans son livre Egalitarian Envy.
Envier les autres demeure un tabou, même si à peu près tout le monde le vit. Pourquoi? Eh bien, selon George M. Foster, anthropologue américain, l’admettre serait reconnaître qu’on est inférieur.e à autrui, ce qui explique pourquoi il est si difficile d’en arriver là.
Donc en étant honnête et compatissant.e avec soi-même lorsqu’on ressent cette émotion, on fait déjà un pas dans la bonne direction.
Qu’est-ce qui vous trigger?
Nouvelle voiture, promotion, le tout dernier iPhone, des vacances aux Bahamas et vêtements dernier cri : quand c’est l’autre qui l’obtient, ça nous fait suer, un peu. Et les réseaux sociaux, comme vous savez, facilitent cette comparaison. Mais pourquoi ça vous fait chier au juste? Qu’est-ce qui se cache derrière ce sentiment? Est-ce que c’est parce que vous souhaitez gagner un meilleur salaire? Ou bien est-ce que vous voulez dépenser votre argent autrement?
Transformez cette émotion en motivation.
Même si l’envie peut provoquer des sentiments de jalousie, d’infériorité et d’insécurité, elle peut aussi vous inciter à apprendre et à vous inspirer du « succès » des autres, d’après Robert Leahy, auteur du livre The Jealousy Cure et cette étude.
Lorsque vous saurez la cause (ou les causes) qui déclenchent votre envie, ça vous permettra de mieux ajuster vos objectifs financiers pour que vous puissiez apporter des changements positifs dans votre vie.
Réalité ou perception ?
Vous devez le savoir sans doute, mais ce que les gens décident de partager sur le web ou aux autres, ce sont des parcelles de leur quotidien et celles-ci, très souvent, vont les présenter sous un bon jour.
Peut-être que ça peut vous aider à relativiser.
« Même si on se situe dans la tranche de la population qui gagne un revenu plus élevé, il y aura toujours des défis, surtout qu’en ce moment, nous ressentons un peu tous de la pression à cause de l’inflation », estime Rick Kahler, thérapeute financier américain.
« Il est où le bonheur, il est où? »
Qu’est-ce qui vous rend réellement heureux.euse ? La question très clichée à 100 000 dollars.
« Imaginez que vous n’ayez plus rien, ce qui inclut vos biens. Vous récupérez une chose à la fois, mais seulement si vous pouvez prouver que vous l’appréciez. Ce processus permet de clarifier vos valeurs. Vous pouvez constater que vous avez de nombreuses sources de satisfaction et d’objectifs différents » explique Robert Leahy dans son ouvrage The Jealousy Cure.
Mis à part vos objectifs, concentrez-vous aussi sur ce que vous avez.
Vous réaliserez alors qu’en fin de compte, les autres ne sont pas meilleur.e.s que vous.
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