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4 achats inutiles quand on commence la vidéo

Comment éviter de payer pour du matériel qu’on utilisera peut-être jamais.

7 octobre 2026
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Quand j’ai reçu ma première caméra, j’ai cru que ce n’était qu’une question de temps avant que je couvre les Olympiques. Sans plus attendre, je me suis garroché sur Amazon pour me procurer tout le matériel supplémentaire dont je croyais avoir besoin.

Entre autres, j’ai acheté un stabilisateur avec des poids pour une raison que j’ignore encore. J’ai aussi commandé 14 filtres avant de réaliser que je ne pouvais même pas les utiliser. Bref, j’étais bien parti pour acheter un sac assez grand pour transporter deux appareils, six lentilles, une carrière complète de photographe… même si j’avais juste 13 ans.

Déterminé à faire de la vidéo, je me suis procuré du matériel pour un métier dont je ne connaissais pas grand-chose. Si certains achats se sont avérés utiles plus tard, j’aurais pu attendre avant de me les procurer.

Une caméra de qualité… pour filmer des stories

Quand on commence la vidéo, on peut être tenté d’acheter la meilleure caméra possible. Sur papier, ça se comprend : tant qu’à investir, autant choisir un modèle qui nous sera utile longtemps.

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Le hic, c’est qu’une caméra high end ne représente pas seulement 4 000 $. Elle vient avec des coûts supplémentaires : cartes mémoire rapides, disques durs qui coûtent une fortune (merci, l’IA), un ordinateur capable de traiter les fichiers, sans oublier une assurance plus dispendieuse.

Pour une vidéo composée de quelques plans, d’une trame sonore et d’un montage simple, une caméra qui filme en 1080p fait parfaitement l’affaire. Juste comme ça, 2 000 $ restent dans votre compte. Et si jamais vos besoins changent, vous pourrez la revendre et investir dans une autre caméra.

14 lentilles

Par chance, j’ai été plus futé en faisant l’acquisition de ma première lentille. Je me suis procuré une lentille usagée super polyvalente : une 24-70 mm avec une ouverture de f/2.8 que j’utilise encore régulièrement.

C’est le genre de lentille parfaite quand on débute. Elle permet d’essayer différents types de plans, de comprendre les distances focales et d’expérimenter avant de se spécialiser.

Si on veut s’en procurer une autre, il faut avant tout se demander dans quelles conditions elle sera utilisée. Filmez-vous souvent dans des endroits sombres ? Vos sujets sont-ils assez éloignés pour justifier l’achat d’un téléobjectif ?

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Avant d’acheter, la location est une option intéressante. Oui, ça coûte un peu d’argent, mais pas mal moins que si vous achetez une nouvelle lentille qui ne fera qu’échouer au fond de votre tiroir. Et si vous êtes prêt pour une acquisition, Marketplace est votre meilleur ami.

Le filtre de diffusion cinématographique à halos anamorphiques multidimensionnels

Autrement dit : un morceau de verre qui fait briller les lumières et qui coûte 89 $.

On peut généralement séparer les filtres en deux catégories : ceux qui servent à régler un problème concret et ceux qui servent à créer un effet précis.

Du côté utilitaire, on retrouve le filtre UV, le filtre polarisant circulaire (le fameux CPL) et le filtre ND variable. Le filtre UV protège la lentille si vous filmez dans des conditions poussiéreuses, sablonneuses ou pluvieuses. Le CPL réduit certains reflets et modifie le rendu du ciel ou de la végétation. Le ND variable, lui, permet de contrôler la quantité de lumière qui entre dans la caméra, ce qui est assez pratique quand vous filmez dehors avec une grande ouverture.

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Bref, chaque filtre peut s’avérer un achat rentable si vous faites face à un problème récurrent et que vous avez clairement identifié.

Les filtres d’effets sont une autre paire de manches. Les filtres pro-mist, de halos, de reflets, de dédoublements ou de distorsions en sont de bons exemples. Ils répondent à des choix esthétiques précis plutôt qu’à un besoin quotidien. À se procurer avec modération.

Ça ne veut pas dire que leur achat n’en vaut pas la peine. Ça signifie plutôt qu’il vaut savoir quel effet on recherche avant d’acheter un ensemble complet.

Encore une fois, la location est une option intéressante à considérer.

Une formation d’un guru de la vidéo

En vidéo, il y a des formations pour tout : apprendre à utiliser sa caméra, faire du montage avec des transitions qui ne donnent pas le mal de mer, créer des effets spéciaux qui convaincront le public que Godzilla vient de débarquer à Montréal, trouver votre style et pour créer des formations à votre tour. À force de voir passer des offres à 50 % de rabais, on finit par dépenser quelques centaines de dollars avant même d’avoir tourné assez de vidéos pour savoir ce dont on a besoin.

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Étant autodidacte, je suis sans doute un peu biaisé, mais de bonnes vidéos YouTube et nos deux jambes sont un excellent point de départ. C’est beaucoup plus efficace que de suivre une formation complète sur la vidéo alors qu’on veut seulement mettre une power window sur le visage de son sujet.

En guise de dernier conseil, je vous recommande de commencer avec une caméra dont vous comprenez le fonctionnement, une lentille polyvalente, un ou deux filtres et de vous pratiquer. Un équipement moins récent peut produire une image différente ou imparfaite sans nécessairement faire de mauvaises vidéos. Pas besoin de dévaliser Amazon!

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