3 fois où les humains ont réussi à renverser la tendance en environnement

Je ne vais pas vous refaire un topo sur le résultat désastreux et alarmant des activités humaines sur l’environnement et l’avenir de la planète. Vous êtes déjà au courant. En fait, vous êtes tellement au courant que près d’un Québécois sur deux se déclare anxieux à propos des changements climatiques. Et parmi cette gang-là, il en a même qui ont dépassé le stade de l’anxiété et qui se préparent pour l’extinction de l’humanité. Est-il trop tard pour agir?

C’est vrai qu’une fois qu’on a entendu la sonnette d’alarme à propos de l’environnement, il est facile de se sentir découragé par l’ampleur du problème et la lenteur de l’action politique. Pourtant, réparer nos erreurs, ça se peut. Voici trois fois où on a réussi. 

La fois où on a guéri la couche d’ozone en bannissant les gaz CFC

Le protocole de Montréal est considéré comme un des meilleurs exemples où les gouvernements de nombreux pays ont écouté la communauté scientifique et se sont réunis pour agir rapidement.

Les 80’s kids se souviennent que lorsqu’ils étaient enfants, l’écoanxiété venait du trou béant dans la couche d’ozone. Les humains l’avaient créé à coups de déodorants en spray et de liquides à frigos. Si on ne se décidait pas à agir rapidement, on allait bientôt dire adieu à notre chère couche d’ozone protectrice et se faire griller par les rayons cancérigènes du soleil.

Puis, en 1987, chez nous à Montréal, 24 autres pays ont signé un protocole pour interdire progressivement tous les gaz qui réduisent la couche d’ozone. D’autres se sont joints à eux jusqu’à ce qu’aujourd’hui, 197 pays fassent partie du protocole. Résultat? Le trou dans la couche d’ozone est en train de se résorber, exactement comme le prédisaient les scientifiques. D’ici 2050, la couche d’ozone devrait avoir complètement guéri

Le protocole de Montréal est considéré comme un des meilleurs exemples où les gouvernements de nombreux pays ont écouté la communauté scientifique et se sont réunis pour agir rapidement.

Les fois où on a sauvé des espèces de l’extinction grâce à des accords internationaux et des programmes de conservation

Au début du XXe siècle, les baleines grises étaient en danger critique d’extinction. Moins de 2000 d’entre elles nageaient encore dans nos océans lorsqu’on a enfin pris la décision de les protéger, en 1946. Un accord international a interdit sa chasse intensive, et plusieurs organismes de conservation se sont mis en action. Aujourd’hui, les baleines grises sont environ 26 000, soit leur population normale avant l’invention de la chasse à la baleine moderne. Et depuis 1994, elles ont quitté la liste des espèces menacées d’extinction!

Le même genre de belles histoires est arrivé au lion de mer de Steller, au condor californien, au rhinocéros blanc du Sud, au tamarin lion doré, au cheval de Przewalsk, et j’en passe! Comme dit le site de la WWF : «Quand tout le monde s’y met, cela porte ses fruits.»

La fois où la Chine a fait un 180 sur la pollution atmosphérique

La pollution de l’air a diminué de 36% à Pékin durant la même période, suite à une politique environnementale agressive à plusieurs niveaux. Les images apocalyptiques d’un ciel rougi par le smog dans les grandes villes chinoises seront bientôt chose du passé.

En 2013, le pays le plus peuplé du monde s’est engagé pour 5 ans dans un plan d’action national contre la pollution de l’air. Et les résultats n’ont pas pris de temps à se faire sentir : «Presque trois fois moins de journées fortement polluées (avec un indice de qualité de l’air très mauvais, au-delà de 200) ont été comptabilisées du 1er janvier au 15 décembre 2017, par rapport à la même période en 2013», selon Le Monde. La pollution de l’air a diminué de 36% à Pékin durant la même période, suite à une politique environnementale agressive à plusieurs niveaux. Les images apocalyptiques d’un ciel rougi par le smog dans les grandes villes chinoises seront bientôt chose du passé. Et comme la pollution de l’air en Chine affecte le reste de la planète, la guerre contre la pollution menée par le gouvernement chinois est une bonne nouvelle pour tout le monde.

Comme quoi, même si la planète est loin d’être sauvée, des changements sont possibles lorsqu’on se décide à agir. Peut-on encore être optimiste quant au sort de la planète? Si vous souhaitez poursuivre votre réflexion, écoutez le dernier épisode de Zone franche sur Télé-Québec.

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