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14 questions à une spécialiste du sommeil pour que notre enfant dorme enfin!

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sommeil de votre enfant.

14 octobre 2026
Présenté par
Biron
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URBANIA s’allie à Biron Groupe Santé pour vous aider à favoriser le sommeil de vos petits – et le vôtre aussi, un coup parti.

Votre premier faisait ses nuits à 3 mois, mais votre deuxième vous réveille encore à 2 ans? Vous devriez en parler avec les spécialistes de Biron. En attendant, on l’a fait pour vous!

Entrevue sur le dodo des petits avec une inhalothérapeute experte en sommeil chez Biron.

Comment le sommeil d’un enfant évolue-t-il au fil des années?

De 0 à 3 mois, c’est normal que les enfants dorment un peu n’importe quand : ils n’ont pas de rythme circadien implanté. Les rythmes veille-sommeil se développent progressivement au cours des premiers mois. Vers l’âge de 3 à 6 mois, certains nourrissons commencent à dormir plus régulièrement la nuit.

La période de 2 à 5 ans est différente parce que les enfants font encore des siestes l’après-midi. Chez certains d’entre eux, la sieste n’affectera pas l’endormissement du soir, alors que chez d’autres, elle aura un grand effet. Ces derniers auront du mal à s’endormir le soir ou se réveilleront beaucoup trop tôt le matin.

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Dans ce cas-là, on pourrait voir avec nos professionnels des stratégies de siestes plus adaptées, et des outils pour en jaser avec les éducatrices de l’enfant.

Les rentrées influent aussi sur le sommeil! C’est à cause du stress ou du changement de rythme?

Les deux. Le stress de ne pas connaître son enseignant est très important chez un enfant. Sans compter que son rythme biologique n’est pas nécessairement bien adapté au moment de commencer l’année scolaire.

Recommandez-vous qu’on change l’heure du dodo de nos enfants en prévision de la rentrée?

Oui, environ deux semaines avant. Un rythme circadien peut s’adapter à raison de 15 à 20 minutes par jour. Il ne faut pas le brusquer.

Combien d’heures par nuit un enfant devrait-il dormir?

Pour un enfant de 2 à 5 ans, on recommande de 10 à 13 heures de sommeil par jour, incluant les siestes. Pour un enfant de 6 à 11 ans, on vise de 9 à 12 heures. De 12 à 17 ans, ce sera de 8 à 10 heures.

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C’est comment, le sommeil d’un enfant en poussée de croissance?

Les hormones de croissance sont sécrétées pendant le sommeil profond, qui se produit surtout dans la première moitié de la nuit. Le nombre d’heures de sommeil est important, mais au-delà de ça, il y a la régularité. La sécrétion des hormones en général sera mieux régulée si le sommeil est suffisant, de bonne qualité, et si l’horaire du coucher est régulier la semaine comme la fin de semaine.

Donc, c’est mieux que mon enfant se couche tôt et dorme un petit peu, plutôt qu’il se couche tard et dorme longtemps?

Si un enfant est allé se coucher plus tard que d’habitude, il risque d’avoir beaucoup moins de sommeil profond cette nuit-là. On pourrait être tenté de le laisser dormir plus tard le lendemain matin, croyant bien faire, mais il serait préférable de maintenir l’heure de lever habituelle et de plutôt privilégier une sieste en après-midi pour compenser le manque de sommeil. Cela aura moins d’effets négatifs sur le rythme circadien de l’enfant.

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Pourquoi les tout-petits et les enfants d’âge préscolaire se réveillent-ils souvent la nuit?

Certains enfants développent une forme d’anxiété à s’endormir seul. Ils veulent retrouver les mêmes conditions lors d’un éveil la nuit qu’au moment de s’endormir, et ils ne les ont pas toujours. La maison est silencieuse, ils ne sont pas sûrs si les parents sont là.

Il existe toutefois des méthodes d’entraînement qui aident les enfants à s’endormir seuls le soir. Il n’est pas rare de constater que, lorsqu’un enfant se sent en sécurité et arrive à s’endormir facilement, les éveils la nuit surviennent beaucoup moins. S’ils persistent, il y a peut-être un trouble du sommeil ou un problème de santé sous-jacent qui mérite d’être étudié.

Parlez-moi de ces méthodes d’entraînement.

L’idée, c’est de commencer avec la base, c’est-à-dire d’adopter une bonne hygiène du sommeil grâce à une routine stable, rassurante et agréable avant d’aller au lit.

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Il existe plusieurs méthodes, comme celles qu’on appelle « laissez-passer », « aller-retour » et « camping out », pour ne nommer que celles-là. L’important est de trouver la méthode qui correspond le mieux à votre milieu familial afin de bien la mettre en pratique et d’obtenir des résultats durables.

Recharge est un programme d’aide au sommeil pour les enfants et les ados que nous avons conçu justement pour outiller les parents, car nous savons qu’un sommeil de qualité a des répercussions bien au-delà de la nuit!

Mon enfant se réveille encore. Est-ce normal?

C’est normal de se réveiller la nuit. Quand ça arrive, la majorité des gens se retournent, se rendorment et ne s’en souviennent pas le lendemain matin.

Un réveil chez un enfant, la nuit, est tout à fait normal. Ce qui devrait nous mettre la puce à l’oreille, c’est une difficulté à se rendormir et les appels à l’aide. Si votre enfant se réveille la nuit, il ne faut pas tout de suite intervenir. Il faut attendre un peu et lui laisser une chance de se rendormir.

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Qu’est-ce qu’on fait avec les tout-petits qui luttent de toutes leurs forces pour ne pas faire de sieste?

Ça a l’air niaiseux, mais s’il y a un truc qui fonctionne vraiment bien avec les enfants, c’est de leur demander de se concentrer sur leur respiration. C’est fou, les résultats! Ça aide vraiment les enfants à se calmer, et après, on peut leur demander d’essayer une sieste.

Quand doit-on s’inquiéter des problèmes de sommeil chez notre enfant?

À partir du moment où l’enfant a des symptômes le jour.

Par exemple, si vous avez de la misère à le lever le matin, s’il a des difficultés à l’école, s’il n’arrive pas à se concentrer. Ou encore s’il prend du poids ou s’il a des problèmes de croissance, parce que le sommeil joue sur toutes ces sphères-là. Le sommeil, c’est la fondation d’une vie, avec l’activité physique et l’alimentation.

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Si le sommeil est perturbé ou insuffisant, les deux autres piliers pourraient être affectés. Et c’est souvent bidirectionnel : si un enfant ne bouge pas assez dans une journée ou si son alimentation n’est pas appropriée, par exemple, cela pourrait nuire à la qualité de son sommeil, et on pourrait se retrouver dans un cercle vicieux.

Qu’est-ce qu’on fait dans ce cas-là?

Il faut étudier la situation et faire un dépistage des troubles du sommeil, à l’aide d’un questionnaire, par exemple.

Si un trouble du sommeil se cache, comment peut-on le diagnostiquer?

En fait, ça dépend de ce qu’on cherche à savoir. Il existe un test très complet que nous pouvons mener dans nos laboratoires de sommeil et qui couvre tous les troubles du sommeil. Peu importe le trouble à identifier, le médecin de l’enfant ou un pneumologue en clinique du sommeil pourra diriger l’enfant vers le bon test.

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Ça doit être un problème sérieux, rendu là! Est-ce qu’un test de sommeil peut traumatiser l’enfant?

Non : nos cliniques ont des approches adaptées. Souvent, les parents peuvent soit dormir dans la même chambre, soit dormir dans une chambre à côté. Que ce soit lors d’un test en laboratoire du sommeil ou à domicile, les parents et les enfants sont bien accompagnés par le professionnel responsable du rendez-vous, qui s’assure que l’expérience est agréable. Alors non, ce n’est pas une mauvaise expérience en soi.

L’objectif est de vérifier si un trouble quelconque pourrait être responsable d’une perturbation du sommeil. Il existe plusieurs troubles du sommeil, et on ne peut pas toujours les déceler en regardant son enfant dormir, alors qu’un test mené avec des capteurs (c’est non invasif!) permet d’identifier les troubles – s’il y en a.

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Pour en savoir plus sur le sommeil et les techniques pouvant aider votre enfant à dormir sans avoir recours à la mélatonine, faites un tour sur le site de Biron pour découvrir son programme Recharge.

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